Forêts canadiennes médiocontinentales

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Forêts canadiennes médiocontinentales
Écorégion terrestre - Code NA0608[1]

Description de cette image, également commentée ci-après

Paysage du parc national du Mont-Riding dans le Manitoba.

Classification
Écozone : Néarctique
Biome : Forêts boréales et taïga
Géographie et climat
Superficie[2] :
369 628 km2
min. max.
Altitude[2] : 156 m 1 004 m
Température[2] : -26 °C 19 °C
Précipitations[2] : 10 mm 112 mm
Écologie
Espèces végétales[3] :
613
Oiseaux[4] :
183
Mammifères[4] :
55
Squamates[4] :
2
Espèces endémiques[4] :
0
Conservation
Statut[4] :
Vulnérable
Aires protégées[5] :
15,6 %
Anthropisation[5] :
2,6 %
Espèces menacées[5] :
9
Ressources web :
Site du WWF

Localisation

Description de l'image  Mid-Continental Canadian forests map.svg.

Les forêts canadiennes médiocontinentales sont une écorégion terrestre nord-américaine du type forêts boréales, taïga du World Wildlife Fund[6]

Répartition[modifier | modifier le code]

Les forêts canadiennes médiocontinentales s'étendent à partir du sud du Grand Lac des Esclaves, le nord-est de l'Alberta, le centre de la Saskatchewan jusqu'au Lac Winnipeg au centre du Manitoba[6].

Climat[modifier | modifier le code]

La température moyenne annuelle varie entre -2 °C et °C. La température estivale moyenne varie entre 13 °C et 15,5 °C alors que la température hivernale moyenne varie entre -17,5 °C et -13,5 °C. Le taux de précipitations annuel oscille entre 300 mm et 625 mm[6].

Géomorphologie[modifier | modifier le code]

Cette écorégion se subdivise en trois sous-régions : les basses terres de la rivière des Esclaves dans le nord-est de l'Alberta, les basses terres boréales moyennes qui englobent la partie nord des plaines du Manitoba et les hautes terres boréales moyennes constituées de zones au relief plus élevé au sud du Bouclier canadien qui s'étendent de l'Alberta au sud-ouest du Manitoba.

L'altitude des hautes terres se situe entre 400 m et 800 m. On rencontre du pergélisol en certains endroits, surtout dans les basses terres. Les tourbières et les marais sont nombreux, surtout dans les basses terres[6].

Caractéristiques biologiques[modifier | modifier le code]

Les forêts canadiennes médiocontinentales sont des forêts mixtes composées de peupliers faux-trembles et baumiers, d'épinettes noires et blanches et de sapins baumiers. Le mélèze laricin, les éricacées et les mousses colonisent les zones mal drainées[6].

Le plus important troupeau de bisons sauvages se trouve dans le Parc national Wood Buffalo localisé les basses terres de la rivière des Esclaves. Cette écorégion abrite l'aire de nidification principale de la grue blanche. Les formations karstiques du Manitoba comprises dans cette écorégion abritent les hibernacula à chauves-souris les plus septentrionales en Amérique du Nord[6],[7].

Conservation[modifier | modifier le code]

On estime que 50 % de cette écorégion est toujours intacte. Les perturbations de l'habitat sont principalement causées par les activités forestières et minières et les exploitations gazières et pétrolières[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ 2001, p. 935-938.
  2. a, b, c et d (en)World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE,‎ 2009 (consulté le 20 octobre 2012), p. Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
  3. (en) G. Kier, J. Mutke, E. Dinerstein, T. H. Ricketts, W. Küper, H. Kreft et W. Barthlott, « Global patterns of plant diversity and floristic knowledge », Journal of Biogeography, vol. 32,‎ 2005, p. 1107–1116 (DOI 10.1111/j.1365-2699.2005.01272.x, lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  4. a, b, c, d et e (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions »,‎ janvier 2006, données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  5. a, b et c (en) J. M. Hoekstra, J. L.  Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press,‎ 2010 (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  6. a, b, c, d, e, f et g (en) « Mid-Continental Canadian forests (NA0608) », World Wildlife Fund,‎ 16.10.2010
  7. Lori Bilecki, Bat Hibernacula in the Karst Landscape of Central Manitoba: Protecting Critical Wildlife Habitat while Managing for Resource Development, University of Manitoba, (Mémoire de maîtrise en aménagement des ressources naturelles) Winnipeg, 2003, 132 p. [PDF][1]