Fort Témiscamingue
| Fort Témiscamingue | ||
| Présentation | ||
|---|---|---|
| Date de construction | XVIIe XVIIIe siècle | |
| Destination initiale | Post de traite | |
| Propriétaire | État | |
| Protection | Lieu historique national (1920) | |
| Géographie | ||
| Pays | ||
| Région | Abitibi-Témiscamingue | |
| Localité | Témiscamingue | |
| Coordonnées | ||
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Le Fort Témiscamingue fut un poste de traite fortifié à l'époque de la Nouvelle-France et situé dans le nord-ouest du Québec. Le site du Fort-Témiscamingue est aujourd'hui un Lieu historique national du Canada.
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Histoire[modifier]
Le Fort-Témiscamingue fut un important poste de traite canadien-français des pelleteries qui fut en activité pendant près de deux siècles. C'est dans ce fortin que les trappeurs venaient vendre leurs fourrures aux marchands et négociants français qui les envoyaient ensuite vers l'Europe. Cette région fut également le lieu de la rivalité entre Français et Anglais, qui se disputaient les territoires de chasse des Amérindiens.
XVIIe siècle[modifier]
Au XVIIe siècle, les trappeurs et coureurs des bois français entrèrent en contacts avec les Amérindiens des Nations Algonquines et Ojibwés. Ils établirent des postes de traite afin d'entreposer les peaux troquées avec les Amérindiens.
En 1679, les marchands et négociants de fourrure de Montréal firent édifier un premier fort dans cette région de l'Abitibi-Témiscamingue. Ils considèrent que ce lieu était une bonne place stratégique, située près des lacs Timagami, Nipissing, Abitibi et sur la voie qui conduit à la baie James.
En 1682, ces mêmes marchands créèrent la Compagnie du Nord.
En 1686, le Chevalier de Troyes à la tête d'un détachement militaire commandé par Pierre Le Moyne d'Iberville, avec une trentaine de soldats et de quelque 70 civils[1], quitte Montréal pour conquérir les postes de traite anglais de la baie d'Hudson. Après être passé par le fort Témiscamingue, ils remontèrent vers la baie James et prirent possession de l'ensemble des forts anglais de la baie d'Hudson.
Malgré cette victoire militaire de 1686, le fort Témiscamingue fut attaqué, en 1688, par les tribus de la Nation iroquoise en guerre contre les peuples Hurons et Algonquins, alliés des Français, et les Iroquois détruisirent le fort.
En 1713, après le traité d'Utrecht, la France rendit ces forts à l'Angleterre.
XVIIIe siècle[modifier]
En 1720, un marchand de Montréal, Paul Guillet, obtint un permis de traite pour la région de l'Abitibi-Tamiscamingue et édifia un nouveau fort situé près du lac Témiscamingue, au sud de la ville actuelle de Ville-Marie. L'activité commerciale de ce nouveau fort fut florissante jusqu'au début des années 1760. Les fourrures étaient revendues au directeur de la Ferme d'occident, François-Etienne Cugnet.
En 1763, le Traité de Paris, fit perdre l'importance du rôle de poste de traite du fort Témiscamingue qui déclina au cours du XIXesiècle.
Références[modifier]
- [PDF] Portail du térritoire de Témiscamingue, sur le site temiscamingue.net
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
- Lieu historique national du Canada du Fort-Témiscamingue
- Parcs Canada
- Encyclopédie du Québec
- Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française