Fort Michilimakinac

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Fort Michilimakinac
Image illustrative de l'article Fort Michilimakinac
Présentation
Date de construction XVIIe XVIIIe siècles
Destination initiale Fort militaire
Propriétaire État
Protection inscrit Monument Historique par arrêté du
Géographie
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Région Michigan
Localité Mackinaw City
Localisation
Coordonnées 45° 47′ 12″ N 84° 44′ 10″ O / 45.786667, -84.735978 ()45° 47′ 12″ Nord 84° 44′ 10″ Ouest / 45.786667, -84.735978 ()  

Fort Michilimakinac était un poste de traite en Nouvelle-France dans les Pays d’en Haut. Trois sites en tout reçurent l’appellation Fort Michilimakinac, deux sous le régime français, un autre sous le régime britannique. Aujourd’hui, les deux derniers sites ont été convertis en musées ouverts au public.

Le fort Buade[modifier | modifier le code]

La première installation sur le site, le fort Buade, a été fondé en 1683 par les Français sur la rive nord du détroit de Mackinac («Mackinac straits» en anglais) entre les lacs Michigan et Huron, le poste avait d’abord et avant tout une vocation commerciale. L’établissement avait aussi pour but de protéger la mission Saint-Ignace, nommée en l'honneur de Saint Ignace de Loyola, et fondée par le père Jacques Marquette en 1671[1]. La dépouille du père Marquette fut inhumée sur le site de la mission en 1677.

Après l’effondrement du marché des pelleteries en France à la fin du XVIIe siècle (pour avoir surchargé les marchés de la métropole), le Ministère de la Marine décida de fermer les comptoirs dans les Pays d’en Haut et certains autres au Pays des Illinois dont le Fort Buade malgré les pressions intenses des autorités coloniales au Canada. En 1701, Antoine de Lamothe-Cadillac sous l’autorité du ministère ferma le poste et ramena la garnison militaire avec lui au Fort Pontchartrain qu’il venait d’ériger. La mission subit le même sort.

Deuxième emplacement[modifier | modifier le code]

La seconde forteresse, le fort Michilimakinac, fut fondée sur la pointe sud du même détroit en 1715, déjà occupée depuis 1673. L'enceinte du fort accueillait même quelques familles de colons canadiens établies autour des remparts. Durant le restant du régime français, ce comptoir demeura une plaque tournante du commerce des pelleteries dans les Pays d’en Haut malgré l’extinction des coureurs des bois et leur remplacement par les voyageurs. Cela dit, le fort du détroit, Fort Pontchartrain, eut, et ce depuis la fermeture de 1701, une influence politique plus remarquable et une population coloniale plus importante. Par le Traité de Paris de 1763, la forteresse fut cédée à la Grande-Bretagne alors que la garnison française avait dû abandonner les combats en 1760. Après la cession, Pontiac orchestra l’attaque coordonnée des places fortes des Pays d’en haut maintenant occupées par les Britanniques. Les Amérindiens s’emparèrent du fort et massacrèrent les militaires et la population civile avant de le restituer l’année suivante. Un village établi tout près du site du fort prit forme en 1857, reprenant le même nominatif que la base militaire qu’on avait maintenant rasée. Le nom de la bourgade américaine fut réduit à Mackinaw en 1894.

Le fort Mackinac[modifier | modifier le code]

Le dernier édifice militaire érigé sur le site, le fort Mackinac, a été construit au tournant des années 1780, les forces militaires britanniques déménagèrent sur l’île de Mackinac, jugeant l’emplacement précédent inadéquat. La Révolution américaine avait débuté quatre années plus tôt et la relocalisation permettait de contrôler l’accès aux Grands lacs avec une meilleure efficacité. L’indépendance américaine acquise en 1783, les Britanniques continuèrent d’occuper la forteresse jusqu’à ce qu’un accord officialise la cession à la jeune république dans la décennie qui suivit.

Au XXe siècle, les sites furent l’objet d’une fouille archéologique qui permit la restauration des deux derniers établissements (à Mackinaw et sur l’île de Mackinac). Le premier site est maintenant occupé par la municipalité de Saint-Ignace dans l’État du Michigan

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Antoine Rezek, « Diocese of Marquette », sur Catholic Encyclopedia,‎ 1910 (consulté le 4 septembre 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • «Mackinaw City». Encyclopædia Britannica. 2006. Encyclopædia Britannica 2006 Ultimate Reference Suite DVD 5 Nov. 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]