Forcelles-Saint-Gorgon

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Forcelles-Saint-Gorgon
L'église de la Conversion de Saint-Paul
L'église de la Conversion de Saint-Paul
Blason de Forcelles-Saint-Gorgon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Vézelise
Intercommunalité Communauté de communes du Saintois
Code postal 54330
Code commune 54203
Démographie
Population
municipale
150 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 25″ N 6° 06′ 07″ E / 48.4569, 6.101948° 27′ 25″ Nord 6° 06′ 07″ Est / 48.4569, 6.1019  
Altitude Min. 288 m – Max. 338 m
Superficie 5,36 km2
Localisation

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Forcelles-Saint-Gorgon

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Forcelles-Saint-Gorgon

Forcelles-Saint-Gorgon est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à 30 km de Nancy, 25 km de Toul et 20 de Mirecourt, Forcelles-Saint-Gorgon est un petit village rural, entre Sion et la commune de Vezelise. Son ensoleillement et la qualité de ses sols en font la plaque tournante du commerce de la mirabelle dans le Saintois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un chevalet de pompage à Forcelles-Saint-Gorgon

Forcelles-Saint-Gorgon possède dans son sous-sol des poches d'hydrocarbures[1]. L'intérêt pour l'exploitation de celles-ci remonte à 1955 ; mais il faut attendre les années 1970 et le choc pétrolier pour que les sites d'extraction connaissent un développement important.

C'est sur l'initiative du professeur Pierre-Louis Maubeuge que la société Géomatic entreprend en 1979 une campagne sismique pour l'étude du site. L'exploitation commence en 1983. La Société de Recherche et d’Exploitation du Pétrole en Lorraine (REPLOR) puis PETROLOR monté par Maubeuge est partie prenante avec d'autres grandes sociétés mais les difficultés face aux grandes sociétés et l'administration conduiront à la fermeture de l'entreprise dans les années 1990[2]

La commune comptera jusqu'à onze derricks et, au début, c'est au rythme d'un camion de 20 000 litres par jour que le pétrole est extrait.

En tout, 13 698 tonnes de pétrole[3] de qualité "brut léger" ont été extraites du sous-sol de Forcelles entre le 27 mai 1983 et le 31 décembre 1998[4].

Aujourd'hui, il ne reste plus qu'un monument commémoratif entre Forcelles et Praye.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Michel Merlin SE  
1995 2001 Pierre Tassel SE  
1971 1995 Pierre Maire SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 150 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
164 183 210 223 230 281 270 288 285
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
295 262 235 224 240 226 222 209 203
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
212 195 173 175 164 153 164 166 157
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
146 129 133 153 143 143 143 150 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château à Forcelles-Saint-Gorgon attesté par sa présence sur des documents graphiques, au nord de l'église, la mention de ses jardins en 1717, et le nom de son propriétaire à l'époque : Charles Joseph Olivier de Haudonviller. En 1789, Madame de Mussey habite au château. Elle est veuve de Messire Joseph Léonard de Mussey, Chevalier Seigneur haut justicier de Forcelles-Saint-Gorgon et Morville, décédé en 1773. Joseph Léonard de Mussey exerçait la profession de Conseiller Ordinaire de sa Majesté Stanislas, Roi de Pologne, Duc de Lorraine.

Église de la Conversion de Saint-Paul[modifier | modifier le code]

  • Monument classé. Chœur magnifique à 2 travées, une droite voûtée d'ogives, une voûtée en cul-de-four, l'abside polygonale à cinq pans, et le clocher datent du XIIe siècle ; la nef est du XVIe siècle ; le clocher fut restauré en 1725.
  • Monument funéraire, haut-relief placé sous un enfeu.

Présence de gisants qui auraient été les Comtes de Morville, lieu-dit du village. Précision épitaphe : au-dessus de la tête et des pieds, deux épitaphes avec inscriptions gothiques portant la date 1484. Anthoine de Forcelles fils de Jehan de Forcelles et Catherine son épouse fille de Didier du Han.

Un important travail de restauration s'est achevé en 2008, remise en état des crépis, mise au jour de marbre et de peinture originel sous la supervision des monuments historiques.

Plusieurs vitraux remarquables :

  • « l'alliance franco russe », représentant l'accord de coopération militaire signé entre la France et la Russie qui fut en vigueur de 1892 à 1917 ;
  • « un magnifique sauroctone » représentant saint Michel terrassant le dragon[7]

Fêtes[modifier | modifier le code]

  • Une tradition « Les Brouans »

Jadis, elle se faisait dans toute la Lorraine. Aujourd'hui en Meurthe-et-Moselle, elle ne subsiste que dans le Sud-Lunévillois ou dans le Saintois (région de Vézelise).

Pendant trois jours (après la messe du jeudi saint, les angélus se taisent, « les cloches partant à Rome » selon la formule consacrée.

Les enfants du village, les remplacent avec des crécelles simples qu'on appelle les "brouans". Ils passent dans les rues tôt le matin (pour les plus courageux), à midi et à 7 heures du soir, en crécellant et en criant : "Voici l'angélus !", "Voici Midi !". S'il y a un office le vendredi Saint au village, par 3 fois, ils préviendront les habitants en hélant pour annoncer l'office "Voici le premier !", "Voici le second !", "Voici le dernier !".

Le samedi suivant, ils viennent dans les maisons récolter confiseries et argent, que les Forcellois leur donnent comme remerciement. À l'issue de cette quête, une grande fête est l'occasion du partage.

Évolution des mentalités, la parité s'est installée, activité autrefois réservée strictement aux enfants de chœur, les filles sont admises depuis 1990.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La colline de Sion-Vaudémont > Géologie et fossiles », sur La colline de Sion,‎ 2012 (consulté le 2 septembre 2014).
  2. Adrien Chobaut, « On a trouvé du pétrole en Lorraine ! », sur My Lorraine,‎ 16 septembre 2014 (consulté le 2 septembre 2014).
  3. M. Raux, « La saga du pétrole lorrain »,‎ 11 septembre 2013 (consulté le 2 septembre 2014).
  4. Christophe Dollet, « Sion : l’exploitation de pétrole relancée ? », sur L'Est républicain,‎ 12 septembre 2011 (consulté le 2 septembre 2013).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. http://www.mythofrancaise.asso.fr/mythes/themes/saurocto.htm


Liens externes[modifier | modifier le code]

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