Fraction Casino

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"Club de Casino," représentation de Friedrich Pecht en 1849.

La fraction casino (Casino-Fraktion en allemand) est un groupe parlementaire, dit Fraktion en allemand, libéral modéré du parlement de Francfort qui s'est formé le 25 juin 1848. Comme les autres fractions de l'assemblée nationale, son nom provient du lieu de rencontre de ses différents membres à Francfort-sur-le-Main. La fraction casino est la fraction la plus influente et ayant le plus de membres de l'église Saint-Paul. Ses membres sont pour la plupart nationaux-libéraux.

Casino est une fraction décrite comme libérale modérée[1] ou du centre droit[2].

Elle compte entre 130 et 150 membres, ce qui en fait la plus grande fraction[1],[3]. Le Deutsche Zeitung, un journal libéral fondé à Heidelberg, est très lié à la fraction de par ses collaborateurs et ses articles partisans. Ses membres ont pour la plupart participé avant la révolution de mars à la réunion d'Heppenheim et à l'assemblée d'Heidelberg puis après au pré-parlement avant que le parlement de Francfort ne soit ouvert.

Elle joue ainsi un rôle majeur dans la rédaction de la constitution de Francfort et dans les orientations de l'assemblée nationale en général. Dès le départ, elle n'exclut pas la négociation avec les gouvernement du texte. Elle est favorable à un suffrage censitaire. Elle défend la solution grande-allemande, avant que celle-ci ne se révèle irréaliste, elle se tourne avec alors vers la solution petite-allemande. Elle soutient également un véto absolu du chef de l'exécutif[3].

Elle impose ainsi la monarchie constitutionnelle héréditaire comme système étatique en alliance avec la fraction Westendhall[4].

La fraction casino a à travers les personnes d'Heinrich von Gagern et d'Eduard von Simson[5] la présidence de l'hémicycle jusqu'à la fin de l'assemblée de Francfort. Avec Friedrich Daniel Bassermann elle préside la commission constitutionnelle. Ses autres membres comptent également parmi les hommes politiques les plus en vue de Francfort : Hans Adolf Erdmann von Auerswald, Hermann von Beckerath[6], Georg Beseler[7], Friedrich Christoph Dahlmann[8], Johann Gustav Droysen[7], Georg Gottfried Gervinus, Friedrich von Raumer, August Hergenhahn[6], Felix Fürst Lichnowsky, Karl Mathy, Gustav von Mevissen, Alexander von Soiron, Georg Waitz[7], Ernst Moritz Arndt[9] et Carl Theodor Welcker[6].

Historique des différentes fractions au parlement de Francfort

En septembre 1848, la fraction Landsberg menée par des hommes politiques comme Carl Friedrich Wilhelm Jordan[10], Heinrich von Quintus-Icilius et Maximilian Heinrich Rüder se scinde du reste de la fraction. Ils sont favorable à un parlement plus fort dans le nouvel État-nation.

Le 21 décembre 1848 Welcker, Johann Gustav Heckscher, August Reichensperger et Victor Franz Freiherr von Andrian-Werburg font également scission pour former la Pariser Hof aux tendances plus conservatrices.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Detlef Hoffmann, Ute Wrocklage, Bodo von Dewitz (dir.) et Reinhard Matz (dir.), Silber und Salz: Zur Frühzeit der Photographie im deutschen Sprachraum 1839–1860, Cologne, coll. « Kataloghandbuch zur Jubiläumsausstellung 150 Jahre Photographie »,‎ 1989 (ISBN 3-925835-65-2), « Die daguerreo-typisierten Männer der Paulskirche. Parlamentarierportraits der ersten deutschen Nationalversammlung in Frankfurt 1848/49 », p. 404–437
  • (de) Heinrich Best et Wilhelm Weege (dir.), Biographisches Handbuch der Abgeordneten der Frankfurter Nationalversammlung 1848/49, Düsseldorf, Droste,‎ 1996, p. 401
  • (de) Wolfram Siemann, Die deutsche Revolution von 1848/49, Francfort-sur-le-main, Suhrkamp,‎ 1985 (ISBN 3-518-11266-X), p. 128
  • (de) Heinrich August Winkler, Der lange Weg nach Westen. Deutsche Geschichte 1806–1933, vol. 1 : Deutsche Geschichte vom Ende des Alten Reiches bis zum Untergang der Weimarer Republik, Bonn,‎ 2002 (ISBN 3-406-46001-1)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (de) Manfred Botzenhart, 1848/1849 Europa im Umbruch, Paderborn, Schöningh,‎ 1998 (ISBN 3-506-97003-8)Document utilisé pour la rédaction de l’article

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Martin Kitchen, A History of Modern Germany: 1800 to the Present, Chichester West Sussex, Wiley-Blackwell,‎ 2012 (ISBN 978-0-470-65581-8, lire en ligne)
  2. (en) Frank Eyck, The Frankfurt Parliament 1848–1849, Londres, St. Martin's,‎ 1968 (lire en ligne), p. 223, 296
  3. a et b Botzenhart 1998, p. 192
  4. Siemann 1985, p. 196
  5. Winkler 2002, p. 120
  6. a, b et c Siemann 1985, p. 135
  7. a, b et c Botzenhart 1998, p. 202
  8. Winkler 2002, p. 108
  9. Winkler 2002, p. 118
  10. Botzenhart 1998, p. 200