Fourvière

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Fourvière
Vue de la colline de Fourvière.
Vue de la colline de Fourvière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Ville Lyon
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 45″ N 4° 49′ 18″ E / 45.762553, 4.821733 ()45° 45′ 45″ Nord 4° 49′ 18″ Est / 45.762553, 4.821733 ()  
Localisation

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Fourvière

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Fourvière

Fourvière est la colline qui domine le centre de Lyon à l'ouest, et le quartier central de cette colline. Surnommée la "montagne mystique" par Jules Michelet[1], elle est le plus ancien lieu d'occupation de Lyon, comme lieu de fondation de la ville romaine de Lugdunum.

Situation[modifier | modifier le code]

Vue sur le centre de Lyon depuis Fourvière.

Du nord au sud de Lyon, la Saône puis le Rhône longent les derniers contreforts du Massif central. Ce qu'on appelle la colline de Fourvière est en réalité un alignement qui domine la Saône depuis Vaise jusqu'au confluent, avec un dénivelé atteignant jusqu'à 120 mètres, son altitude absolue étant de 318 mètres au point culminant, le fort de Sainte-Foy (mais 287 mètres sur le parvis de la basilique)[2]. Elle comporte, du nord au sud, les quartiers de Saint-Irénée, Loyasse, Fourvière, Saint-Just[3], et se poursuit plus au sud sur la commune de Sainte-Foy-lès-Lyon.

La Saône la contourne à son pied, enserrant en son centre le quartier médiéval et Renaissance du Vieux Lyon.

Du sommet de la colline se dégage la vue sur les jardins du Rosaire, le Vieux Lyon ; au-delà de la Saône, la Presqu'île; au-delà du Rhône tous les quartiers est de la ville dont les Brotteaux, la Part-Dieu, la Guillotière, Gerland et Monplaisir notamment. Au-delà du périphérique lyonnais, on aperçoit sa banlieue, les plaines du Dauphiné laissent la vue aller jusqu'au Bugey, à la Chartreuse, et aux Grandes Alpes[4].

Cette position géographique a son revers : l'accès à Fourvière depuis le Vieux-Lyon se fait par des voies très raides et peu nombreuses (montée Saint-Barthélémy, montée du Chemin-Neuf, montée de Choulans, montée des Épies). La plus ancienne est la montée du Gourguillon. On accède aussi à la colline par des escaliers qui offrent des vues sur la ville (montée des Chazeaux avec une vue sur le quartier de Saint-Jean et sa cathédrale Saint-Jean, montée du Garillan, montée du Change).

Ce site est desservi par les stations de funiculaire Fourvière, Minimes et Saint-Just.

Historique[modifier | modifier le code]

Maquette de la cité gallo-romaine de Lugdunum : la colline de Fourvière était le cœur de la capitale des Gaules
La Vierge dorée de Fourvière

Les Romains fondent Lugdunum sur le sommet de la colline. Le parvis de la basilique est l'endroit où se dressait le Vieux-Forum de la Cité Forum Vetus, ce monument donna progressivement le nom de Fourvière au quartier. Une partie du forum s'écroule au IXe siècle à la suite d'un glissement de terrain. L'actuelle basilique est bâtie sur cet ancien forum, cœur de la cité romaine.

D'autres effondrements ont lieu plus récemment, dont le plus tragique, celui de la rue Tramassac fait près de 40 morts en 1930. La cause en est l'eau d'infiltration. En effet, une croyance populaire parle de l'existence d'un véritable lac souterrain dans la colline.

Vitraux[modifier | modifier le code]

Le vœu des échevins a permis de doter l'ancienne chapelle d'un vitrail réalisé par Lucien Bégule en 1882[5], commandé par Bossan. Les vitraux de l'église haute ont été commandés à un autre verrier par Sainte-Marie Perrin successeur de Bossan. Dans la crypte, les cinq vitraux sont de Lucien Bégule en 1885.

Curiosités[modifier | modifier le code]

La « colline qui prie[6]» est fameuse pour son patrimoine archéologique et religieux :

  • Site archéologique du théâtre antique, de l'odéon antique, et du pseudo temple de Cybèle.
  • À côté de ce site archéologique le musée de la civilisation gallo-romaine.
  • Les mausolées romains de Lyon (tombeau de Turbio), arcades de l'aqueduc du Gier, thermes de la rue des Farges et la fontaine de Cybèle.
  • La basilique Notre-Dame de Fourvière édifiée au XIXe siècle par Pierre Bossan, visible à travers toute l'agglomération lyonnaise et symbole représentatif de la ville.
  • La chapelle Saint-Thomas (XVIIIe siècle) sur son côté supporte à son sommet la Vierge dorée d'une taille de 5,60m ; quant à l'intérieur de style néo-roman on peut voir une Vierge noire miraculeuse du XVIe siècle.
  • Le musée d'art sacré de Fourvière, le siège de l'archevêché.
  • La tour métallique de Fourvière, « la petite tour Eiffel » éclairée la nuit.
  • L'ancien séminaire de Saint-Just (aujourd'hui reconverti en lycée public).
  • L'église Saint-Just du XVIe siècle.
  • L'église Saint-Irénée, une des plus anciennes de France (crypte de l'époque carolingienne)
  • Les jardins du Rosaire situés en contrebas de la basilique, ils offrent de magnifiques points de vues sur la ville, ils rejoignent le Vieux-Lyon par la montée des Chazeaux.
  • Le parc des hauteurs avec la passerelle des Quatre-Vents[7]
  • La montée du Gourguillon relie Saint-Just à Saint-Jean. C'est une des plus anciennes rues de Lyon avec ses pavés, ses maisons médiévales du XVe siècle dont les fenêtres sont ornées d'animaux fantastiques et grotesques. Des maisons à pans de bois, très rares à Lyon, sont visibles dans l'impasse Turquet, une rue perpendiculaire au Gourguillon. La ruelle s'appelle au Moyen Âge « Beauregard » en raison de la vue qu'elle offre sur Lyon.


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Tunnels[modifier | modifier le code]

La « ficelle » à l'approche de la nouvelle gare inférieure

La colline est traversée par quatre tunnels :

Deux galeries ferroviaires y montent, toutes deux au départ de Vieux Lyon, Cathédrale Saint-Jean:

Une autre « ficelle » montait de Saint-Paul à Fourvière, mais elle a été abandonnée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Michelet, Le Banquet,‎ 1878
  2. Carte IGN Top25 « Lyon-Villeurbanne-Mont d'Or », 3031OT, (EAN 9782758516361), consultable sur Géoportail
  3. Les Lyonnais prononcent Saint-Ju
  4. Par beau temps, on peut apercevoir le Mont-Blanc.
  5. Ancienne chapelle de la basilique de Fourvière
  6. par opposition à la Croix-Rousse, la « colline qui travaille », qui lui fait face. L'origine de cette expression vient de Jules Michelet qui écrit dans Le Banquet en 1878 : « Je vis bien dès ce jour l'opposition des deux montagnes, de la montagne mystique et de celle du travail : mais je ne sentis pas leur guerre ».
  7. offrant une vue sur le val de Saône, les quartiers de Vaise et de la Duchère ainsi que les monts d'Or. Cette passerelle est un ancien viaduc qui permettait à un tramway de transporter des voyageurs mais aussi des cercueils entre le terminus de la ficelle de Saint-Paul et le cimetière de Loyasse.