Fort de La Prée

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Fort de La Prée
Image illustrative de l'article Fort de La Prée
L'entrée du fort

Lieu île de Ré
Type d’ouvrage Place forte
Construction 1625
Architecte Pierre de Conty d'Argencour
Appartient à Comité national des œuvres sociales de l'administration pénitentiaire
Garnison 400 hommes
Protection Logo monument historique Classé MH (2008, Le fort et ses ouvrages avancés, en totalité)[1]
Site internet http://www.fort-la-pree.com/
Coordonnées 46° 10′ 51″ N 1° 17′ 19″ O / 46.1808, -1.2887 ()46° 10′ 51″ Nord 1° 17′ 19″ Ouest / 46.1808, -1.2887 ()  

Géolocalisation sur la carte : Poitou-Charentes

(Voir situation sur carte : Poitou-Charentes)
Fort de La Prée

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

(Voir situation sur carte : Charente-Maritime)
Fort de La Prée

Le Fort de La Prée est une place forte, construite sur l'ordre de Toiras, en 1625, par les ingénieurs Pierre de Conty d'Argencour et Le Camus, situé sur la commune de La Flotte, entre Rivedoux-Plage et La Flotte, sur la côte nord de l'île de Ré, en Charente-Maritime.

Descriptif[modifier | modifier le code]

Étoile à quatre bastions, dont deux tournés vers la mer, reliés par des courtines en demi cercle (cul de chaudron), doublée par une enceinte extérieure et un chemin couvert. Il abrite un petit port, ouvert a l'est. Il a été construit en partie avec des matériaux prélevés sur les ruines de Notre-Dame de Sainte-Marie-des-Châtelier, toute proche. Sa conception a été fortement critiquée, dès 1658, par le gouverneur de l'île, pour sa taille trop petite, étant prévu pour seulement 400 hommes, mais, surtout, rendu vulnérable par un manque d'eau potable. Des modifications furent entreprises, sur ordre de Colbert, en 1664, puis une enceinte supplémentaire édifiée, en 1672.

La fortification de Saint-Martin-de-Ré étant achevée, et ce fort toujours très décrié, Vauban, en 1684, fait raser toutes les fortifications extérieures, ne gardant que l'étoile originale, simplement protégée par un chemin-couvert et un glacis. Longtemps abandonné, l'ouvrage est réarmé en 1793, modifié encore en 1875 et finalement déclassé en 1934.

Dans le cadre du mur de l’Atlantique, pendant la Seconde Guerre mondiale, l’armée d’occupation y a intégré, en 1942, un blockhaus d’observation, ainsi que la batterie « Berta ».

Le Fort a abrité, des années 1950 à 1980, un centre de vacances, géré par les PEP de l'Eure, pour enfants de 6 à 10 ans . Le fort appartient alors au Conseil Général de l'Eure, lequel a plusieurs centres dans l'île, dont La Ferme - en face du Fort - et l'Îlot Normand, au Bois-Plage. Il est cédé au Centre Pénitentiaire, actuellement propriétaire, après qu'un mur d'enceinte se soit effondré. Le Comité national des œuvres sociales de l'administration pénitentiaire en a assuré la restauration par des détenus, dans les années 1980. Des visites y sont organisées en saison estivale, ainsi que la location du site, pour festivités et événements. Des chantiers de restauration « REMPART » ont lieu, chaque année, pour sauvegarder le site.

Le fort de la Prée fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques, par arrêté du 21 mai 2008[1].

Pour l'histoire, le duc de Buckingham, en 1627, lors de son débarquement sur l'île, néglige ce fortin qui lui est fatal, puisqu'il rend possible, en octobre 1627, le débarquement nocturne de l'armée française, commandée par Toiras, et permet de prendre les Anglais à revers et de les chasser de l'île.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) N. Faucherre - P. Prost - A. Chazette - F. le blanc, Les fortifications du littoral - La Charente Maritime -, Éditions patrimoines et médias,‎ octobre 2000, 220 p. (ISBN 2-910137-17-1)
    p 50 à 56

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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