Frédéric Maurice de La Tour d'Auvergne-Bouillon

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Portrait de Frédéric-Maurice de La Tour d’Auvergne par Robert Nanteuil

Frédéric Maurice de La Tour-d'Auvergne (Sedan, 1605 - Pontoise, 7 novembre 1652), était le fils de Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne, duc de Bouillon et de Élisabeth de Nassau. Son frère était le fameux Turenne, maréchal de France. Il fut duc de Bouillon, prince de Sedan et général de l'armée royale française. Le 25 mars 1623 il devint second duc de Bouillon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le pasteur Pierre Dumoulin l'éleva dans un calvinisme strict.

En 1621, il partit aux Pays-Bas pour s'instruire dans l'art de la guerre sous les ordres de ses oncles, Maurice de Nassau et Frédéric-Henri d'Orange-Nassau. Il participa avec les Hollandais et son oncle, Frédéric-Henri d'Orange-Nassau, au siège de Bois-le-Duc en 1629, et reçut en récompense le gouvernement de Maestricht. Il adjura le calvinisme en fin d'année 1633, au profit de la religion catholique. Et il épousa le 1er février 1634, par amour et contre la volonté de sa famille, une cousine, fervente catholique, Éléonore de Bergh, petite fille de Marie de Nassau (1539-1599).

Le 12 octobre 1635, il prit du service dans l'armée française comme maréchal de camp, commandant la cavalerie de l'armée de Flandres. Il prit alors une grande part aux guerres civiles, et livra, avec le comte de Soissons, la bataille de la Marfée contre les troupes de Richelieu (1641). Il fut compromis dans la conspiration de Cinq-Mars (1642).

Il fut arrêté à l'armée d'Italie qu'il commandait et fut emprisonné à Pierre-Encise, près de Lyon. Sa femme menace de livrer la principauté et surtout la forteresse de Sedan aux Espagnols ; le prince obtient ainsi des conditions plus avantageuses que prévu après sa double conspiration contre Richelieu et Louis XIII. Par traité signé le 15 septembre 1642, il céda à la France sa principauté de Sedan et Raucourt. Quand il fut relâché en 1644, il se rendit à Rome où le pape lui confia le commandement de son armée. Il fut longtemps l'âme de la Fronde. Il a laissé des Mémoires, Paris chez Pierre Trabouillet 1692 et Amsterdam, Jean Frederic Bernard 1731.

Il mourut à Pontoise en 1652 et est enterré à Évreux.

Sa descendance[modifier | modifier le code]

Il perdit la succession de son oncle de Nassau quand il épousa sa cousine, Éléonore.

Ils eurent dix enfants :

Sources[modifier | modifier le code]

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  • Alain Sartelet, La Principauté de Sedan, Éditions Terres Ardennaises,‎ 1991, 180 p. (ISBN 2-905339-17-9), p. 13.
  • Jean Bérenger, Turenne, Éditions Fayard,‎ 1987, 626 p..
  • Pierre Congar, Jean Lecaillon et Jacques Rousseau, Sedan et le pays sedanais, vingt siècles d’histoire, Éditions F.E.R.N.,‎ 1969, 577 p..
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