Fort Folly

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Fort Folly
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick
Comté ou équivalent Westmorland
Statut municipal Réserve indienne
Maire Chef Joe Knockwood
Démographie
Population 48 hab. (2011 en augmentation)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 31″ N 64° 29′ 43″ O / 45.892069, -64.49532545° 53′ 31″ Nord 64° 29′ 43″ Ouest / 45.892069, -64.495325  
Superficie 58 ha = 0,58 km2
Divers
Langue(s) Anglais, Micmac, Français
Fuseau horaire UTC-4
Indicatif +1-506
Code géographique 1307014
Localisation

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Fort Folly

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Fort Folly
Liens
Site web http://www.fortfolly.nb.ca
Le logo de la première nation.

Fort Folly est à la fois un village canadien du comté de Westmorland, au sud-est du Nouveau-Brunswick, ainsi qu'une première nation mi'kmaq, dont la seule réserve, Fort Folly 1, comprend la totalité du village.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire du Nouveau-Brunswick.

Origines[modifier | modifier le code]

Les sept district mi'kmaq.

La réserve de Fort Folly (Amlamkuk Kwesawék en micmac) a été créée en 1840, mais les Micmacs habitaient déjà cette région depuis plusieurs milliers d'années.

Les Micmacs de la région vivaient autrefois dans quelques villages, dans les terres l'hiver et près de l'eau l'été. Ils avaient un village principal situé sur le cap du Grand-Maringouin, ainsi que d'autres villages à Aboujagane, Beaumont, Salisbury et probablement Saint-Joseph. Parmi les familles établies dans la région, il y avait les Nokoute (ou Knockwood), Bernard, Skéouite, Toudou, Argémiche, Thomas, etc.

Arrivée des Européens[modifier | modifier le code]

Les premiers contacts qu'ils eurent avec les Européens furent probablement avec des pêcheurs qui visitèrent la région à partir du XIIIe siècle. En 1605, Samuel de Champlain et Jean de Poutrincourt explorèrent la baie mais ne mentionnèrent pas de présence humaine dans la région. En 1612, le père Biard, Charles de Biencourt et leurs quatre guides amérindiens visitèrent Memramcook. Il y avait alors de 60 à 80 cabanes. Vers 1671, des Acadiens fondèrent le village de Beaubassin, non loin à l'est des Trois-Rivières. Les contacts se firent de plus en plus fréquents à partir de cette époque. En effet, des coureurs des bois et des pêcheurs européens et acadiens commencèrent à fréquenter les lieux et il semble que certains s'y établirent.

En 1698, Pierre Thibaudeau, Guillaume Blanchard, Pierre Gaudet et quelques autres personnes partirent de Port-Royal dans le but d'explorer les Trois-Rivières. La même année, Pierre Gaudet fonda le village de Memramcook. Pierre Thibaudeau et Guillaume Blanchard fondèrent Chipoudy de leur côté, mais ce dernier fonda en 1699 le village de Petitcoudiac. Les villages se développèrent véritablement à la suite de la signature du Traité d'Utrecht, en 1713, qui céda l'Acadie à l'Angleterre. De nouvelles familles de Port-Royal y déménagèrent alors, encore territoire français.

La réserve Fort Folly 27[modifier | modifier le code]

Un couple mi'kmaq au XIXe siècle.

La réserve Aboujagane 29 (aujourd'hui disparue) fut créée en 1825.

Vers 1830, la vente d'alcool et des intempéries nuisant aux cultures rendaient la situation des Micmacs difficile. En 1837, le prêtre Ferdinand Gauvreau, de Memramcook, fut nommé commissaire des Indiens du comté de Westmorland. En juillet de la même année, lors d'une réunion générale des Micmacs de la région présidée par Gauvreau, les personnes présentes élurent Peter Bernard comme chef. Ce dernier et Gauvreau discutèrent de l'établissement communautaire fixe où les Mi'kmaqs pourraient faire davantage d'agriculture. En juin 1838, le chef Bernard, muni d'une lettre de Gauvreau, s'entretient avec Edward Barron Chandler des moyens possibles pour arrêter la vente d'alcool. Il lui annonça aussi le projet de communauté. Lors des rencontres suivantes, ils s'accordèrent pour que le comté achète une terre. Le terrain choisi se trouvait au bord de la rivière Petitcodiac, juste au sud de Beaumont. Les 64 acres, achetées le 15 juillet 1840 pour 50 livres, appartenaient depuis 1820 à Amasa et Sally Weldon, qui les avaient achetées de Joseph Frederick Wallet Desbarres. La réserve prit le nom de Fort Folly 27. Le déménagement de la population se fit probablement peu de temps après, à la fin de l'été ou à l'automne.

En 1840, les Acadiens de Saint-Anselme et Memramcook construisirent de grandes églises. Pour être mieux desservis, les habitants de Beaumont firent construire, en 1842, la chapelle Sainte-Anne.

Le Mi'kmaqs vendaient des paniers, des seaux, des cuves et des colliers aux villages acadiens des environs[1].

En 1851, la réserve de Beaumont comptait 40 habitants, quatre maisons et dix tentes.

Vers 1874, la population de Beaumont déclina en faveur d'Aboujagane.

La réserve Palmer's Pond 1[modifier | modifier le code]

En 1918, les membres de la réserve furent relocalisés au site actuel, de l'autre côté de la rivière, près de Dorchester. D'autres allèrent vivre à Richibouctou 15, dans le Kent.

La réserve fut plus tard rebaptisée Fort Folly 1.

Démographie[modifier | modifier le code]

Plus petite des communautés micmacs de la province, la réserve comptait 45 habitants en 2006 contre 33 en 1996, soit une augmentation de 36,4 % en 10 ans[2].

La première nation compte 106 membres inscrits. Des 42 personnes résidant sur la réserve indienne de Fort Folly 1, 27 font partie de la communauté. 78 autres résident à l'extérieur de la réserve, portant à 120 la population totale de Fort Folly. la population de Fort Folly est généralement plus vieille que celle des autres premières nations, et elle est peu nombreuse. La population sur la réserve augmenta dans les années 1990, mais baisse depuis 2001 à cause des jeunes quittant la communauté. La langue d'usage de plus des trois quarts de la population est l'anglais. Pour le reste de la population, environ la moitié parle couramment la langue micmaque et le reste peut comprendre la langue.

Statistique Canada ne fournit pas toutes les données sur les réserves indiennes comptant moins de 250 habitants, tel est le cas de Fort Folly 1.

Selon le recensement, il y avait 45 habitants en 2006, comparativement à 46 habitants en 2001, soit une baisse de 2,2 % en 5 ans. L'âge médian est de 38,0 ans, comparativement à 41,5 pour la province. 88,9 % de la population est âgée de plus de 15 ans, comparativement à 83,8 % pour la province.

Évolution démographique récente
1991 1996 2001 2006
46 45

Administration[modifier | modifier le code]

Conseil de bande[modifier | modifier le code]

La première nation est présidée par un conseil de bande, élu par les membres de la communauté depuis 1973.

Mandat Fonctions Nom(s)
2009 - 2010 Chef Joseph Knockwood
Conseillers Jennifer Knockwood, Rebecca Knockwood.
Liste des chefs successifs de la première nation de Fort Folly
Parti Mandat Nom
     Indépendant 1837-? Peter Bernard
     Indépendant 1874-? Samuel Thomas
     Indépendant 1899-1902 David Bernard
     Indépendant 19??-19?? Israël Nocoute
     Indépendant 1973-1977 William Knockwood
     Indépendant 1977-1979 Henri Knockwood
     Indépendant 1979-1989 Stephenson Bernard
     Indépendant 1990-1996 Camille Thomas
     Indépendant 1997-2003 Joseph Edward Knockwood
     Indépendant 2003-2007 Hugh Knockwood
     Indépendant 2007- Joseph Edward Knowckwood

Représentation[modifier | modifier le code]

La première nation est affiliée au conseil tribal North Shore Micmac District Council

Drapeau : Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick: Fort Folly fait partie de la circonscription provinciale de Tantramar, qui est représentée à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick par Mike Olscamp, du Parti progressiste-conservateur. Il fut élu en 2006 et réélu en 2010.

Drapeau du Canada Canada: Fort Folly fait partie de la circonscription fédérale de Beauséjour. Cette circonscription est représentée à la Chambre des communes du Canada par Dominic LeBlanc, du Parti libéral.

Économie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Économie du Nouveau-Brunswick.

Entreprise Sud-Est, membre du Réseau Entreprise, a la responsabilité du développement économique[3].

Le complexe Four Winds.

Parmi la population active, 22 % sont sur l'aide sociale, 25 % sont sur pension, 28 % travaillent à temps partiel ou de façon saisonnière et 22 % travaillent à temps plein. Tous les membres âgés entre 20 et 34 ans possèdent un diplôme ou certificat d'études post-secondaire.

La totalité des dépenses sont faites à l'extérieur de la réserve car il n'y a aucun commerce sur son territoire. Le Four Winds, comprenant une salle de bingo, un bar, un restaurant et une boutique de souvenirs avait ouvert ses portes en 1995 mais dut fermer en 2000, n'étant pas assez profitable. Il y a plusieurs autres projets de commerces, tel qu'une station-service sur la route 106. Il existe un atelier d'usinage.

La pêche est la principale industrie de la première nation. La communauté possède trois bateaux, le Chief Stephenson, le Sassy Sue et le Melanie Dawn ainsi que neuf permis de pêche mais se concentre principalement sur le homard, le poisson de fond et l'espadon. Les sites de pêche sont dans la baie de Fundy, au large de Parrsboro et dans l'océan Atlantique, au large de Sambro.

Le Salmon Habitat Recovery Building (Bâtiment de récupération de l'habitat du saumon) est un laboratoire faisant partie d'un projet de surveillance de la population de saumon atlantique de la baie de Fundy, considéré comme en danger. En partenariat avec Parcs Canada, les employés du laboratoire identifient et suivent les poissons et font l'élevage. Les installations comprennent des laboratoires, une serre, des bureaux et des entrepôts et comte 5 employés.

Infrastructures et services[modifier | modifier le code]

Le détachement de la Gendarmerie royale du Canada le plus proche est situé à Sackville. Le bureau de poste le plus proche est quant à lui à Dorchester.

Les anglophones bénéficient des quotidiens Telegraph-Journal, publié à Saint-Jean et Times & Transcript, de Moncton. Ils ont aussi accès à l'hebdomadaire Sackville Tribune-Post, de Sackville. Les francophones bénéficient quant à eux du quotidien L'Acadie nouvelle, publié à Caraquet, ainsi que l'hebdomadaire L'Étoile, de Dieppe.

Culture[modifier | modifier le code]

Site historique de la chapelle Sainte-Anne de Beaumont.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Paroisse de Dorchester Rose des vents
Paroisse de Dorchester N Paroisse de Dorchester
O    Fort Folly 1    E
S
Paroisse de Dorchester

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Leslie Hicks, « Tradition MicMac à Beaumont », dans Cahiers, vol. 5 no 1, SHVM, 1993.
  2. Statistique Canada
  3. « Paroisses et districts de services locaux », sur Entreprise Sud-Est (consulté le 7 novembre 2012).

Liens externes[modifier | modifier le code]