Forêts des basses-terres du Golfe du Saint-Laurent

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Forêts des basses-terres du Golfe du Saint-Laurent
Écorégion terrestre - Code NA0408[1]

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Parc national de Fundy au Nouveau-Brunswick.

Classification
Écozone : Néarctique
Biome : Forêts tempérées décidues et mixtes
Géographie et climat
Superficie[2] :
39 516 km2
min. max.
Altitude[2] : 0 m 297 m
Température[2] : -12 °C 19 °C
Précipitations[2] : 58 mm 146 mm
Écologie
Espèces végétales[3] :
1 033
Oiseaux[4] :
191
Mammifères[4] :
46
Squamates[4] :
6
Espèces endémiques[4] :
0
Conservation
Statut[4] :
Critique / En danger
Aires protégées[5] :
2,9 %
Anthropisation[5] :
10,7 %
Espèces menacées[5] :
6
Ressources web :
Site du WWF

Localisation

alt=Description de l'image Gulf of St. Lawrence lowland forests map.svg.

Les forêts des basses-terres du Golfe du Saint-Laurent sont une écorégion terrestre nord-américaine du type Forêts tempérées d'arbres à feuilles caduques du World Wildlife Fund[6]

Répartition[modifier | modifier le code]

Cette écorégion recouvre l'Île-du-Prince-Édouard, les Îles de la Madeleine, la majeure partie du centre-est du Nouveau-Brunswick, le centre-ouest et la côte nord-ouest de la Nouvelle-Écosse[6].

Climat[modifier | modifier le code]

La température moyenne annuelle varie entre 4,5C et 6,5C. La température estivale moyenne oscille entre 12C et 15,5C[6].

Caractéristiques biologiques[modifier | modifier le code]

Cette écorégion est une enclave feuillue dans les forêts de la Nouvelle-Angleterre et de l'Acadie. Les étés plus chauds, dus à la faible altitude de la région et l'influence maritime du golfe du Saint-Laurent, sont plus favorables à la croissance des essences feuillues. Les peuplements d'érables à sucre, de bouleaux jaunes et de hêtres d'Amérique sont toutefois souvent mêlés avec l'épinette rouge et le sapin baumier. Au Nouveau-Brunswick et au centre-ouest de la Nouvelle-Écosse, on rencontre également le pin blanc et la pruche du Canada. Les sites mal drainés abritent aussi l'orme d'Amérique, le frêne noir et l'érable rouge. Les forêts mixtes initiales de l'Île-du-Prince-Édouard étaient composées de chênes rouges, d'érables à sucre, de bouleaux jaunes et de hêtres d'Amérique. Les champs abandonnés sont cependant recolonisés par l'épinette blanche. Bien que les îles de la Madeleine bénéficient du même climat que l'écorégion continentale, les terres mal drainées qui y prévalent favorisent la croissance de l'épinette noire et du sapin baumier principalement[6].

Parmi les espèces rares qu'on retrouve dans cette écorégion, il y a : l'Aster laurentiana, le Coenonympha nipisiquit et l'Aster de Bathurst (Aster subulatus var. obtusifolius Michx.). Les côtes abritent une importante population nicheuse de pluvier siffleur[6].

Conservation[modifier | modifier le code]

On estime que seulement 3 % des forêts de cette écorégion sont encore intactes et actuellement plus de 75 % de l'habitat est sévèrement altéré. Le degré de fragmentation est particulièrement élevé sur l'Île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle-Écosse. Dès le XIXe siècle, l'agriculture et l'exploitation forestière eurent un impact majeur sur le couvert forestier. S'ajoutent aujourd'hui à ces activités dommageables, l'urbanisation, la récolte de la tourbe et les activités récréatives, ces dernières en particulier le long des côtes[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ 2001, p. 935-938.
  2. a, b, c et d (en)World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE,‎ 2009 (consulté le 20 octobre 2012), Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
  3. (en) G. Kier, J. Mutke, E. Dinerstein, T. H. Ricketts, W. Küper, H. Kreft et W. Barthlott, « Global patterns of plant diversity and floristic knowledge », Journal of Biogeography, vol. 32,‎ 2005, p. 1107–1116 (DOI 10.1111/j.1365-2699.2005.01272.x, lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  4. a, b, c, d et e (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions »,‎ janvier 2006, données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  5. a, b et c (en) J. M. Hoekstra, J. L.  Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press,‎ 2010 (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  6. a, b, c, d, e et f (en) « Gulf of St. Lawrence lowland forests (NA0408) », World Wildlife Fund,‎ 12.09.2010