Frédérique Darragon

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Frédérique Darragon, née le 29 mai 1949 à Paris, est une photographe et spécialiste française de l'Himalaya et des régions rurales de la région autonome du Tibet et du Sichuan en Chine. Elle est l'auteur d'un livre et d'un film documentaire. Elle est fondatrice et présidente de la Fondation Licorne, où les bénéfices du film ont été versées. Elle est cofondatrice de l'Institut du patrimoine de la Licorne de l'université du Sichuan et professeur à l'Institut d'architecture de l'université des nationalités du Sud-ouest à Jiaotong (Chine).

Biographie[modifier | modifier le code]

Frédérique Darragon est née en 1949[1],[2] à Paris, elle est la fille d'un inventeur français[3].

Elle est diplômée en économie internationale. Elle a voyagé et vécu dans différents pays. Elle a pratiqué le polo et le nautisme à la voile, elle a participé à plusieurs courses transatlantiques. Elle est également connue pour les photos qu'elle a faites au cours de ses voyages et recherches et pour ses peintures d'art figuratif[4].

En 1998, elle s'est rendue au Tibet afin d'enquêter sur les léopards des neiges, et, sur les conseils de Michel Peissel, elle a étudié les structures de pierre de près de 60 mètres de haut que l'on rencontre dans le Changthang, le Gyarong, le Minyak et le Kongpo[5].

Elle a fait d'importantes découvertes. Par datation au carbone 14 de bouts de bois de la structure interne des tours, elle a confirmé qu'elles ont été construites il y a 500 à 1800 ans[6],[7]. Le fait que la plupart des tours ont survécu à des centaines de tremblements de terre au fil des ans, est probablement dû à leur conception en forme d'étoile ainsi qu'à leur mode de construction mêlant la maçonnerie avec des planches de bois ou des poutres - une technique anti-sismique propre à cette partie de la Chine et encore employée aujourd'hui dans la région[8]. Combiné au nombre important et à la taille des tours, c'est la preuve qu'une civilisation sophistiquée existait autrefois dans ces régions éloignées.

Darragon estime que ces régions vont devenir une attraction touristique et a fait campagne pour que les tours soient inscrites sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO pour leur protection et leur conservation.

L'enquête sur les tours de l'Himalaya a fait l'objet d'un documentaire pour Discovery Channel en 2003 et a été publié sous forme de livre en 2005, The Secret Towers of the Himalayas.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Mae Gentry, For Ted, there's life after Jane, Chicago Tribune, 6 février 2003
  2. Xu Xin, Les tours de garde : la mission himalayenne de Frédérique Darragon, China pictorial, 2006
  3. (en) Discover Danba – Tibetan gem in western Sichuan
  4. (en)Unicorn Foundation, Who are we
  5. (en) Frédérique Darragon, « The Star-shaped Towers of the Tribal Corridor of Southwest China », Journal of Cambridge Studies, vol. 4, no 2,‎ juin 2009, p. 67-83 (lire en ligne)
  6. (en)« Radiocarbon Dating the Secret Towers of the Himalayas (Datation au carbone 14 des tours secrètes », www.radiocarbon.eu (consulté le 13 March 2013)
  7. (en)Richard Stone, « Unraveling a Riddle in Plain Sight (Vol. 328 no. 5979 pp. 685-687 - DOI: 10.1126/science.328.5979.685 », Sciencemag,‎ 7 May 2010 (consulté le 13 March 2013)
  8. (en)Blam, « Towering Mysteries », sur freerepublic.com,‎ 03 avril 2004 (consulté le 24 avril 2013)

Voir Aussi[modifier | modifier le code]