Forces nationales de libération (Burundi)

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Politique au Burundi
Image illustrative de l'article Forces nationales de libération (Burundi)

Les Forces nationales de libération (FNL), est un mouvement de rébellion hutu toujours actif dans la guerre civile qui déchire le Burundi depuis 1994. Il est dirigé par Agathon Rwasa.

Le 18 avril 2009, Agathon Rwasa a toutefois rendu sa mitraillette à l'occasion d'une cérémonie visant à marquer le but de la démobilisation de milliers de combattants et la fin de la guerre civile. Le 21 avril, la faction rebelle devenait officiellement un parti politique. 3 500 rebelles ont été intégrés dans l'armée et la police, 5 000 devront suivre en mai. 10 000 autres, simples miliciens, rentreront directement chez-eux.

Chronologie des évènements[modifier | modifier le code]

Le 7 juillet 2003, les Forces nationales de libération (FNL) lancent une attaque sur Bujumbura. Les combats avec les forces gouvernementales, qui durent une semaine, sont extrêments violents, faisant plus de 200 morts, et marquent une escalade du conflit armé au Burundi.

Le 16 novembre 2003, à Dar es Salaam (Tanzanie), des dirigeants africains de la région donnent trois mois aux Forces nationales de libération pour entamer des discussions de paix avec les autorités du Burundi. Les rebelles avaient rejeté l'ultimatum, et multiplié les attaques contre plusieurs quartiers de Bujumbura.

Le 5 janvier 2004, les rebelles burundais des Forces nationales de libération (FNL), dernier mouvement en guerre contre le gouvernement de transition acceptent de négocier avec le président burundais Domitien Ndayizeye et annoncent, dans le même temps, la levée de l'ultimatum qu'ils avaient lancé le 31 décembre contre le président de la conférence épiscopale du Burundi, Mgr Simon Ntamwana, à qui ils avaient donné 30 jours pour quitter le pays, après que celui-ci les avait accusés d'avoir « exécuté » le 29 décembre le nonce apostolique au Burundi, Mgr Michael Courtney.

Le 16 février 2004, le gouvernement burundais appelle à la tenue d’un sommet régional après l’expiration, le même jour, de l’ultimatum de trois mois lancé par des chefs d’État africains aux FNL (Forces nationales de libération) pour s’asseoir à la table des négociations.

Le 13 août 2004, un groupe de rebelles burundais des Forces nationales de libération (FNL), armés de machettes et d'armes automatiques, massacrent dans le camp de réfugiés de Gatumba, protégé par les Nations unies, près de la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), 160 réfugiés tutsis Banyamulenge (Congolais d'ascendance rwandaise). Le porte-parole des rebelles hutus burundais, Pasteur Habimana a justifié l'attaque par la présence dans le camp de soldats de l'armée burundaise et de miliciens congolais Banyamulenge. Le président congolais Joseph Kabila condamne «énergiquement cet acte ignoble » et demande une enquête internationale.

Le 18 août 2004, le procureur général de la République du Burundi, Gérard Ngendabanka lance des mandats d'arrêts internationaux contre les deux dirigeants des Forces nationales de libération (FNL), Agathon Rwasa, le chef du mouvement, et Pasteur Habimana, son porte-parole, qui ont revendiqué le massacre de Gatumba.

En 2005, plusieurs rencontres entre les rebelles et le précédent gouvernement burundais, organisées sous l'égide de la Tanzanie, dont la plus importante en mai à Dar es Salaam, avaient abouti à un accord de cessez-le-feu jamais respecté.

Les FNL refusent de reconnaître le nouveau pouvoir politique issu d’une série d’élections organisées en 2005 et dominé par la majorité hutue.

Début novembre 2005, le président Nkurunziza avait promis de « résoudre la question » des FNL dans les deux mois. Depuis, les actes de violences se sont multipliés dans l’ouest du Burundi, principale zone d’activité de la rébellion. Il existe deux F.N.L: 1. F.N.L/Agathon Rwasa, qui continue les hostilités et il est en cavale.

2. F.N.L/Alain Mugabarabona, qui participe aux institutions actuelles du Burundi.