Frédéric Antonetti

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Frédéric Antonetti
Entrainement SRFC St-Malo 2013 (83bis).jpg
Frédéric Antonetti en mai 2013.
Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance 19 août 1961 (53 ans)
Lieu Venzolasca (Haute-Corse)
Poste Milieu de terrain puis entraîneur
Parcours junior
Saisons Club
1972-1973 Drapeau : France AS Vescovato
1973-1979 Drapeau : France SEC Bastia
1979-1982 Drapeau : France INF Vichy
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1982-1983 Drapeau : France SEC Bastia 02 (0)
1983-1985 Drapeau : France AS Béziers 65 (6)
1985-1987 Drapeau : France CO Le Puy 55 (0)
1987-1990 Drapeau : France SC Bastia 56 (6)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1990-1994 Drapeau : France SC Bastia (jeunes)
1994-1998 Drapeau : France SC Bastia
1998-1999 Drapeau du Japon Gamba Osaka
1999-2001 Drapeau : France SC Bastia
2001-2004 Drapeau : France AS Saint-Étienne
2005-2009 Drapeau : France OGC Nice
2009-2013 Drapeau : France Stade rennais
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
Dernière mise à jour : 26 avril 2013

Frédéric Antonetti, né le 19 août 1961 à Venzolasca (Haute-Corse) , est un footballeur français devenu entraîneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Footballeur professionnel (1982-1990)[modifier | modifier le code]

Début en Corse puis à l’INF Vichy (1972-1983)[modifier | modifier le code]

Passionné de football il prend sa première licence à l’AS Vescovato à l’âge de onze ans avant de rejoindre un an après le SEC Bastia où il gravie les échelons jusqu’à l’équipe réserve avec laquelle il évolue en D3 à partir de la saison 1977-1978.

Après la saison 78/79 Frédéric décidera de quitter sa Corse natale afin de rallier le centre de formation de l’INF Vichy. Pendant les trois années qu’il fréquentera ce lieu de formation il aura entre autres pour partenaires de classe des futurs grands joueurs de D1 tels que Pascal Olmeta, Alain Casanova et Jean-Pierre Papin.

Lorsque sa formation sera terminée Antonetti retournera sur l’Ile de Beauté afin de réintégrer le SC Bastia mais sa saison 1982-83 est maigre avec seulement deux matchs de D1 joués à cause d'une trop forte concurrence[1].

Départ pour Béziers (1983-1985)[modifier | modifier le code]

Voyant qu’il aura du mal à se faire une place dans son club de cœur, Frédéric décide de descendre à l’échelon inférieur pour pouvoir percer dans une petite équipe de son niveau. Et il rejoint Béziers et en même temps que le nouvel entraîneur Jean-Pierre Destrumelle. Et là l’ancien bastiais deviendra un titulaire indiscutable en disputant 35 rencontres mais sans avoir de poste défini entre la défense et le milieu de terrain Antonetti passe deux saisons dans l’Hérault luttant deux fois pour le maintien[1].

Le Puy (1985-1987)[modifier | modifier le code]

Après deux ans dans l’Hérault l’ancien bastiais ralliera l’Auvergne afin de s’engager avec Le Puy qui était également en seconde division. Et là avec un effectif plus que correct Antonetti et son nouveau club réalisent une formidable saison 1985-86 qui les verra terminer à une surprenante 7e position loupant de cinq points le podium afin de pouvoir disputer les barrages pour l’accession en D1. L’exercice 1986-87 ne sera pas de la même trempe, Frédéric et Le Puy luttent pour éviter le bas du classement[1].

Retour à Bastia (1987-1990)[modifier | modifier le code]

Pendant l’été 1987 Frédéric réalise son rêve de revenir à Bastia afin de devenir titulaire dans son équipe de toujours. Le coach Roland Gransart installe Antonetti comme sentinelle devant la défense et il s’en tire très bien, au point de marquer 4 buts en 31 matchs. Avec l’arrivée d’Olivier Pantaloni pour la saison 1988-89, Frédéric Antonetti perd sa place de titulaire et ne dispute que 22 rencontres pour 2 buts. Pour l'exercice 1989-90, le coach écarte Antonetti du groupe professionnel et qui évolue toute l’année avec la réserve bastiaise. Mais son cœur n’y est plus, à la fin de la saison il prend la décision de raccrocher à presque 29 ans malgré les sollicitation de plusieurs clubs de D2[1].

Entraîneur[modifier | modifier le code]

Formateur puis entraîneur à Bastia (1990-1994)[modifier | modifier le code]

À la fin de sa carrière, en 1990, Frédéric Antonetti intègre le centre de formation de l'équipe bastiaise, en D2 depuis 4 ans et échouant régulièrement en matches de barrage pour la montée. Beaucoup de jeunes joueurs renforceront l'équipe première, notamment après la catastrophe de Furiani (5 mai 1992) où l'équipe, sans stade et désargenté, doit s'appuyer sur la formation pour avancer : Morlaye et Ousmane Soumah, Mosali, Poggi, Maroselli, Casanova, Anziani, Rool et consorts sortiront l'équipe du piège prévisible, placé en 4e position de son groupe de D2 lui permettant d'accéder en 1993 à la nouvelle Super D2, à poule unique. Pendant ce temps-là, le GFCO Ajaccio, dans le même groupe que le SC Bastia, finira en 11e position et devra redescendre en National. La saison suivante, sous la direction de Léonce Lavagne, le club arrache la 3e place après une victoire face à l'AS Nancy, permettant au SCB de réintégrer la D1, alors abandonnée depuis 9 ans. Directeur du centre de formation, Antonetti voit son travail reconnu au plus haut niveau.

Le travail de Frédéric Antonetti ne prend toutefois sa reconnaissance qu'en 1994-1995 : la première saison de D1 du club voit Léonce Lavagne débarqué en novembre, après une défaite à domicile contre le stade rennais. Le Sporting proche de la relégation, c'est Frédéric Antonetti qui prend le relais pour une aventure longue d'une demi-douzaine d'années. Cette première saison, Antonetti emmène le club en finale de la nouvelle formule de la Coupe de la Ligue, ressuscitée par la Ligue nationale de football : une défaite injuste 1-2 face au PSG (avec un but valable de Anto Drobnjak refusé). Deux fois maintenu à la 15e place, c'est sous ses ordres que le club retrouve ses heures de gloire : avec son nez creux et son association avec Villanova au recrutement, le club arrive à la 7e place du championnat en 1996-97 et accède à la Coupe Intertoto, qu'il remportera durant une finale aller-retour épique contre l'équipe suédoise d'Halmstads BK (1-0 en Suède, 1-1 a.p à Furiani sur un but d'Ousman Soumah qui lui coûtera des fractures aux cervicales). Après s'être qualifié contre le Benfica Lisbonne (0-0, 1-0, but de Pierre-Yves André), c'est devant le Steaua Bucarest que le SCB s'arrête, au bénéfice roumain des buts inscrits à l'extérieur (0-1, 3-2). Cette saison fut la plus aboutie de Frédéric Antonetti à Bastia, qu'il amène à la 9e place et qualifie à nouveau pour la Coupe Intertoto, dont il se fera sortir sans gloire au second tour par les Yougoslaves du Vojvodina Novi Sad (2-0, 0-4).

Une expérience au Japon (1998-1999)[modifier | modifier le code]

De juillet 1998 jusqu'à juillet 1999, il entraine le club du Gamba Osaka, évoluant en J-League. Il y vient en compagnie d'Anto Drobnjak et en ramène Nebojša Krupniković et David Mazzoncini à Bastia. Soucieux d'une nouvelle expérience, il y coachera Patrick M'Boma, attaquant international des Lions Indomptables du Cameroun, et retiendra de cette saison en Asie un souvenir inoubliable malgré l'absence de titre.

Retour en Corse (1999-2001)[modifier | modifier le code]

Après une saison 1998-1999 chaotique, où se succèdent Henryk Kasperczak, Laurent Fournier et José Pasqualetti sur le banc d'un Sporting en pleine déliquescence, Frédéric Antonetti revient à Bastia, après son expérience japonaise. Dès lors, le maintien sera toujours obtenu avec quelques journées d'avances, offrant de plus quelques matches références et l'intégration de jeunes joueurs actuellement titulaires en D1, formés au club ou non (Pascal Berenguer, Nicolas Penneteau, François Modesto, Franck Jurietti, David Ducourtioux) :

  • Victoire en prolongations à Lyon, en Coupe de la Ligue 2000, grâce à un but de Frédéric Née et un penalty stoppé à la 123e minute par Eric Durand, lors d'une saison où le Sporting n'a remporté aucun match à l'extérieur depuis 16 mois.
  • Défaite 1-2 contre le Paris-Saint-Germain qui ferme la porte à une participation européenne à deux journées de la fin, alors que le Sporting Club de Bastia était 5e et invaincu à domicile.

Ces match démontrent les qualités premières d'Antonetti : sous les airs de meneur d'hommes, qui ne mâche pas ses mots et n'hésite pas à littéralement engueuler ses propres joueurs (on se souviendra de Yann Lachuer totalement secoué par un Antonetti fou de rage en 1999-2000), il leur demande un esprit combattant et un comportement guerrier dans lequel les qualités techniques permettent des contres rapides. Tactiquement, il a progressivement glissé du 4-3-3 au 5-3-2 avec deux ailiers de débordement et trois milieux défensifs-relayeurs pour jouer rapidement sur les phases de jeu non arrêtées.

En janvier 2000, face au relégable strasbourgeois, les bastiais sont menés au score et réduits à 10 après 20 minutes de jeu, suite à l'expulsion injustifiée de Pierre-Yves André par l'arbitre, M.Viléo. Peu après ces faits de match, Antonetti, déjà sévèrement buriné par ce début de match, se voit réprimandé par l'arbitre-assistant. La réaction de l'entraîneur bastiais ne se fait pas attendre : il se lève de son banc et tente de calmer l'impétrant en lui disant sa façon de penser. Il bouscule légèrement l'arbitre-assistant, qui appelle M. Viléo à se prononcer. La sanction est immédiate : Frédéric Antonetti est renvoyé aux vestiaires, laissant le soin à son assistant Jean-Marie de Zerbi de gérer la rencontre en communiquant avec lui par talkie-walkie depuis les loges. Les joueurs, eux, se révoltent sur le terrain, avec un Pierre Laurent transformé, qui permet à Bastia de s'imposer 3-1 sur les Alsaciens. Mais la Ligue Nationale de Football ne l'entend pas de cette oreille et suspend l'entraîneur bastiais pour l'exemple : 6 mois d'interdiction de touche. Malgré une peine commuée en avril à 3 mois de suspension, l'équipe se délite, malgré une victoire prestigieuse à Rennes (1-2) sur un lob fabuleux de Frédéric Née qui fixe Bernard Lama, et se contente de la Coupe Intertoto après un festival contre le Téfécé (5-1) après avoir lutté pour une qualification en Coupe de l'UEFA toute la saison.

Mais au-delà de la sanction disciplinaire, c'est le manque d'ambitions de François Nicolaï qui pousse Antonetti à quitter Bastia. Toutefois, c'est le devoir accompli que Frédéric Antonetti quitte le SCB, sans se douter qu'il reprendrait le collier plus vite qu'il ne le pensait.

Deux ans et demi à Saint-Étienne (2001-2004)[modifier | modifier le code]

Après le limogeage d'Alain Michel en 2001, rien ne va plus à l'AS Saint-Étienne, le club est tout proche du championnat national (relégable) et personne, au vu de la situation financière et sportive défaillante du club, n'ose prendre le risque de se lancer dans cet échec collectif. C'est à ce moment-là que la direction décide de faire appel à Frédéric Antonetti. C'est alors que commence la mue du club. Arrivé avec Christian Villanova qui va réussir à effectuer un recrutement convaincant à coup de prêts (car les recrutements avaient été interdits par la DNCG) et grâce à ces coups de gueules notoires, la situation va peu à peu évoluer. Sauvé de justesse du national en 2001-2002, le club ne va cependant pas retrouver tout de suite des cieux plus avenants. En effet, malgré l'électrochoc, la saison suivante n'est pas exemplaire avec en point culminant une défaite 3-0 au stade Geoffroy-Guichard face au Football Club de Gueugnon en janvier 2003. Mais, alors que l'horizon semble de nouveau s'obscurcir, Frédéric Antonetti augmente encore son étreinte autour de ces protégés et augmente sa confiance aux jeunes (avec Herita Ilunga Julien Sablé et Jérémie Janot notamment) pour qu'ils ne se laissent pas aller au fatalisme. La mayonnaise prend alors pour de bon et l'énergie insufflée par Antonetti à des effets inespérés car les Verts sont champions de L2 dès l'année suivante : la saison 2003-2004 en accrochant notamment une demi-finale de Coupe de la Ligue (20° : (L2) ASSE 2-0 FC Sochaux (L1), 120° : ASSE 2-3 FC Sochaux). C'est alors que des bruits jusqu'alors étouffés apparaissent au grand jour et montrent l'étendue des différences de point de vue entre les actionnaires (Bernard Caïazzo en tête) et la direction en place avec en point de mire Thomas Schmider (président de l'époque), Christian Villanova et... Frédéric Antonetti. Le divorce est rude et le club juste promu grâce au courage d'un homme se retrouve de nouveau orphelin (on recense notamment plus de 500 manifestants devant le stade lors des jours suivants la décision de départ de l'ex-direction sportive). C'est le début de l'ère Caïazzo-Baup. Malgré son départ du club, Frédéric Antonetti vivra à Saint-Étienne jusqu'à fin 2005, date de son départ pour l'OGC Nice.

Sur la côte d'Azur (2005-2009)[modifier | modifier le code]

Avec Nice, sa première saison est une réussite puisqu'il permet au club d'une part, d'obtenir son meilleur classement en Ligue 1 depuis plus de 20 ans (8e), d'autre part, d'accéder à la finale de la Coupe de la Ligue (défaite 2-1 contre Nancy). La saison 2006/2007 est moins bonne, le club se sauvant de justesse de la relégation. La saison suivante, le championnat se déroule parfaitement pour Frédéric Antonetti et l'OGC Nice. Les nouvelles recrues s'adaptent très bien au club, notamment David Hellebuyck (recruté pour moins d'un million) et Vincent Hognon (recruté gratuitement). On peut cependant regretter les départs de Marama Vahirua (pour à peine plus d'un million) et surtout de David Bellion vendu seulement 2 millions à Bordeaux et qui explose sous son nouveau maillot. Mais le club se classe très vite dans les 5 premiers tout le long du championnat. La fin de saison est très serrée et Frédéric Antonetti rate de peu une qualification pour la Coupe Intertoto. La dernière saison est plus compliquée avec notamment une élimination en demi finale de la coupe de la ligue contre les semis amateurs de Vannes

Un Corse chez les Bretons (2009-2013)[modifier | modifier le code]

Le 2 juin 2009, Frédéric Antonetti s'engage pour deux ans avec le Stade rennais, succédant ainsi à Guy Lacombe. Lors de sa première saison, Rennes termine à la 9e place au classement de Ligue 1. Lors de la saison 2010-2011, le Stade rennais passe la grande majorité de la saison sur le podium de Ligue 1, mais termine finalement sixième[2] et se qualifie pour la Ligue Europa grâce au report des places européennes des premières équipes déjà qualifiées pour la ligue des champions et vainqueurs des coupes nationales. Le 12 avril 2011, il prolonge son contrat de deux saisons[3]. Pour la saison 2011-2012 il mise sur la continuité. Le Stade rennais termine également sixième, et échoue en demi-finale de la Coupe de France, au stade Michel-d'Ornano de Caen, face aux amateurs de l'US Quevilly, pensionnaires du championnat de France de National.

En 2012-2013, enfin, il dispute une troisième finale de Coupe de la Ligue avec un troisième club différent, la première de l'histoire du Stade rennais. Le 20 avril 2013, Antonetti et le Stade rennais perdent cette finale, face à l'AS Saint-Étienne.

Le 23 avril 2013, l'entraîneur corse annonce qu'il renonce à prolonger son contrat, celui-ci arrivant à échéance en juin 2013[4]. Il est remplacé par Philippe Montanier, 4e de Liga avec la Real Sociedad l'année précédente.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

De novembre 2008 à juin 2009 (arrêt de la publication), il est chroniqueur pour le quotidien Aujourd'hui sport.

Il devient par la suite consultant sportif pour l'émission J+1 sur Canal+ présentée par Stéphane Guy[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Fiche de Frédéric Antonetti, sur afterfoot.fr
  2. Classement de Ligue 2010-11
  3. Frédéric Antonetti prolonge son contrat www.staderennais.com 12 avril 2011
  4. « Antonetti partira en fin de saison », sur lequipe.fr,‎ 23 avril 2013 (consulté le 24 avril 2013)
  5. Antonetti s'éclate sur Canal +, www.metronews.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]

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