Fort Saint-Joseph (rivière Saint-Joseph)

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Fort Saint-Joseph
Image illustrative de l'article Fort Saint-Joseph (rivière Saint-Joseph)
Présentation
Date de construction XVIIIe siècle
Destination initiale Fort militaire
Propriétaire État
Géographie
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Région Michigan
Localité Saint-Joseph
Localisation
Coordonnées 41° 48′ 49″ N 86° 15′ 44″ O / 41.8137, -86.262341° 48′ 49″ Nord 86° 15′ 44″ Ouest / 41.8137, -86.2623  
Localisation du Fort Saint-Joseph

Fort Saint-Joseph était un fort français construit au XVIIesiècle en Nouvelle-France près du lac Michigan.

Le Fort Saint-Joseph fut construit par les Français en 1691 au sud des Grands Lacs, dans le Pays des Illinois, sur des terres cédées aux jésuites par le roi Louis XIV. Le Père Claude-Jean Allouez avait créé la mission Saint-Joseph, dans les années 1680 afin d'évangéliser les Amérindiens (Illinois et Miamis). Un poste de traite avait également été établi à côté de cette mission religieuse. Ce comptoir était un important lieu d'échange pour le commerce de la fourrure au sud du lac Michigan.

Le fort Saint-Joseph est situé au bord de la rivière Saint-Joseph, près du lac Michigan. La ville de Niles au Michigan s'est développé sur ce lieu historique.

Pendant la Bataille de Jumonville Glen, considérée comme la première bataille de la Guerre de Sept Ans, Joseph Coulon de Villiers de Jumonville fut assassiné. Jumonville était le fils de Nicolas-Antoine Coulon de Villiers et le demi-frère du capitaine Louis Coulon de Villiers, qui était en poste au fort Saint-Joseph au moment de la bataille et a juré de venger la mort de son frère[1].

En octobre 1761, le fort français est remis aux forces britanniques.

Le 25 mai 1763, pendant la rébellion de Pontiac, Grand-chef de l'union des nations amérindiennes contre les Britanniques, le fort fut capturé par les Amérindiens Potawatomi et la petite garnison anglaise fut exterminée. Après la fin de la rébellion des Amérindiens menés par le chef Pontiac, le fort devint un simple poste de traite.

Durant la Guerre d'indépendance des États-Unis, le fort Saint-Joseph fut attaqué par un raid des forces américaines de l'Armée continentale envoyées par Augustin de la Balme depuis Cahokia et commandées par Jean-Baptiste Hamelin et Thomas Brady. Les Loyalistes anglais commandés par le Canadien Guillaume-François Dagneau de Quindre de La Picanier, les rattrapèrent près du Petit Fort dans lequel les membres de ce commando américain avaient pris place. Finalement, si certains purent s'enfuir, les autres durent se rendre aux Loyalistes.

À la suite du traité de Londres de 1795, les britanniques abandonnent le fort Saint-Joseph.

Après le Traité de Madrid de 1795, les Espagnols, qui controlent la Louisiane française, renoncent à leur tour au Fort Saint-Joseph.

Le fort Saint-Joseph ne servira plus et disparaîtra du paysage jusqu'en 1998, où il fut redécouvert.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. Biographie des frères Coulon de Villiers