Frédéric Ier de Suède

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Frédéric Ier
(sv) Fredrik I
Le roi Frédéric Ier
Le roi Frédéric Ier
Titre
Prince consort de Suède
5 décembre 171829 février 1720
&&&&&&&&&&&&04511 an, 2 mois et 24 jours
Prédécesseur Ulrique-Éléonore de Danemark
Successeur Ulrique-Éléonore de Suède
Roi de Suède
24 mars 172025 mars 1751
&&&&&&&&&&01132331 ans, 0 mois et 1 jour
Couronnement 3 mai 1720 à Stockholm
Prédécesseur Ulrique Éléonore de Suède
Successeur Adolphe Frédéric de Suède
Landgrave de Hesse-Cassel
23 mars 173025 mars 1751
&&&&&&&&&&&0767221 ans, 0 mois et 2 jours
Prédécesseur Charles Ier de Hesse-Cassel
Successeur Guillaume VIII de Hesse-Cassel
Biographie
Dynastie Maison de Hesse
Nom de naissance Friedrich von Hessen-Kassel
Date de naissance 23 avril 1676
Lieu de naissance Cassel (Hesse-Cassel)
Date de décès 25 mars 1751 (à 74 ans)
Lieu de décès Stockholm
Sépulture Église de Riddarholmen
Père Charles Ier de Hesse-Cassel
Mère Amélie de Courlande
Conjoint Louise Dorothée de Prusse
Ulrique Éléonore de Suède
Enfant(s) Aucun
Héritier Adolphe-Frédéric de Holstein-Gottorp
Religion Calvinisme
luthéranisme
Résidence Palais royal de Stockholm

Frédéric Ier de Suède
Monarques de Suède

Frédéric Ier fut roi de Suède et prince de Finlande de 1720 à 1751. Landgrave de Hesse-Cassel de 1730 à 1751. Il naît à Cassel le 23 avril 1676 et meurt à Stockholm le 25 mars 1751.

Général de Cavalerie.

Famille[modifier | modifier le code]

Fils de Charles Ier de Hesse-Cassel et d'Amélie de Courlande, il est également le frère de la princesse douairière d'orange Marie Louise de Hesse-Cassel qui fut régente des Provinces-Unies.

En 1700, il épousa sa cousine Louise de Prusse (1680-1705), fille du futur roi "en" Prusse Frédéric III , électeur de Brandebourg et d'Elisabeth de Hesse-Cassel (1661-1683), union qui demeura sans postérité.

Veuf, il épousa en 1715 Ulrique Éléonore de Suède (1688-1741), sœur et héritière du roi Charles XII, qui ne lui donna pas non plus de descendance.

Ordres[modifier | modifier le code]

Le 23 février 1748, le roi Frédéric Ier crée l'Ordre Royal de Chevalerie la plus haute de Suède l' Ordre du Séraphin.

A la même date il crée aussi l'Ordre royal de l'Étoile polaire ainsi que l'Ordre de l'Épée.

Biographie[modifier | modifier le code]

Frédéric Ier de Suède appartient à la première branche de la Maison de Hesse, elle-même issue de la première branche de la Maison de Brabant. Cette lignée de Hesse-Cassel est la plus ancienne des branches de la Maison de Hesse. Ses descendants actuels ont pour ancêtres les Électeurs de Hesse et Hesse-Philippstal.

En octobre 1702, dans le cadre de la guerre de succession d'Espagne, il participe à la prise de le citadelle de Liège à la tête de grenadiers[1].

Charles XII, roi de Suède de 1697 à 1718, meurt célibataire et sans enfant. La Suède sort affaiblie de longues années de guerre. Elle avait dû céder ses possessions outre Baltique et perd ainsi son hégémonie. Le Conseil et le Riksdag désireux de mettre un terme à cette politique d’expansion ruineuse pour le pays, décident d'abolir le pouvoir abusif de la monarchie absolue en Suède. Ils profitèrent que le roi Charles XII n'ait pas d'héritier pour s'imposer. Instantanément s'engage une lutte pour la couronne de Suède entre le parti hessois et le parti holsteinois. En effet la sœur aînée de Charles XII, décédée, avait laissée un fils le duc Charles-Frédéric de Holstein-Gottorp. Mais Ulrique Éléonore de Suède, sœur cadette de Charles XII, est reconnue par l'armée suédoise comme reine de Suède mais à condition qu'elle renonce à l'absolutisme et qu'elle gouverne avec le Riksdag, ce qu'elle accepte. On lui impose les Constitutions de 1719 et 1720 rendant ainsi souverain le Riksdag, qui se réunit tous les trois ans. Le Riksdag à pour fonctions de contrôler l'action du Conseil et d'adopter les lois et consentir aux impôts nécessaires.

Elle devient ainsi reine de Suède au dépend du duc Charles-Frédérick de Holstein, son neveu. Elle fut élue reine le 21 février 1719 et couronnée le moi suivant. Mais son règne fut de courte durée. En effet, très tôt elle cède son trône en 1720, au profit de son époux Frédéric de Hesse qui devient Frédéric I de Hesse, roi de Suède. Cette abdication obligea le Riksdag à réviser la Constitution en 1720. Cette révision accrut les pouvoirs des états: le Conseil perd ainsi la compétence de conclure la paix, armistice ou alliance. Aucun privilège n'est plus concédé par le roi. Les pouvoirs du roi pour les nominations aux fonctions administratives sont fortement limités. Selon les termes de la nouvelle constitution, le pouvoir réel revient désormais au Riksdag. Frédéric I ne fut élu et couronné roi que le 14 mai 1720, après avoir solennellement adopté cette Constitution qui réduit le pouvoir du monarque. C'est ainsi que commence en Suède "l'ère de la liberté" ou "Frihetstiden".

Frédéric dut se confronter à de nombreux prétendants au trône, et cette période fut en réalité dominée par le chancelier Avid Horn. Ce dernier fut élu par le Riksdag pour présider la chancellerie. Sa fonction ressemble de plus en plus à celle de Premier ministre. Jusqu'en 1738, c'est lui qui apparaît comme le vrai gouverneur du pays. Ses relations se détériorent avec Frédéric I qui est plus préoccupé par ses intérêts dynastiques en Hesse.

Le nouveau gouvernement réussit à mettre fin à la guerre du Nord, mais à un prix très élevé. Frédéric conclut la paix avec le Danemark, auquel il cède le duché de Schleswig; avec la Prusse qui reçut une partie de la Poméranie, le Hanovre eut Brême et Verden. Par le traité de Nystad (1721), la Suède cédait la Livonie, l'Estonie, l'Ingrie et la Carélie orientale à la Russie, qui devenait ainsi la principale puissance de la région.

Frédéric I s'efforça par la suite, grâce à une administration conservatrice et par l'encadrement de l'agriculture et du commerce à réparer les maux causés par les guerres de Charles XII.

En 1738, il fait interdire les loges maçonniques. [réf. souhaitée]

De 1718 à 1772 le pays fut dominé par des factions qui s'organisèrent peu à peu en partis dirigés par l'aristocratie suédoise: "Les Bonnets inféodés" à la Grande-Bretagne, "les Chapeaux" à la France. Ceux-ci, soudoyés par Versailles, entraînent la Suède dans les guerres malheureuses de 1741 à 1743 contre la Russie et de 1757 à 1761 contre la Prusse.

Frédéric engage ainsi la malheureuse guerre de Russie en 1741. À la fin de cette guerre il doit signer le traité d'Albo en 1743.

En 1743, sous la pression russe, il choisit pour héritier Adolphe-Frédéric de Hosltein-Gottorp qui lui succéda.

Lieu d’inhumation[modifier | modifier le code]

Le roi Frédéric Ier fut inhumé dans la crypte située sous la chapelle Gustave-Adolphe de l’église de Riddarholmen de Stockholm.

Titres et honneurs[modifier | modifier le code]

Titulature[modifier | modifier le code]

  • 5 décembre 1718 — 29 février 1720 : Son Altesse royale Frédéric prince consort de Suède.
  • 24 mars 1720 — 23 mars 1730 : Sa Majesté Le roi Frédéric Ier de Suède.
  • 23 mars 1730 — 25 mars 1751 : Sa Majesté Le roi Frédéric Ier de Suède, Landgrave de Hesse-Cassel.

Armes[modifier | modifier le code]

Le roi Frédéric Ier était le Grand-maître et fondateur de l’ordre du Séraphin et ses armoiries sont exposées dans l’église de Riddarholmen :

Blason Blasonnement :
Écartelé : à la croix pattée d'or, qui est la Croix de Saint-Eric, cantonnée en 1 et 4, d'azur à trois couronnes d'or posées 2 et 1 qui est de Suède moderne, en 2 et 3, d'azur, à trois barres ondées d'argent, au lion couronné d'or armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout, qui est de Suède ancien, sur-le-tout parti d'un, coupé de deux, soit six quartiers : en 1, d'argent à la croix patriarcale de gueules qui est de Hersfeld, en 2 d'or, au chef de sable, chargé d'une étoile à six rais d'argent (comté de Ziegenhain (de)), en 3 d'or au lion de gueules armé, lampassé et couronné d'azur, qui est de Katzenelnbogen ; 4 de gueules aux deux léopards d'or, qui est de Dietz, en 5 coupé de sable, à deux étoiles à six rais d'argent et d'or plain, qui est de Nidda, en 6 de gueules, à la feuille d'ortie d'argent, qui est de Schaumbourg, sur-le-tout-du-tout, d'azur, au lion burelé d'argent et de gueules, armé, lampassé et couronné d'or, qui est de Hesse-Cassel le tout surmonté d'une couronne royale[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Histoire de Jean Churchill, duc de Marlborough », 1808, p. 166.
  2. Kungliga Serafimerorden 1748-1998 Per Nordenvall

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Churchill de Marlborough, Histoire de Jean Churchill, duc de Marlborough, vol. 1, Jean Imprimerie Impériale (Paris),‎ 1808, 409 p. (lire en ligne).
  • Suède, Bibliothèque du voyageur, édition Gallimard, 1991, p. 42, 43.
  • Encyclopedia Universalis, France, S.A., 2002.
  • Michel Moune, Dictionnaire encyclopédique d'Histoire, Larousse-Bordas, 1996, Paris, nouvelle édition. p. 2298
  • Jean-Pierre Mousson-Lestang, Histoire de la Suède, collection dirigée par Serge Berstein et Pierre Milza, Hatier, 1995. p.86, 88, 89, 93, 94, 97, 105.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]