Fort Témiscamingue

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Fort Témiscamingue
Image illustrative de l'article Fort Témiscamingue
Présentation
Date de construction XVIIe XVIIIe siècle
Destination initiale Post de traite
Propriétaire État
Protection Lieu historique national (1920)
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Région Abitibi-Témiscamingue
Localité Témiscamingue
Localisation
Coordonnées 47° 19′ 54″ N 79° 25′ 39″ O / 47.331726, -79.427419 ()47° 19′ 54″ Nord 79° 25′ 39″ Ouest / 47.331726, -79.427419 ()  

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Fort Témiscamingue
Vue du Fort Témiscamingue en 1876

Le fort Témiscamingue fut un poste de traite fortifié à l'époque de la Nouvelle-France et situé dans le nord-ouest du Québec. Le site du Fort-Témiscamingue est aujourd'hui un lieu historique national du Canada.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Fort-Témiscamingue fut un important poste de traite canadien-français des pelleteries qui fut en activité pendant près de deux siècles. C'est dans ce fortin que les trappeurs venaient vendre leurs fourrures aux marchands et négociants français qui les envoyaient ensuite vers l'Europe. Cette région fut également le lieu de la rivalité entre Français et Anglais, qui se disputaient les territoires de chasse des Amérindiens.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, les trappeurs et coureurs des bois français entrent en contacts avec les Amérindiens des Nations Algonquines et Ojibwés. Ils établissent des postes de traite afin d'entreposer les peaux troquées avec les Amérindiens.

En 1679, les marchands et négociants de fourrure de Montréal font édifier un premier fort dans cette région de l'Abitibi-Témiscamingue. Ils considèrent que ce lieu était une bonne place stratégique, située près des lacs Timagami, Nipissing, Abitibi et sur la voie qui conduit à la baie James.

En 1682, ces mêmes marchands créèrent la Compagnie du Nord.

En 1686, le Chevalier de Troyes à la tête d'un détachement militaire commandé par Pierre Le Moyne d'Iberville, avec une trentaine de soldats et de quelque 70 civils[1], quitte Montréal pour conquérir les postes de traite anglais de la baie d'Hudson. Après être passé par le fort Témiscamingue, ils remontent vers la baie James et prennent possession de l'ensemble des forts anglais de la baie d'Hudson.

Malgré cette victoire militaire de 1686, le fort Témiscamingue est attaqué en 1688, par les tribus de la Nation iroquoise en guerre contre les peuples Hurons et Algonquins, alliés des Français, et les Iroquois détruisirent le fort.

En 1713, après le traité d'Utrecht, la France rendit ces forts à l'Angleterre.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1720, un marchand de Montréal, Paul Guillet, obtient un permis de traite pour la région de l'Abitibi-Tamiscamingue et édifie un nouveau fort situé près du lac Témiscamingue, au sud de la ville actuelle de Ville-Marie. L'activité commerciale de ce nouveau fort est florissante jusqu'au début des années 1760. Les fourrures sont revendues au directeur de la Ferme d'occident, François-Etienne Cugnet.

En 1763, le Traité de Paris, fait perdre l'importance du rôle de poste de traite du fort Témiscamingue qui déclina au cours du XIXesiècle.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Portail du territoire de Témiscamingue, sur le site temiscamingue.net

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]