Fort de la Montagne
| Fort de la Montagne | ||||
Les vestiges de l'un des bastions de l'ancien fort |
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| Présentation | ||||
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| Date de construction | XVIIe XVIIIe XIXe siècles | |||
| Destination initiale | Fort militaire | |||
| Propriétaire | État | |||
| Protection | Lieu historique national (1970)
Monument historique classé (1974, tours) |
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| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Localité | Montréal | |||
| Coordonnées | ||||
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Géolocalisation sur la carte : Québec Géolocalisation sur la carte : Région métropolitaine de Montréal |
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Le fort de la Montagne (aussi appelé fort des Messieurs ou encore fort Belmont) est une ancienne place fortifiée située sur la rue Sherbrooke à Montréal, au Québec. Les vestiges de ce domaine, construit vers 1685, forment les plus anciennes structures de l'île de Montréal[1].
Sommaire |
Historique [modifier]
La mission d'évangélisation, destinée à convertir et franciser les amérindiens, fut établie dès 1675 au pied de la Montagne. François Vachon de Belmont est envoyé en Nouvelle-France vers 1680 par le supérieur de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice à Paris afin de dissimuler l'affaire des sorciers et des visions survenue à la mission. En 1683, environ 210 amérindiens (Iroquois, Hurons et Algonquins) vivent sur le site[2]. Afin de protéger le domaine des Iroquois, il fait construire vers 1685 le fort de la Montagne, à ses frais.
En 1696, un incendie majeur se déclare dans le fort et accélère le transfert des habitants vers la mission amérindienne du Sault-au-Récollet (emplacement de l'actuel quartier d'Ahuntsic-Cartierville), où sera construit le fort Lorette. La mission de la Montagne sera définitivement fermée dès 1705: les terres sont alors louées à des paysans, dont certains logeront temporairement dans les fortifications. En 1825, un étage est ajouté à la résidence principale, le château des Messieurs alors qu'on aménage une chapelle dans la tour est.
Le domaine comptait à l'origine (outre les habitations) quatre bastions ainsi qu'une série de remparts et de palissades qui furent tous détruits en 1854 à l'exception des deux tours sud, lors de la construction de l'édifice de l'actuel collège de Montréal (qui abritait alors le séminaire)[3]. En 1867 est construit l'édifice qui abrite aujourd'hui le grand séminaire de Montréal, adjacent au collège.
Trois bassins furent successivement construits sur le domaine des sulpiciens: le premier aurait été aménagé avant même la construction des tours, lors de l'établissement de la mission vers 1675[4].
Le fort a été désigné lieu historique national du Canada le 8 juin 1970sous le nom de l« lieu historique national des Tours-des-Sulpiciens / Fort-de-la-Montagne »[5]. Les tours ont été classées monument historique le 20 novembre 1974[6]. En 1982, ses dernières sont incluses dans le site historique classé du domaine des Messieurs de Saint-Sulpice[7].
De 1984 à 1986, des travaux de restauration sont entrepris sur les deux tours.
Annexes [modifier]
Voir aussi [modifier]
- Grand séminaire de Montréal (ca 1867)
- Collège de Montréal (ca 1854-1857)
- Vieux Séminaire de Saint-Sulpice (ca 1684-1687)
- Liste des forts de la Nouvelle-France
Notes et références [modifier]
- (fr) « Chapelle du Grand Séminaire », Université du Québec
- (fr) « L'implication et l'empreinte des Sulpiciens français à Montréal dès 1657 (Concours franco-québécois d'histoires croisées), RÉCIT, mai 1998 »
- (fr) « Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France », Université Laval, 2001-2004
- (fr) « Lieux historiques », Grand séminaire de Montréal
- Lieu historique national du Canada des Tours-des-Sulpiciens / Fort-de-la-Montagne, sur Lieux patrimoniaux du Canada. Consulté le 5 août 2011
- Tours du Fort des Messieurs de Saint-Sulpice, sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec. Consulté le 5 août 2011
- Domaine des Messieurs de Saint-Sulpice, sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec. Consulté le 5 août 2011