Frédéric Rimbaud

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Frédéric Rimbaud
Naissance 7 octobre 1814
Dole (France)
Décès 17 novembre 1878 (à 64 ans)
Dijon (France)
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Armée de terre
Grade Capitaine
Années de service 18321864
Conflits Campagne d'Algérie
Expédition du Maroc
Guerre de Crimée
Campagne d'Italie
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur
Médaillé de Crimée
Médaillé de la valeur militaire sarde
Autres fonctions Administrateur, écrivain, journaliste, linguiste, ethnologue
Famille Arthur Rimbaud, fils

Frédéric Rimbaud, né le 7 octobre 1814, à Dole (Jura), et mort le 17 novembre 1878, à Dijon (Côte-d'Or), est un officier d'infanterie français, ayant participé à la conquête de l'Algérie, où il est aussi administrateur, écrivain, journaliste, linguiste et ethnologue, ainsi qu'à la guerre de Crimée et à la campagne d'Italie. Il est en outre le père du poète Arthur Rimbaud.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Origines et jeunesse[modifier | modifier le code]

Frédéric Rimbaud est né le 7 octobre 1814, à Dole (Jura), d'une famille originaire de Bourgogne et de Franche-Comté.
Son père est Didier Rimbaud, né le 19 avril 1789, à Dijon (Côte-d'Or), mort le 18 mai 1852, à Dole (Jura), et sa mère est Catherine Taillandier, née le 19 mai 1786, à Dole (Jura), morte le 30 décembre 1838, dans cette même ville[1].

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Peu après son arrivée à la garnison de Mézières, en 1853, Frédéric Rimbaud, rencontre lors d'une sortie dominicale au square de Charleville, Marie Catherine Félicité Vitalie Cuif, née le 10 mars 1825, à Roche (Ardennes). Cette dernière est issue d'une famille de paysans ardennais aisés mais ne semble pas être pourvue de grands attraits physiques, ce qui n'empêche pas Frédéric de l'épouser quelques mois plus tard, le 8 février 1853, à Charleville (Ardennes)[2]. Le couple s'installe au 12 Rue Napoléon, aujourd'hui Rue Pierre Bérégovoy.
De cette union naissent[1] :

La carrière militaire et l'esprit baroudeur de Frédéric Rimbaud font de lui un mari et un père absent. Ce n'est d'ailleurs que lors de ses brèves permissions qu'il conçoit ses quatre enfants puînés.
À la naissance de sa fille cadette, Isabelle, en 1860, le capitaine, écoutant son goût de l'aventure et las de l'austérité de sa femme, quitte définitivement le foyer conjugal.
Cette décision a de grandes répercussions sur ses enfants, notamment sur Arthur, qui transcrit son sentiment d'abandon dans ses poèmes, et passe sa vie, sur les traces de son père, à essayer de comprendre ce qui a bien pu attirer son aïeul au point de le détourner de sa famille[1],[3].

Mort[modifier | modifier le code]

Frédéric Rimbaud meurt à l'âge de 64 ans, le 17 novembre 1878, à Dijon (Côte-d'Or), où il vivait depuis 1864[1].

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Armée[modifier | modifier le code]

Frédéric Rimbaud entre dans l'infanterie, comme simple recrue, en 1832. Il est alors âgé de 18 ans.
Doté d'une bonne instruction et d'une intelligence certaine, il est presque aussitôt promu Sergent-Major.
En 1841, il obtient le grade de lieutenant et est envoyé à Oran, en Algérie, où il participe à la conquête du pays, ainsi qu'à l'expédition du Maroc, en 1844, contre les troupes d'Abd el-Kader, soutenant les algériens dans leur lutte contre la domination française[2].
En 1850, Frédéric Rimbaud est rapatrié, promu capitaine en 1852, et affecté à la garnison de Mézières, dans les Ardennes[1].
En 1854, il reçoit, pour les postes occupés en Algérie, la distinction de Chevalier de la Légion d'honneur[2].
Jusqu'en 1856, il participe épisodiquement à la guerre de Crimée, opposant le Royaume-Uni et la France à la Russie, et pour laquelle il reçoit la médaille de Crimée[2].
De retour de Crimée, le capitaine est affecté à Grenoble. En 1859, il participe à la campagne d'Italie, guerre d'indépendance opposant la France et le royaume de Piémont-Sardaigne à l'empire d'Autriche, pour laquelle il reçoit la médaille de la valeur militaire sarde[2].
En 1864, Frédéric Rimbaud quitte l'armée pour se retirer près des racines paternelle, à Dijon, en Côte-d'Or[1].

Administration coloniale[modifier | modifier le code]

Outre ses devoirs militaires, Frédéric Rimbaud occupe plusieurs postes de confiance au Bureau politique algérien.
En 1847, il est nommé, chef du Bureau arabe de Sebdou[4]. Son travail consiste à envoyer régulièrement des rapports sur la situation politique (notamment à surveiller les mouvements d'Abd el-Kader), les nouvelles et les rumeurs circulant dans le district, mais aussi à légiférer, maintenir l'ordre et collecter les impôts du district[2].

Vie intellectuelle[modifier | modifier le code]

En parallèle de son travail en Algérie, Frédéric Rimbaud commet quelques écrits, aujourd'hui disparus, tels que Correspondance militaire, Éloquence militaire, comparant les orateurs anciens aux contemporains, ou Livre de Guerre, évoquant ses campagnes; ainsi que des articles pour le journal L'Echo d'Oran.
Enfin, arabophile, il réalise aussi une traduction du Coran, ainsi qu'une grammaire.
Dans les années 1870-1875, tandis qu'il est en retraite, Frédéric Rimbaud publie des articles patriotiques dans Le Progrès de la Côte d'Or et dans La Côte-d'Or[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pirlot Gérard, Poésie et cancer chez Arthur Rimbaud, EDK Éditions, Paris, 2007, 196 p.
  • Bodenham Charles Henry L., Rimbaud et son père: les clés d'énigme, Les Belles Lettres, Histoire, Paris, 1992, 212 p.
  • Kacimi Mohammed, Frédéric Rimbaud chef de bureau arabe, "Europe", juin-juillet 1991, 746-747, p. 83.
  • Starkie Enid, Arthur Rimbaud, New Direction Publishing Corporation, New-York, 1968, 496 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Pirlot Gérard, Poésie et cancer chez Arthur Rimbaud, EDK Éditions, Paris, 2007, 196 p.
  2. a, b, c, d, e et f Starkie Enid, Arthur Rimbaud, New Direction Publishing Corporation, New-York, 1968, 496 p.
  3. Bodenham Charles Henry L., Rimbaud et son père: les clés d'énigme, Les Belles Lettres, Histoire, Paris, 1992, 212 p.
  4. Kacimi Mohammed, Frédéric Rimbaud chef de bureau arabe, "Europe", juin-juillet 1991, 746-747, p. 83.