Force aérienne d'autodéfense japonaise

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Force aérienne d'autodéfense japonaise
Image illustrative de l'article Force aérienne d'autodéfense japonaise

Période - présent
Pays Drapeau du Japon Japon
Allégeance Empereur du Japon
Type Force aérienne
Effectif 34 760 personnes
Fait partie de Forces d'autodéfense japonaises
Couleurs Japan Air Self-Defense Force roundel.svg
Équipement 769 aéronefs[1]
Commandant Général Haruhiko Kataoka

La Force aérienne d'autodéfense japonaise ou Kōkū Jieitai (Japonais: 航空自衛隊) est la composante aérienne des Forces d'autodéfense japonaises. Elle a été créée le et reprend une partie des traditions du service aérien de l'armée impériale japonaise. En 2010, ses effectifs étaient de 34 760 militaires[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Zones aériennes d'identification japonaise, chinoise et sud-coréenne depuis le 23 novembre 2013.
Mitsubishi T-2 et Mitsubishi F-1, les premiers avions de combat de conception japonaise construits après la Seconde Guerre mondiale. Mis en service entre les années 1970 et les années 2000.

Avant de former la Force d'autodéfense japonaise après la Seconde Guerre mondiale, le Japon ne possédait pas de force aérienne à proprement parler, ou plutôt le pays n'en possédait plus, si l'on tient compte de l'état des forces et de la déchéance de l'IJN et de l'IJAAF à la toute fin de la Seconde Guerre mondiale. En effet, les opérations aériennes lors de cette guerre furent menées par le service aérien de l'armée impériale japonaise (IJAAF) et par le service aérien de la marine impériale japonaise (IJNAS), deux services distincts. Après la Seconde Guerre mondiale, l'armée impériale japonaise et la marine furent dissoutes, incluant donc leurs services aériens respectifs, et remplacées par la JSDF après l'adoption de la loi de 1954, avec la JASDF comme force aérienne d'auto-défense. Si, dans les premiers temps, elle utilise quelques matériels qui lui restaient de l'IJAAF et de l'IJNAS et qui n'avaient pas été saisis, détruits, ou "bricolés" par l'occupant américain victorieux pour empêcher une utilisation illicite, la JASDF se dote très vite de matériel américain, qu'elle continue à utiliser à l'heure actuelle, et adopte le système de désignation de l'US Air Force[3].

Pendant la guerre froide, la principale menace était l'URSS, conduisant le Japon à orienter ses défenses vers le nord de l'archipel, où un contentieux à propos des Îles Kouriles et de Sakhaline persiste depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La défection de Viktor Belenko, qui atterrit le 6 septembre 1976 sur l'aéroport de Hakodate à bord d'un Mig-25 après un vol de 990 km sans être détecté, lui fit développer un programme de système de détection et de commandement aéroporté.

Le nombre de décollages d’urgence ou en alerte que la force aérienne japonaise a dû lancer a considérablement augmenté au cours des années 2000, afin d’intercepter les intrus chinois ou russes pénétrant dans l’espace aérien japonais. Ils se sont montés à 386 fois dans l’année fiscale 2010, ce qui représente alors le nombre le plus élevé depuis 1991[2], à 425 en 2011, à 567 en 2012 et 563 au 3e trimestre 2013[4]. De 1958 au 13 décembre 2012, 35 intrusions d'avions ont été comptabilisées, 33 soviétiques puis russes, une taïwanaise et la dernière en date, chinoise[5]. Ces chiffres sont le reflet des tensions persistantes et conflits larvés, passés et actuels, dans la région.

Organisation[modifier | modifier le code]

Drapeau de la force aérienne d'autodéfense japonaise.

Les différentes unités de la JASDF sont partagés dans différents commandements disposant de 20 bases aériennes dont voici l’organigramme en 2010.

  • État-Major, Japan Air Self-Defense Force
    • Commandement de la défense aérienne, Fuchū, Tōkyō
      • Force de Défense Aérienne Nord, Misawa, Aomori
      • Force de Défense Aérienne Centrale, Iruma, Saitama
        • 6e Escadre Aérienne, Komatsu Air Base
        • 7e Escadre Aérienne, Hyakuri Air Base
        • Escadre d'avertissement et de Contrôle des aéronefs du Centre
        • 1er Groupe de missiles de défense aérienne, MIM-104 Patriot
        • 4e Groupe de missiles de défense aérienne, MIM-104 Patriot
        • Groupe de Iwo Jima
      • Force de Défense Aérienne Ouest, Kasuga (en), Fukuoka
        • 5e Escadre Aérienne, Nyutabaru Air Base
        • 8e Escadre Aérienne, Tsuiki Air Base
        • Escadre d'avertissement et de Contrôle des aéronefs de l'Ouest
        • 2e Groupe de missiles de défense aérienne, MIM-104 Patriot
      • Division Aérienne Composée du Sud-Ouest, Naha, Okinawa
        • 83e Escadre Aérienne, Naha Air Base
        • Escadre d'avertissement et de Contrôle des aéronefs du Sud-Ouest
        • 5e Groupe de missiles de défense aérienne
      • Groupe aéroportée de détection lointaine
        • Misawa Air Base, E2C
        • Hamamatsu Air Base, E-767
      • Groupe de reconnaissance tactique
      • Groupe d'entraînement de chasse tactique
      • Groupe d'instruction de missiles de défense aérienne
    • Commandement de soutien aérien, Fuchū, Tōkyō
      • Escadre de sauvetage aérien, UH-60J,U-125A,CH-47J
      • 1re Escadre de transport aérien tactique, Komaki Air Base
      • 2e Escadre de transport aérien tactique, Iruma Air Base
        • 402e Escadron, C-1, U-4
      • 3e Escadre de transport aérien tactique, Miho Air Base
        • 403e Escadron, C-1, YS-11NT/P
        • 41e Escadron, T-400
      • Groupe du Service et de Contrôle de la circulation aérienne
      • Groupe du Service météorologique aérien
      • Escadron de vérification en vol, Iruma Air Base
      • Groupe de transport aérien spécial, Chitose Air Base
    • Commandement d'instruction aérienne, Hamamatsu, Shizuoka
      • 1re Escadre Aérienne, Hamamatsu Air Base
        • 31e Escadron, T-4
        • 32e Escadron, T-4
      • 4e Escadre Aérienne, Matsushima Air Base
        • 21e Escadron, F-2B
        • 11e Escadron "Blue Impulse", T-4
      • 11e Escadre de formation en vol, Shizuhama Air Base
        • 1er Escadron, T-7
        • 2e Escadron, T-7
      • 12e Escadre de formation en vol, Hofu kita Air Base
        • 1er Escadron, T-7
        • 2e Escadron, T-7
      • 13e Escadre de formation en vol, Hofu kita Air Base
        • 1er Escadron, T-4
        • 2e Escadron, T-4
      • Escadre de formation aérienne de base
      • Escadron d'entraînement au vol, Nyutabaru Air Base
      • Groupe aérien d'aide à la formation
      • École de l'Air des aspirants-officiers
      • 1re, 2e, 3e, 4e et 5e école technique
    • Commandement de développement et d'essai aérien, Iruma, Saitama
    • Commandement de matériel aérien, Jujou, Tōkyō
      • 1er, 2e, 3e et 4e dépôt aérien
    • Collège du personnel aérien
    • Escadre de Communications et Systèmes aérien
    • Groupe du Service de sécurité aérienne

Grades[modifier | modifier le code]

Officiers & Adjudant-Chef
(幹部・准尉)
Insigne OF-9
Général
(Général d'Armée
aérienne)
(統合・航空幕僚長)
OF-8
Lieutenant-Général
(Général de Division
aérienne)
(将)
OF-7
Général-Major
(Général de Brigade
aérienne
(将補)
OF-5
Colonel
(1佐)
OF-4
Lieutenant
Colonel
(2佐)
OF-3
Commandant
(3佐)
OF-2
Capitaine
(1尉)
OF-1
Lieutenant
(2尉)
OF-1
Sous
Lieutenant
(3尉)
OR-9
Major
(准尉)
Type A
(甲階級章)
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Type B
(乙階級章)
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Miniature
(略章)
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Sous-officiers
(曹・士)
Insigne OR-8
Adjudant
(曹長)
OR-7
Sergent
major
(1曹)
OR-6
Sergent
chef
(2曹)
OR-5
Sergent
(3曹)
OR-3
Caporal
(士長)
OR-2
Aviateur
de
1ère
classe
(1士)
OR-1
Aviateur
(2士)
Type A
(甲階級章)
JASDF Senior Master Sergeant insignia (a).svg JASDF Master Sergeant insignia (a).svg JASDF Technical Sergeant insignia (a).svg JASDF Staff Sergeant insignia (a).svg JASDF Airman 1st Class insignia (a).svg JASDF Airman 2nd Class insignia (a).svg JASDF Airman 3rd Class insignia (a).svg
Type B
(乙階級章)
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Miniature
(略章)
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Défense antimissile du Japon[modifier | modifier le code]

Radar J/FPS-5 à Okinawa.

Depuis 1998, le Japon développe son programme antimissile en collaboration avec les États-Unis suite aux tirs d'essai de missiles de la Corée du Nord passant au-dessus de son territoire. En 2012, les forces d’autodéfense nippones mettent en œuvre 4 destroyers de la classe Kongo doté de missiles intercepteurs SM-3 - qui en décembre 2007 effectua pour la première fois une interception de missile balistique lors de d'essais - ainsi que 16 batteries PAC-3 (Patriot Advance Capability-3). Le pays dispose également de 4 radars J/FPS-5 mit en service entre 2008 et 2011 et de 7 FPS-3 modernisés tandis que les États-Unis a un radar en bande X sur la base Shariki, près de Tsugaru depuis 2006 et que la construction d'un deuxième annoncé début 2013 sur la base aérienne de Kiogamisaki au nord-est de Kyoto[6]. Ils disposent depuis juin 2006 de PAC-3 déployés dans leur bases au Japon[7].

Un programme de satellite-espions japonais, le Information Gathering Satellite, a également été mis en place et le premier satellite mis en orbite en 2003 sous la direction du Cabinet Satellite Information Center placé sous le contrôle direct du cabinet du Premier ministre du Japon.

Batterie de missiles sol-air MIM-104 Patriot; Ces engins ont été déployés, entre autres, à Tokyo, lors du tir de la fusée nord-coréenne Unha le 13 février 2012 au cas où celui-ci aurait représenté un danger pour le Japon.

Le gouvernement du Japon a indiqué le qu’il déplace cette année le centre de commandement de sa défense antimissile de la base de la force aérienne d’autodéfense de Fuchu à la base aérienne de Yokota, siège de la 5e force aérienne des États-Unis. Ce déplacement commencera en mars et sera terminé dans le courant de l’année. Ceci facilitera la coopération en matière de défense antimissile. 1 200 personnes seront transférées dans la nouvelle base. Le nouveau centre opérationnel japonais sera relié au 613e centre d’opérations aériennes et spatiales à Hickam Air Force Base à Hawaï, qui synchronise toutes les missions aériennes, spatiales et cyberespaces américaines dans ce théâtre d’opération du Pacifique[8]. Le nouveau centre japonais est relié par un tunnel au Quartier général américain au Japon.

Le nombre de batteries terrestres PAC-3 devrait augmenter et être déployés plus largement passant de trois à six des bases aériennes japonaise[9].

Un radar à bande X américain de type AN/TPY-2 est installé depuis 2006 à la base de Shakiri, près de Tsugaru au nord de l'archipel. En 2013, on annonce la construction d’un second radar sur la base aérienne de Kiogamisaki au nord-est de Kyoto.

Du fait des obligations qui incombent au gouvernement japonais dans le cadre de la constitution, il est nécessaire de séparer formellement les chaînes de commandement japonaises et américaines de façon à garantir l’indépendance de la boucle de décision nationale. D’autre part, malgré l’important niveau d’intégration de leur architecture de défense antimissile avec celle des forces américaines, les responsables japonais ont souhaité développer une capacité d’alerte et de trajectographie propre afin de pouvoir juger par eux-mêmes de la situation balistique[10].

Aéronefs[modifier | modifier le code]

Les forces aériennes japonaises, après avoir été équipées lors de leur reconstitution de matériel de conception américaine construit souvent sous licence au Japon, augmente la part de son matériel issu du complexe militaro-industriel japonais en ce début de XXIe siècle. Voici le parc aérien de la force aérienne d'autodéfense japonaise en 2008[11] :

C-130H de la JASDF
Aéronefs Origine Type En service Versions Notes
Avion de chasse
Mitsubishi F-2 Drapeau du Japon Japon Avion multirôle
Avion multirôle/entraînement
44
33
F-2A
F-2B
Le tsunami causé par le séisme du 11 mars 2011 à endommagé au moins 18 F-2, en majorité des biplaces d'entrainement, sur la base aérienne de Matsushima[12] ainsi que plusieurs autres appareils stationnés sur le site.
Mitsubishi F-15 Eagle Drapeau des États-Unis États-Unis/Drapeau du Japon Japon Avion de chasse
Avion de chasse/entraînement
157
45
F-15J
F-15DJ
2 F-15J et 12 F-15DJ ont été construits aux États-Unis et le reste sous licence au Japon par Mitsubishi.
McDonnell Douglas F-4 Phantom II Drapeau des États-Unis États-Unis/Drapeau du Japon Japon Avion multirôle
Reconnaissance
91
26
F-4EJ/EJ改
RF-4E/EJ
2 F-4EJ & RF-4 ont été construits par les États-Unis, et le reste des F-4EJ furent construits sous licence au Japon par Mitsubishi. Les versions RF-4 devant être retirés, nombre de F-15 doivent recevoir des pods de radar à antenne synthétique.
Avion-école
Kawasaki T-4 Drapeau du Japon Japon Avion d'entraînement 208
Raytheon Hawker 400 Drapeau des États-Unis États-Unis Avion d'entraînement 13 T-400
Fuji T-7 Drapeau du Japon Japon Avion d'entraînement 49
Avion ravitailleur
Boeing 767 Drapeau des États-Unis États-Unis Avion ravitailleur 4 KC-767J Entré en service entre le 19 février 2008 et 2010
Avion de transport
Boeing 747 Drapeau des États-Unis États-Unis Transport de VIP 2 747-400
Lockheed C-130 Hercules Drapeau des États-Unis États-Unis Avion de transport 15 C-130H
Kawasaki C-1 Drapeau du Japon Japon Transport tactique
Guerre électronique
25
1
C-1A
EC-1
Gulfstream IV Drapeau des États-Unis États-Unis Transport de VIP 5 U-4
NAMC YS-11 Drapeau du Japon Japon Avion de transport 13 YS-11
BAe 125 Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Recherche et sauvetage 32 U-125A
AWACS
Boeing E-767 Drapeau des États-Unis États-Unis AWACS 4 E-767
Grumman E-2 Hawkeye Drapeau des États-Unis États-Unis AWACS 13 E-2C
Hélicoptère
Boeing CH-47 Chinook Drapeau des États-Unis États-Unis/Drapeau du Japon Japon Hélicoptère de transport 15 CH-47J Construit sous licence par Kawasaki.
Mitsubishi H-60 Drapeau des États-Unis États-Unis/Drapeau du Japon Japon Recherche et sauvetage 32 UH-60J 3 UH-60J ont été construits aux États-Unis et les autres sous licence par Mitsubishi.

Chasse[modifier | modifier le code]

Selon son Livre Blanc de la Défense paru fin 2011, le Japon aligne 362 avions de chasse : 202 Mitsubishi-Boeing F-15J/DJ, 93 Mitsubishi F-2 et 67 Mitsubishi-McDonnell Douglas F-4EJ Kai Phantoms[2]. Fin 2010, le Livre blanc indiquait 359 avions de chasse : 202 F-15J/DJ, 84 F-2A/B et 73 F-4EJ[13].

Ce parc aérien, comprenant les versions d'entrainement, est stable depuis les années 1990, alors qu'il était de 430 avions de combat en 1976[14].

  • Mitsubishi F-2 : Entré en service à partir de 2001, un total de 98 exemplaires de ce modèle pouvant effectuer des attaques air-sol et antinavires ont été construits, dont 4 prototypes en 2011. Fin 2010, on annonce 84 avions en première ligne (43 F-2A et 32 F-2B d'entrainement en service en 2008), mais le tsunami causé par le séisme du 11 mars 2011 a endommagé 18 F-2, en majorité des biplaces d'entrainement, sur la base aérienne de Matsushima (en)[12] ainsi que plusieurs autres appareils stationnés sur le site.
  • Mitsubishi F-15J/DJ Eagle : Versions construites par Mitsubishi Heavy Industries du F-15C/F-15D entré en service à partir du , un total de 223 de ces intercepteurs armés - hors canon - uniquement de missiles air-air furent livrés. 157 F-15J monoplaces et 45 F-15DJ biplaces d'entraînement sont en service en 2008.
  • McDonnell Douglas F-4 Phantom II : 154 F-4 Phantom II au total furent réceptionnés par les forces japonaises. 140 F-4EJ sont entrés en service à partir d'août 1972, dont 127 construits par Mitsubishi jusqu'en 1981, ainsi que 14 RF-4 de reconnaissance. 98 F-4EJ sont modernisés en F-4EJ Kai à partir de 1989. 73 sont en service en 2010.

Pour le remplacement des F-4, le Japon s'est lancé dans un programme appelé "F-X", visant à l'achat de 40 nouveaux avions de combat dits de 5e génération. Il a fait des efforts de lobbying auprès des autorités américaines pour acquérir le F-22 Raptor qui est en 2011, toujours interdit à l'exportation, et les constructeurs aéronautique de l'Eurofighter Typhoon et du F/A-18 SuperHornet tentent de placer leur production dans le cadre de ce programme. La décision finale aurait dû être annoncée en 2007[15] mais le ministère de la Défense japonais a lancé une demande d'informations seulement le 13 avril 2011 auprès des constructeurs précités, ainsi qu'auprès de celui du F-35[16], pour une commande annoncée le de 42 F-35A Lightning II, dont le montant est de plus de sept milliards de dollars américains, livrable à partir de 2016[17]. La fabrication des 4 premiers F-35A destinés au Japon débute en mars 2013 à Fort Worth (Texas), et devrait être achevée en février 2014. Mitsubishi Heavy Industries doit assembler les suivants sur un site de production construit en 2013, l’usine de Nagoya Aerospace Systems Works Komaki Minami (préfecture d’Aichi), pour une première livraison annoncée en 2017[18].

Suite au refus des États-Unis de fournir leur chasseur furtif F-22, un programme de prototype d'avions furtif a été lancé par le ministère de la Défense japonais en 2005 sous le nom de Mitsubishi ATD-X dont on spécule que le premier vol aurait lieu en 2014[19].

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Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Images externes
Illustration des satellites IGS-1a et IGS-1b
L'avant d'un F-4EJ(Kai) et d'un RF-4E. On distingue les capteurs sous le nez des appareils.
Un RF-4E.

14 avions de reconnaissance non armés RF-4EJ ont été construits par McDonnell Douglas et livrés à la JASDF entre novembre 1974 et juin 1975. 11 d'entre eux ont subi des améliorations et furent baptisés RF-4EJ Kai, ils furent renforcés par 17 F-4EJ reconvertis en cette version dans les années 1990[20]. Mis en œuvre par le 501e escadron Hikotai (Hikotai Kokutai) de la Division du renseignement de la force aérienne d'autodéfense japonaise basé à Hyakuri Air Base[21], 26 sont en service en 2008. En 2007, Lockheed Martin a reçu un contrat pour la livraison de pod de radar à synthèse d'ouverture devant équiper des F-15J Eagle pour remplacer les RF-4EJ[22].

Les deux premiers satellites espions Information Gathering Satellite japonais ont été mis sur orbite en 2003. Leur lancement avait été décidé par le gouvernement japonais en 1998, peu après le lancement par la Corée du Nord d'une fusée transportant un satellite Kwangmyŏngsŏng, qui avait survolé l'archipel nippon avant de terminer sa course dans l'océan Pacifique. En 2013, sept satellites d’observation terrestre sont en service. Le programme est placé sous le contrôle direct du cabinet du premier ministre du Japon.

Ravitaillement en vol[modifier | modifier le code]

  • Boeing KC-767J : La mission de l'armée japonaise étant défensive, sa force aérienne n'a longtemps eu que très peu de moyens de projections. Ce n'est qu'en 2008 qu'elle commença à mettre en service ses tout premiers ravitailleurs en vol : quatre KC-767J basés sur le Boeing 767, choisi en grande partie car sa cellule est commune avec les 4 Boeing E-767 qu'elle possédait.

Transport[modifier | modifier le code]

La flotte de transport japonaise est relativement réduite, l'armée japonaise n'entreprenant que très peu d'opérations hors de ses frontières.

  • Boeing 747-400 : 2 exemplaires (20-1101 et 20-1102) livrés en 1991, utilisés principalement pour le transport du Premier ministre japonais, de l'empereur et de l'impératrice et des membres de la famille impériale. Ils sont gérés par la Force aérienne d'auto-défense depuis 1992. Ces avions sont officiellement appelés seifu-senyō-ki (政府専用機, littéralement "Avions exclusifs du gouvernement") en japonais, mais appelés en anglais Japanese Air Force One/Two.
  • BAe 125/Hawker 800 : 28 exemplaires en 2008 utilisés en 2 versions ; un U-125 destiné à mener des activités d'inspection des installations de navigation aérienne et le reste de la flotte nommés U-125A pour des missions de secours en mer, perçus depuis la toute fin des années 1990[23]. Plusieurs basés sur la base aérienne de Matsushima ont été perdus lors de la catastrophe naturelle du 11 mars 2011[24].
  • Kawasaki C-1 : 31 exemplaires de ce biréacteur de transport tactique ont été construits entre 1970 et 1979. Ce premier avion de transport militaire de conception japonaise de l'après-guerre fut mis en service à partir de 1974 pour remplacer les Curtiss C-46 de la Seconde Guerre mondiale fournis par les États-Unis. 27 sont en service en 2008. Un exemplaire d'une version d'entrainement a la guerre électronique nommée EC-1 a effectué son premier vol le 3 décembre 1984.
  • Lockheed C-130H Hercules : 16 exemplaires en 2008
  • Kawasaki C-2 (en) : Il doit remplacer les C-1 et les C-130. Le prototype XC-2 à effectué son premier vol en janvier 2010[25]. 40 sont prévus, pour un coût unitaire d'environ 10 milliards de yen (~ 100 millions d'euros).
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Système de détection et de commandement aéroportée[modifier | modifier le code]

  • Grumman E-2 Hawkeye : Lorsque le pilote soviétique Viktor Belenko fit défection le avec son MiG-25 en atterrissant sur l'aéroport d'Hakodate après un vol de 990 km en basse altitude depuis la Sibérie sans être détecté, le Japon vit que sa surveillance avec des stations radars au sol était défaillante. La JASDF veut alors s'équiper de Boeing E-3 Sentry, mais la production de ceux-ci, venant tout juste de démarrer, étant réservée à l'USAF, elle opta pour l'achat de Grumman E-2 Hawkeye. Un premier lot de huit E-2C Group 0 fut livré entre 1982 et 1985, et un second de cinq machines au standard Group II fut livré en 1992 et 1993 au 601 Hikotai - Airborne Early Warning Group (AEWG)- de la base aérienne de Misawa[26], devenu le 31 mars 2005 Hiko Keikai Kanshitai (Escadron de surveillance et d'alerte aérienne)[27]. Neuf de ces avions sont portés au standard Hawkeye 2000, le premier ayant volé sous cette configuration le [28].
  • Boeing E-767 : En 1991, le ministère de la défense japonaise demanda des fonds pour améliorer le système de détection et de commandement aéroportée en se procurant l'E-3. Malheureusement, la production du Boeing E-3 basé sur la cellule du Boeing 707 prit fin en 1991 et le plan fut abandonné. L'année suivante, Boeing proposa un AWACS basé sur la cellule du Boeing 767, et le ministère de la défense convint d'acquérir deux E-767 au cours de l'année 1993 et deux autres au cours de l'année 1994[29].

Hélicoptères[modifier | modifier le code]

Entraînement[modifier | modifier le code]

  • Fuji T-7 : Ultime évolution du Beechcraft T-34 Mentor; Construit par Fuji Heavy Industries qui livre depuis 1978 des précédentes versions d'entrainement, le premier des 49 exemplaires commandés à l'origine a été livré en septembre 2002.
  • Kawasaki T-4 : Avion d'entrainement subsonique dont le premier vol a eu lieu le 29 juillet 1985 et mis en service à partir de 1988[30]. Il remplace les Lockheed T-33A, retirés du service le 29 juin 2000 et le Fuji T-1 (en)[31].
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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.flightglobal.com/airspace/media/reports_pdf/world-air-forces-2014-108161.aspx
  2. a, b et c Edouard Pflimlin, « Le Japon et l’équilibre des forces aériennes en Asie de l’Est », sur Affaires stratégiques,‎ 17 novembre 2011 (consulté le 20 novembre 2011)
  3. « La codification des forces japonaises, brésiliennes et espagnoles », sur Avions légendaires (consulté le 30 septembre 2013)
  4. (ja)[image] Tableau par pays des intrusions dans l'ADIZ japonaise en 2009 et 2013
  5. AFP, « Un avion chinois survole les îles Senkaku, des chasseurs japonais décollent », sur Le Monde,‎ 13 décembre 2012 (consulté le 15 décembre 2012)
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