Fortuna (Diego Mazquiarán Torróntegui)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Fortuna
{{#if:
Image illustrative de l'article Fortuna (Diego Mazquiarán Torróntegui)
Fortuna (Diego Mazquiarán Torróntegui)
Présentation
Nom de naissance Diego Mazquiarán Torróntegui
Apodo Fortuna
Naissance 20 février 1895
Sestao, (province de Biscaye)
Décès 10 mai 1940 (à 45 ans)
Lima Pérou
Nationalité Espagnol
Carrière
Alternative 17 septembre 1916 à Madrid
parrain El Gallo
témoin Celita (Alfonso Cela Vieito)
Fin de carrière 1940
Compléments
Croix de la Bienfaisance en 1928

Diego Mazquiarán Torróntegui dit « Fortuna », né le 20 février 1895 à Sestao (Espagne, province de Biscaye), mort à Lima (Pérou) le 10 mai 1940, est un matador espagnol.

Présentation et carrière[modifier | modifier le code]

Il a échappé à un terrible accident de chemin de fer dans sa toute jeunesse, d'où son apodo : Fortuna[1]. À l'âge de dix-sept ans, il coupe déjà deux oreilles dans la province de Biscaye et se présente à Madrid aux environs de mai 1914 en compagnie de Pascual Bueno Mendoza, torero mexicain ainsi que du Pape noir, et de nouveau il revient à Madrid avec Pedro Carranza et Algabeño II[1].

« Il avait, semble-t-il, des problèmes mentaux sur la fin de sa vie comme Minuto ». Il meurt à Lima au Pérou le 10 mai 1940.

Le style[modifier | modifier le code]

Spécialiste de l'estocade al volapié, il était « résolu et sobre avec la muleta, capable de grandes faenas après avoir montré à la cape une technique décisive, intervenant par des quites efficaces en situation [2]». Le 4 septembre 1924, il affronte à Bayonne les taureaux de la ganadería Palha sans grand succès, mais face à des taureaux de Sanchez Rica, il triomphe en compagnie de Belmonte[2].

L'exploit[modifier | modifier le code]

À Nîmes, il est éclipsé par Luis Freg le 19 juin 1921. Cependant, Fortuna a marqué l'histoire de la tauromachie par un exploit : en 1928, alors qu'un taureau échappé semait la panique dans les rues de Madrid, Diego se lance sur l'animal avec son manteau, lui sert quelques passes, puis il demande qu'on lui apporte épée et muleta et il tue l'animal qui mettait la vie des passants de la Gran Via en danger. C'est pour cet exploit qu'il a obtenu la croix de la Bienfaisance[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bérard 2003, p. 640
  2. a, b et c Bérard 2003, p. 641

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Bérard (dir.), Histoire et dictionnaire de la Tauromachie, Paris, Bouquins Laffont,‎ 2003 (ISBN 2-221-09246-5)

Article connexe[modifier | modifier le code]