Forces armées de l'Union européenne

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Forces armées de l'Union européenne
Blason de l'État-major de l'Union européenne.
Blason de l'État-major de l'Union européenne.
Fondation 11 juin 2011[1]
Branches EMUE
Commandement
Commandant en chef 28 chefs d'État de l'Union
Haut-Représentant Catherine Ashton
Directeur général de l'EMUE Ltn. gén. Ton van Osch[2]
Main-d'œuvre
Âges militaires 17-45
Actifs 1 695 122
Réservistes 2 614 491
Paramilitaires 755 034
Budgets
Budget 194,3 milliards d'euro (2010)
Pourcentage du PNB 1,61 % (est. 2010)

Les forces armées de l'Union européenne comprennent les forces armées des 28 États membres de l'Union européenne car la politique de défense est restée, à l'origine, de la compétence des États. Cependant l'intégration européenne a été approfondie dans ce domaine ces dernières années dans le cadre de la politique commune de sécurité et de défense (PCSD), qui est une branche essentielle de la politique étrangère et de sécurité commune, et par la création de forces internationales distinctes concernant la défense de l’Union. Un certain nombre d'opérations militaires de la PCSD ont été déployées ces dernières années.

Plusieurs chefs d’État ou ministres, dont l’ancien président Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel, le ministre des Affaires étrangères italien Franco Frattini et l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, ont apporté leur soutien à l'idée d'une défense commune de l’Union[3],[4],[5]. Cette possibilité, requérant l'unanimité des États membres, a été inscrite dans l’article 42 du traité sur l'Union européenne dès l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne le 1er décembre 2009.

Enfin, le traité de Lisbonne a étendu le champ d'application de la disposition concernant la coopération renforcée afin de la rendre applicable au domaine de la défense. Ce mécanisme permet à un petit nombre d’États membres d'approfondir l'intégration au sein des institutions de l’Union, sans pour autant que les États membres réticents soient dans l'obligation de participer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte montrant les États membres de l'Union et ceux de l'OTAN
  •      États uniquement membres de l'UE
  •      États uniquement membres de l'OTAN
  •      États membres des deux

Union de l'Europe occidentale et OTAN[modifier | modifier le code]

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, après la défaite du Troisième Reich, le Traité de Dunkerque fut signé par la France et le Royaume-Uni le 4 mars 1947 comme traité d'alliance et d'assistance mutuelle face à une éventuelle attaque allemande en conséquence de la Seconde Guerre mondiale. Le traité de Dunkerque est entré en vigueur le 8 septembre 1947. En 1948, le traité de Bruxelles a institué l’Union de l'Europe occidentale avec une structure de commandement européenne alliée. Les puissances d'Europe occidentale, à l’exception de l'Irlande, de la Suède, de la Finlande, et de l’Autriche, signèrent le Traité de l'Atlantique Nord avec les États-Unis et le Canada. À l'origine, il ne s'agissait que d'une association de défense passive. Cependant, dès 1951, pendant la guerre de Corée, l'organisation de défense devint l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

Tentative de Communauté européenne de défense[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950, l'Allemagne, la France, l’Italie, et les États du Benelux firent une tentative d'intégrer les armées de l’Europe de l’ouest par un traité établissant la Communauté européenne de défense (CED). Cependant, ce traité n'est pas entré en vigueur de par le refus français, alors que les Gaullistes craignaient une perte de souveraineté et que les Communistes craignaient un renforcement militaire de l'Europe qui pourrait rivaliser avec l'Union soviétique.

L'échec de la CED eu pour conséquence un amendement au traité de Bruxelles lors des conférences de Londres et Paris qui, en remplacement de la CED, établit une Union de l'Europe occidentale politique (UEO) à partir de l'Organisation de défense de l'Union de l'Europe occidentale.

Passage de l'UEO à l'UE[modifier | modifier le code]

Sur les 28 États membres de l'Union, 22 sont membres de l’OTAN. Deux autres membres de l'OTAN sont candidats à l’Union, et un seul est uniquement membre de l’espace économique européen. En 1996, l'Union de l'Europe occidentale fut chargé par l'OTAN de mettre en place une Identité européenne de sécurité et de défense au sein de l'OTAN, laquelle fut ensuite remplacée par la Politique commune de sécurité et de défense. De même, les compétences de l'Union de l'Europe occidentale furent transférées à l'Union européenne par le traité de Lisbonne. Les États membres de l'Union et ceux de l'OTAN ne sont pas les mêmes, ainsi, certains États membres de l'UE sont traditionnellement neutre en matière de défense. Plusieurs États membres sont d'anciens membres du Pacte de Varsovie.

L'UE avait alors un mandat limité en matière de défense, avec un rôle précisé dans le traité d'Amsterdam ainsi que dans l'objectif global d'Helsinki[6] (la force d'action rapide européenne). Cependant, certains États membres de l’Union peuvent passer des accords multilatéraux en matière de défense hors de la structure de l'Union.

Synchronized Armed Forces Europe[modifier | modifier le code]

Le 20 février 2009, le Parlement européen vota en faveur de la création d'une « force armée synchronisée européenne » (Synchronized Armed Forces Europe (SAFE)) comme première étape vers la création d'une vraie force armée de l’Union. La SAFE sera dirigée par une direction de l'Union, avec sa propre doctrine opérationnelle et ses propres normes d'entrainement. Il y a aussi des projets visant à créer un « Conseil de l'Union européenne des ministres de la défense » et « un statut européen pour les soldats dans le cadre de l'établissement des normes d'entrainement de la SAFE, de la doctrine opérationnelle et de la libre action opérationnelle »[7].

Évolution du traité de Lisbonne[modifier | modifier le code]

L'entrée en vigueur du traité de Lisbonne força les États membres de l'Union de l'Europe occidentale à dissoudre l'organisation, qui était en majeure partie en veille, mais ils conservèrent la clause de défense mutuelle du traité de Bruxelles afin d'en faire la base d'un possible accord de défense mutuel de l’Union.

L'article 42 du traité sur l'Union européenne dispose que :

« La politique de sécurité et de défense commune inclut la définition progressive d'une politique de défense commune de l'Union. Elle conduira à une défense commune, dès lors que le Conseil européen, statuant à l'unanimité, en aura décidé ainsi. »

— Traité sur l'Union européenne[8]

Dépense militaire[modifier | modifier le code]

France et Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Traités de Londres (2010).

La France et le Royaume-Uni sont deux principales puissances militaires globales et sont les seuls États membres de l’Union disposant de la dissuasion nucléaire. Pris ensemble, la France et le Royaume-Uni représentent 40 % de budget de la défense total de l'Europe, 50 % de ses capacités militaires et 70 % de ses dépenses en recherche et développement militaire[9]. Le traité de défense franco-britannique de 2010 met en commun les ressources des forces armées des deux États afin de maintenir leur statut de « puissance défensive globale ». De même, en vertu du traité, la France et le Royaume-Uni travaillent conjointement sur les armes nucléaires : les tests seront menés en France et les technologies seront développées au Royaume-Uni[10].

Dépenses militaires de la France et du Royaume-Uni[N 1]
Rang État Dépense
(en milliard de $)
Pourcentage du PIB Part mondiale
(en %)
1 Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni 59.6 2,7 % 3,7 %
2 Drapeau de la France France 59.3 2,3 % 3,6 %

Dépense militaire européenne[modifier | modifier le code]

Les dépenses militaires combinées des 28 États membres de l’Union s'élève à 194 milliards d'euro[11]. Cela représente 1,61 % du PIB de l’Union européenne, ce qui la place au second plan derrière les 520 milliards d'euro de dépense militaire des États-Unis. Cela représente 4,8 % du PIB des États-Unis[12]. Les chiffres sur l’Union incluent les dépenses pour les projets communs tel que l'Eurofighter et l’achat commun de matériel militaire (en).

État membre Dépense en € Pourcentage du PIB Image
- Drapeau de l’Union européenne Union européenne 194 357 000 000 € 1,61 % Milliard (nombre)
1 Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni 43 403 000 000 € 2,56 %
2 Drapeau de la France France 39 237 000 000 € 2,01 %
3 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 33 492 000 000 € 1,34 %
4 Drapeau de l'Italie Italie 21 637 000 000 € 1,40 %
5 Drapeau de l'Espagne Espagne 11 132 000 000 € 1,05 %
6 Drapeau de la Pologne Pologne 8 631 995 060 € 1,95 %
7 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 8 472 000 000 € 1,43 %
8 Drapeau de la Grèce Grèce 4 756 000 000 € 2,07 %
9 Drapeau de la Suède Suède 4 265 000 000 € 1,23 %
10 Drapeau de la Belgique Belgique 3 951 000 000 € 1,12 % Dépenses militaires hypothétiquement combinées de l'Union par rapport aux États-Unis et aux cinq plus importants budgets de la défense européens[13].
11 Drapeau du Danemark Danemark 3 493 000 000 € 1,32 %
12 Drapeau du Portugal Portugal 2 782 000 000 € 1,61 %
13 Drapeau de la Finlande Finlande 2 707 000 000 € 1,50 %
14 Drapeau de l'Autriche Autriche 2 430 000 000 € 0,86 %
15 Drapeau de la République tchèque République tchèque 2 016 000 000 € 1,39 %
16 Drapeau : Roumanie Roumanie 1 575 000 000 € 1,29 %
17 Drapeau de la Hongrie Hongrie 1 022 000 000 € 1,04 %
18 Drapeau de l'Irlande Irlande 911 000 000 € 0,59 %
19 Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 853 000 000 € 1,29 %
20 Drapeau de la Bulgarie Bulgarie 629 000 000 € 1,74 %
21 Drapeau de la Slovénie Slovénie 583 000 000 € 1,62 %
22 Drapeau de Chypre Chypre 361 000 000 € 2,06 %
23 Drapeau de l'Estonie Estonie 249 000 000 € 1,72 %
24 Drapeau de la Lituanie Lituanie 246 000 000 € 0,90 %
25 Drapeau du Luxembourg Luxembourg 201 000 000 € 0,48 %
26 Drapeau de la Lettonie Lettonie 194 000 000 € 1,08 %
27 Drapeau de Malte Malte 44 000 000 € 0,71 %

Armée des États membres[modifier | modifier le code]

Personnel militaire de l'Union[modifier | modifier le code]

En 2009, les forces armées actives confinées de l'Union européenne totalisait un personnel 1 668 537. En 2009, les 26 membres de l'Agence européenne de défense (AED) déclarait avoir environ 67 767 personnel militaire déployé dans le monde (soit 4 % du total). En cas d'opération d'envergure, l'Union pourrait rapidement déployer 443 103 personnel militaire terrestre, dont 106 754 pourrait soutenir une opération durable[14]. Par opposition les États-Unis ont environ 200 000 hommes déployés (14 % du personnel militaire américain)[12]. Le Danemark ne fait pas partie de l'AED, mais est un État membre de l'Union ce qui porte ainsi le total des effectifs de l'armée combinée de l'UE à 1 695 122 hommes.

Résumé du personnel militaire[N 2]
État membre Actif Personnel réserviste Personnel paramilitaire Personnel total Image
Drapeau de l’Union européenne Union européenne 1 695 122 2 614 491 755 034 5 064 647
Drapeau de la France France[14],[15],[16],[17] 243 000 70 300 151 779 465 079
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni[18] 227 160 174 800 401 960
Drapeau de l'Allemagne Allemagne[19],[20] 205 145 200 812 405 957
Drapeau de l'Italie Italie[14],[21] 192 168 41 867 244 273 478 308
Drapeau de l'Espagne Espagne[14],[22] 136 000 319 000 80 210 535 210
Drapeau de la Grèce Grèce[14],[23],[24] 133 385 237 500 4 000 374 885
Drapeau de la Pologne Pologne[14],[25] 98 840 10 000 28 100 136 940
Drapeau : Roumanie Roumanie[14],[26],[27] 74 790 45 000 79 900 199 690
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas[14],[28] 48 639 3 339 3 000 54 978
Drapeau du Portugal Portugal[14],[29] 39 568 210 900 47 700 298 168 Tableau montrant la forces du personnel actif de l'Union par rapport aux puissances militaires (Note : 100 = 1 million).
Drapeau de la Belgique Belgique[14],[30] 35 720 2 040 37 760
Drapeau de la Finlande Finlande[14],[31] 35 328 351 500 7 550 394 378
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie[14],[32] 32 445 302 500 34 000 368 945
Drapeau de l'Autriche Autriche[14],[33] 28 065 195 000 9 400 232 465
Drapeau de la République tchèque République tchèque[14],[34] 24 418 10 998 35 416
Drapeau du Danemark Danemark[35] 26 585 53 507 80 092
Drapeau de la Hongrie Hongrie[14],[36] 21 060 44 000 12 000 77 060
Drapeau de la Suède Suède[14],[37] 16 958 242 000 800 259 758
Drapeau de la Slovaquie Slovaquie[14],[38] 14 413 14 413
Drapeau de Chypre Chypre[14],[39] 12 937 50 000 750 63 687
Drapeau de l'Irlande Irlande[14],[40] 9 950 14 500 24 450
Drapeau de la Lituanie Lituanie[14],[41] 8 108 6 700 14 600 29 408
Drapeau de la Slovénie Slovénie[14],[42] 6 964 3 800 4 500 15 264
Drapeau de la Lettonie Lettonie[14],[43] 4 937 10 866 10 096 25 899
Drapeau de l'Estonie Estonie[14],[44] 6 600 42 000 10 766 59 300
Drapeau de Malte Malte[14] 2 120 2 120
Drapeau du Luxembourg Luxembourg[14],[45] 882 612 1 494

Forces aériennes de l'Union[modifier | modifier le code]

Les forces aériennes se composent, en Europe, d'une grande variété de systèmes militaires et de matériel. Ceci est principalement dû aux exigences différentes des États membres et aux industries nationales de la défense de certains d'entre eux. Cependant, certains programmes, tel que celui de l'Eurofighter Typhoon, ont été gérés mutuellement par plusieurs États membres. En 2010, l'Union européenne a environ 2 190 avions de combat utilisables (avion de chasse, avion d'attaque au sol, etc.)[46].

Les capacités des avions de transport de l’Union vont évoluer avec l'introduction de l'Airbus A400M (un autre exemple de la coopération européenne de défense). L'A400M est un avion de transport tactique[47]. Environ 140 appareils ont été commandés par cinq États membres (Royaume-Uni, France, Allemagne, Espagne et Belgique).

Forces aériennes par origine des appareils
Europe Europe (Royaume-Uni) et États-Unis États-Unis Russie
Nombre Type Nombre Type Nombre Type Nombre Type
34 Eurofighter Typhoon 28 AV-8B Harrier II[N 3] 146 F-18 68 Mikoyan MiG-29
75 Dassault Rafale[N 4] 406 F-16 36 Soukhoï Su-25
212 Saab JAS 39 Gripen 102 F-4 Phantom II 45 Soukhoï Su-22
391 Panavia Tornado 51 Vought A-7 Corsair II 82 MiG-21
202 Dassault Mirage 2000
41 Dassault Mirage F1
36 Dassault Super Étendard[N 3]
55 AMX International AMX

Forces terrestres de l'Union[modifier | modifier le code]

Les deux plus importantes armées de terre de l'Union sont celles du Royaume-Uni et de la France[48].

Forces navales de l'Union[modifier | modifier le code]

Les forces navales combinées de l’Union comprennent 600 navires de guerres commissionnés. Ce nombre ne prend pas en compte les navires auxiliaires, de surveillance et de soutien. L'Union dispose d'un total de 6 porte-avions (dont le plus grand est le Charles de Gaulle) et un grand nombre de navires de débarquement. Ceci donne à l'UE des capacités de projection significatives. Sur la soixantaine de sous-marins de l'Union, 21 sont des sous-marins nucléaires (dont 11 sont britanniques et 10 français) et les autres sont des sous-marins d'attaque conventionnel. Plusieurs marines européennes ne classifient pas les navires de la taille des destroyers dans cette catégorie, mais les classifient alors dans les frégates sans prendre en compte leur taille et leur rôle. Ceci explique la différence entre le nombre de destroyers et de frégates en service.

La Mission Atalanta (anciennement la Force navale de l’Union européenne pour la Somalie) est la première (toujours en cours) opération navale de l’Union européenne. Elle fait partie d'une série d'actions de l’Union dans la corne de l'Afrique afin de répondre à la crise somalienne. En janvier 2011, 23 États membres de l’Union y participaient.

Capacités navales de l'Union[49]
États membres Sous-marins Destroyers Frégates Corvettes Porte-avions et
porte-aéronefs
Bâtiments amphibies Bateau lance-missiles Navire de guerre
des mines
Patrouilleur Graphique
Drapeau de l’Union européenne Union européenne 58 19 92[N 5] 58 7 18 61 159 166
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni[50] 11 6 13 3 7 15 24
Drapeau de la France France[51] 10 12[N 6] 9 1 4 11 17
Drapeau de l'Allemagne Allemagne[52] 4 15 5 10 20
Drapeau de l'Italie Italie[53] 6 4 8[N 7] 8 2 3 12 14
Drapeau de l'Espagne Espagne[54] 4 5 6 5 1 2 4 6 19
Drapeau de la Grèce Grèce[55] 8 14 17 9 16
Drapeau de la Pologne Pologne[56] 5 2 3 4 19
Drapeau : Roumanie Roumanie[57] 3 7 6 5 8
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas[58] 4 4 2 2 10
Drapeau du Portugal Portugal[59] 2 5 7 22 Les frégates et destroyers de l’Union
par rapport aux autres puissances militaires.
Drapeau de la Belgique Belgique[60] 2 6 1
Drapeau de la Finlande Finlande 8 19 2
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie 1 4 3 3 5
Drapeau du Danemark Danemark[61] 6 5 6
Drapeau de la Suède Suède[62] 5 11 11 13
Drapeau de l'Irlande Irlande[63] 8
Drapeau de la Lituanie Lituanie[64] 4 4
Drapeau de la Slovénie Slovénie[65] 2
Drapeau de la Lettonie Lettonie 4 4
Drapeau de l'Estonie Estonie 1 3 2
Drapeau de Malte Malte[66] 8

Forces et structures[modifier | modifier le code]

Politique commune de sécurité et de défense[modifier | modifier le code]

Les accords de défense qui ont été établis au sein des institutions de l’Union font partie de la politique commune de sécurité et de défense (PCSD), une branche de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Il convient de noter que le Danemark dispose d'un opt-out en matière de PCSD.

Déploiements[modifier | modifier le code]

En 2004, les États membres de l'Union ont pris le commandement de la mission de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine au travers de la Force de l'Union européenne (EUFOR). Il y a eu d'autres opération, notamment à Gaza et en République démocratique du Congo. En 2007, le Haut Représentant pour la politique étrangère, Javier Solana, indiqua que l’UE pourrait envoyer des troupes en Géorgie aux côtés de troupes russes[67].

Initiatives séparées[modifier | modifier le code]

Les initiatives séparées des États membres concernent, d'une façon ou d'une autre, la défense de l’Union et se rapprochent d'une armée européenne permanente.

Position des États membres sur une armée européenne[modifier | modifier le code]

Le 23 mars 2007, la chancelière fédérale allemande Angela Merkel, alors que l'Allemagne présidait le Conseil de l'Union européenne, déclara lors d'une interview pour le cinquantenaire de l'Union européenne qu'elle souhaitait la réalisation d'une force armée européenne unie.

Le ministre des Affaires étrangères allemand Guido Westerwelle a appelé à la création d'une armée européenne sous l'égide du traité de Lisbonne qui serait « le début et non la finalité » d'une politique commune de sécurité et de défense. Il ajoute que « l'objectif à long terme est de construire une armée européenne sous contrôle parlementaire. L'Union doit répondre aux attentes politiques qui découlent de son rôle en tant qu'acteur mondial ». Le ministre des Affaires étrangères a ajouté qu'une telle armée pourrait avoir un rôle dans le cadre de mécanismes de gestion de crise dans une période de rareté des ressources lesquels seront élaborés par les États membres dans le cadre d'une coopération renforcée[68].

Le 14 juillet 2007, le président français Nicolas Sarkozy a demandé à ce que l'Union crée une force armée unifiée et, le même jour, des groupes de soldats des 27 États membres de l'Union européenne ont défilé sur les Champs-Élysées lors du défilé militaire du 14 juillet[69] à l'invitation de Nicolas Sarkozy.

À l'origine, les ministres britanniques s'opposaient à l'article 42 du TUE en déclarant que le Conseil européen ne prendra pas cette décision rapidement et qu'il serait dès lors inapproprié que le traité la prévoit. Cependant leur position a évolué.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les dépenses militaires britannique et française de 2010 ont été publiées dans le Yearbook 2011 de l'institut international de recherche sur la paix de Stockholm utilisant le taux de change de 2010 du dollar américain (SIPRI - Yearbook 2011)
  2. Les chiffres concernant les réservistes et les paramilitaires sont ceux fournis par l’International Institute for Strategic Studies (un institut de recherche britannique) en 2010.
  3. a et b L'ensemble appartient à la Marine.
  4. Dont 16 appartiennent à la Marine.
  5. Ce nombre exclut les 11 frégates légères de la marine française et 4 frégates légères de la marine italienne.
  6. Ce chiffre exclut les 5 frégates légères françaises (3 200 tonnes ou moins).
  7. Ce chiffre exclut les 4 frégates légères italiennes (2 500 tonnes ou moins).

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère des Affaires étrangères 2007
  2. SEAE - État-major
  3. Owen 2009
  4. Glover 2007
  5. Iristimes 2007
  6. Catalogue des forces 2006
  7. Waterfield 2009
  8. Article 42 du Traité de Lisbonne
  9. Field 2010
  10. BBC News - 2 novembre 2010
  11. EDA Data - 2012
  12. a et b AED - 25 janvier 2012
  13. Source : Agence européenne de défense.
  14. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x et y AED - 31 mars 2011
  15. Direction des ressources humaines de l'armée de terre
  16. Forces - Defense.gouv
  17. Armée de l'air - 7 janvier 2011
  18. UK Defense statistics 2010
  19. Bundeswehr - 14 juin 2012
  20. IISS 2010, p. 134–137
  21. IISS 2010, p. 141–145
  22. IISS 2010, p. 160–164
  23. IISS 2010, p. 137–140
  24. Greece Armed forces
  25. IISS 2010, p. 153–155
  26. IISS 2010, p. 157–158
  27. Politica de Aparare
  28. IISS 2010, p. 148–150
  29. IISS 2010, p. 155–157
  30. IISS 2010, p. 120–121
  31. IISS 2010, p. 182–184
  32. IISS 2010, p. 121–123
  33. IISS 2010, p. 175-176
  34. IISS 2010, p. 125-126
  35. IISS 2010, p. 126-128
  36. IISS 2010, p. 140-141
  37. IISS 2010, p. 192-193
  38. IISS 2010, p. 158-159
  39. IISS 2010, p. 180-181
  40. IISS 2010, p. 185-186
  41. IISS 2010, p. 146-147
  42. IISS 2010, p. 159-160
  43. IISS 2010, p. 145-146
  44. IISS 2010, p. 128-129
  45. IISS 2010, p. 147-148
  46. World Air Forces 2010
  47. RAF - A400M
  48. RUSI 2011, p. 18
  49. Capacités navales de l'Union
  50. Accueil - RAF
  51. Équipements et matériel militaires
  52. Marine nationale allemande
  53. Marina Militare
  54. Armada espagnole
  55. Marine nationale grecque
  56. Marine nationale polonaise
  57. Marine nationale roumaine
  58. Koninklijke Marine
  59. Marinha Portuguesa
  60. Composante marine
  61. Saunders 2009
  62. Marine nationale suédoise
  63. Marine nationale irlandaise
  64. Marine nationale lituanienne
  65. MMC RTV Slovenija - 18 juillet 2008
  66. Marine nationale maltaise
  67. Rettman et Goldirova 2007
  68. Scally 2010
  69. Typographie des fêtes nationales, p. 81

Bibliographie[modifier | modifier le code]

« According to the Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), Britain spent more than US$ 69 billion on defence last year, placing it third in the world after the United States and China, while France spent US$ 67.31 billion, the fourth largest. Together, Britain and France account for 45% of Europe's defence budget, 50% of its military capacity and 70% of all spending in military research and development. »

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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