Fortunée Hamelin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hamelin.
Madame Hamelin par Andrea Appiani (1798).

Fortunée Hamelin, dite Madame Hamelin (née Jeanne Geneviève Fortunée Lormier-Lagrave à Saint-Domingue, v. 1776 - morte à Paris, le ), est une femme d'esprit que l'on classe au nombre de celles que l'on nomma les Merveilleuses du Directoire. Elle repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris (11e division - chemin Talma)[1].

Si elle n'a pas bénéficié de la célébrité d'une Madame Tallien ou d'une Madame Récamier, cette amie de Joséphine de Beauharnais, créole comme elle, fut une femme hors du commun. Par son intelligence encore plus que par sa beauté, elle a séduit et influencé plus d'un éminent personnage, de Bonaparte à Louis-Napoléon, de Talleyrand au duc de Choiseul, ou de Chateaubriand à Victor Hugo.
Elle a côtoyé — depuis la Révolution jusqu'au Second Empire — tout ce que la France a compté de personnalités politiques, militaires, littéraires et artistiques.

Le Directoire[modifier | modifier le code]

Issue des milieux de la finance d'ancien régime, Fortunée Hamelin était la fille de Mme Lormier née Prévost, séparée de son mari, et qui se montra assez favorable à la Révolution. Chez sa mère qui occupa un temps l'actuel hôtel Bourrienne, rue d'Hauteville à Paris, où elle donnait à jouer, Mlle Lormier-Lagrave rencontra Barras et Fouché. Après la Terreur, elle épousa Romain Hamelin, petit-fils de fermier général, qu'elle accompagna à Milan où elle connut Joséphine Bonaparte et Laure Regnaud de Saint-Jean d'Angély qui devint sa plus fidèle amie.

Intrigues politiques sous le Consulat et l'Empire[modifier | modifier le code]

Voir Joseph Fouché.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Son portrait le plus connu a été réalisé à Milan par Andrea Appiani en 1798. Il est exposé au musée Carnavalet (p. 1685).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire Historique du cimetière du Père-Lachaise XVIIIème et XIXème siècles, par Domenico Gabrielli, Éd. de l'Amateur, 2002.