Forêts sèches de Nouvelle-Calédonie

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Forêts sèches
de Nouvelle-Calédonie
Écorégion terrestre - Code AA0202[1]

Description de cette image, également commentée ci-après

Paysage de niaoulis au pied de la Chaîne centrale dans le Nord-Ouest de la Grande-Terre.

Classification
Écozone : Australasien
Biome : Forêts de feuillus sèches tropicales et subtropicales
Global 200[2] : Forêts sèches de Nouvelle-Calédonie
Géographie et climat
Superficie[3] :
4 408 km2
min. max.
Altitude[3] : 0 m 979 m
Température[3] : 19 °C 26 °C
Précipitations[3] : 50 mm 310 mm
Écologie
Espèces végétales[4] :
430
Oiseaux[5] :
79
Mammifères[5] :
7
Squamates[5] :
64
Espèces endémiques[5] :
2
Conservation
Statut[5] :
Critique / En danger
Aires protégées[6] :
4,0 %
Anthropisation[6] :
67,1 %
Espèces menacées[6] :
8
Ressources web :
Site du WWF

Localisation

Description de l'image  Ecoregion AA0202.svg.

La forêts sèches de Nouvelle-Calédonie ou forêts sclérophylles de Nouvelle-Calédonie forment une écorégion terrestre appartenant au biome des forêts de feuillus sèches tropicales et subtropicales de l'écozone australasienne et considérée comme prioritaire en matière de conservation (liste « Global 200 »). Elle s’étend sur la côte Ouest et le Nord de la Grande Terre qui sont les régions les moins arrosés : pas plus d’un mètre d’eau par an tombe sur ces forêts alors qu’il peut pleuvoir jusqu’à 6 mètres sur la côte Est. Elles s’étendent sur les littoraux de 0 jusqu’à 300 à 400 mètres d’altitude en fonction de la pluviosité.

Localisation[modifier | modifier le code]

Dans le monde :

À l'origine De nos jours
Amérique centrale 50 000 km² 480 km²
Australie 310 000 km² 46 500 km²
Madagascar 210 000 km² 130 000 km²
Nouvelle-Calédonie 4 500 km² 50 km²

La Nouvelle-Calédonie a le privilège et la responsabilité de détenir une toute petite partie de ce patrimoine exceptionnel. De nos jours, la forêt sèche occupe 50 km² soit 1 % de sa superficie d'origine.

Endémicité[modifier | modifier le code]

La forêt sclérophylle néo-calédonienne se différencie des autres de par un fort taux d'endémicité. On compte 435 espèces différentes dans la forêt sclérophylle calédonienne, dont 57 % sont endémiques.

Les espèces endémiques à la Nouvelle-Calédonie proviennent d’Australie et ont évolué vers une spécificité accrue (phénomène de spéciation).

Croissance de la forêt sèche[modifier | modifier le code]

Il y a 4000 ans la forêt sèche occupait presque toute la côte Ouest de la Nouvelle-Calédonie, c’est-à-dire environ 4500 km² (25 % du territoire environ). Aujourd’hui sa superficie est réduite à 50 km² soit seulement 1 % de la surface initiale.

Dans la nature, au fur et à mesure que le temps passe, d’adaptation en adaptation, les végétaux participent à un écosystème dont l’équilibre reste fragile. Ainsi, un seul petit facteur venant perturber cet écosystème, qu’il soit humain ou naturel, peut entraîner un déséquilibre au niveau de la croissance des végétaux. Ainsi, même la forêt sclérophylle, c’est-à-dire « aux feuilles coriaces », peut avoir du mal à se développer.

Plusieurs phénomènes naturels entrent dans la croissance de la forêt sèche :

  • La pollinisation, effectuée par les insectes tels que les abeilles ou encore les papillons, va permettre la fécondation des fleurs grâce au pollen transporté par ces insectes. Elle peut être aussi effectuée par les oiseaux. C’est un mode de dispersion.
  • La dissémination, est aussi un autre facteur de croissance. En effet lorsque les oiseaux ou autres petits animaux mangent les fruits de la forêt sclérophylle, dans leurs excréments les noyaux et pépins des espèces consommées vont entrer en contact avec le sol, et former, par la suite, une nouvelle pousse végétale.
  • La mycorhization est un facteur très important dans la croissance des végétaux de la forêt sèche. C’est un phénomène dû à un champignon, qui est présent dans les cellules de la racine des plantes. En effet ce champignon va agir en symbiose avec les cellules de la plante : celui-ci va favoriser l’apport de l’eau et des sels minéraux à la plante. En échange la plante va procurer de la matière organique à ce champignon.

Ainsi, lors de la croissance on peut nettement distinguer à l’œil nu les plants mycorhizés et les plants non-mycorhizés.

Mais les Hommes peuvent aussi aider au développement de la forêt sèche, en créant des rivières (sorte de corridor biologique) entre deux forêts proches l’une de l’autre, c’est-à-dire en établissant un lien entre elles, en plantant des espèces de la forêt sclérophylle de façon à que cette petite forêt se développe pour relier les deux autres. Il existe aussi des organismes environnementaux qui replantent des plantes élevées en pépinière pour assurer la descendance des espèces en voie de disparition.

Malgré tous ces facteurs, naturels ou humains, la forêt sclérophylle de Nouvelle-Calédonie est aujourd’hui très réduite et court encore beaucoup de risques.

Des parasites, animaux ou végétaux l’anéantissent (les fourmis, les lianes…) ou des animaux tels que les cerfs ou encore les élevages bovins situés près de celles-ci.

Les feux sont aussi un facteur de destruction ainsi que les propriétaires qui détruisent le peu de forêt présente sur leur terrain.

Mais, au-delà de tous ces facteurs, nous devons garder en mémoire que la forêt sèche présente en Nouvelle-Calédonie est un héritage que la nature nous a laissé et nous devons nous efforcer de la maintenir en vie et de l’aider à se développer, car sans la forêt, qu’elle soit amazonienne, cambodgienne ou calédonienne, la Terre ne serait peut-être pas ce qu’elle est aujourd’hui.

Facteurs nécessaires au développement de la forêt sclérophylle[modifier | modifier le code]

Si la forêt sèche (ou sclérophylle) est présente en peu d’endroits sur Terre, c’est parce qu’elle a besoin, pour se développer, de se trouver dans un milieu adapté. Ainsi, on ne la trouve que dans des environnements possédant certaines caractéristiques :

La localisation[modifier | modifier le code]

On trouve la forêt sèche dans les zones tropicales et équatoriales du globe terrestre : Nouvelle-Calédonie, Amérique centrale, Australie, Madagascar…

Le climat[modifier | modifier le code]

Le climat doit être suffisamment sec, avec :

  • des précipitations inférieures à 1 m/an ;
  • des vents chauds et secs ;
  • une altitude comprise entre 0 et 400 mètres.

il est marqué par une alternance d'une saison humide et d'une saison sèche

Le sol[modifier | modifier le code]

La forêt sclérophylle pousse sur divers terrains, mais ne se retrouve pas sur les sols miniers. Cette caractéristique est due au fait que la croissance de cette forêt est liée à la présence de bactéries particulières absentes des terrains miniers.

Faune spécifique à la forêt sclérophylle[modifier | modifier le code]

À l’origine, la forêt sèche était constituée de très peu d’espèces animales, exclusivement constituées d’oiseaux et d’insectes vivant dans les litières formées par ses plantes endémiques. En effet la forêt sèche constitue un environnement très particulier qui ne peut convenir à toutes les espèces, ainsi seules les espèces strictement endémiques peuvent vraiment s’adapter à ce lieu et ne pas le détruire comme beaucoup d’espèces introduites telles que les cerfs.

Les oiseaux[modifier | modifier le code]

Il y a environ 60 espèces d’oiseaux, on en retiendra seulement les plus représentatives de la forêt sèche :

Zosteropidae[modifier | modifier le code]

Espèce endémique du genre Zosterops
Passereau de petite taille vert à cercles oculaires blancs (11 cm)
Souvent observé en petites bandes, voire en bandes nombreuses pouvant compter plusieurs dizaines d’individus par vagues dans la canopée des forêts. En milieu ouvert, il prospecte dans tous les étages de la végétation.
Présent dans tous les milieux, une des espèces les plus communes en Nouvelle-Calédonie. Présent dans 100 % des massifs de forêts sèches.

Acanthizidae[modifier | modifier le code]

Sous-espèce endémique du genre Gerygone
Passereau de très petite taille (10 cm)
Oiseau très batailleur et très territorial se déplaçant en couple. Souvent observé se poursuivant au-dessus des frondaisons. Chasse aussi les insectes en vol, le claquement du bec est facilement entendu.
Un des oiseaux les plus communs, affectionne les milieux ouverts comme les milieux forestiers toutefois plus abondant en lisières. Présent dans 100 % des massifs de forêts sèches.

Pachycephalidae[modifier | modifier le code]

Sous-espèce endémique
Passereau de petite taille (15-16cm)
Oiseau de milieux ouverts, facilement observable car il est commun, prospecte activement les fourrés à la recherche de sa nourriture et émet de nombreuses vocalises.
Fréquente les forêts sclérophylles dans leurs parties les moins denses. Présent dans 100 % des massifs de forêts sèches.

Espèce endémique du genre Pachycephala
Passereau de petite taille (15 cm)
Espèce strictement forestière généralement en couple.
Oiseau assez commun, fréquente les forêts humides, les maquis para forestiers et les forêts sclérophylles où il est toutefois peu commun. C’est une espèce de milieux forestiers bien conservés et une des espèces indicatrices des belles forêts sclérophylles. Présent dans 52 % des massifs de forêts sèches.

Corvidae (Sibbley)[modifier | modifier le code]

Sous-espèce endémique du genre Rhipidure
Passereau de petite taille pourvu d’une longue queue (15-16 cm)
Continuellement en mouvement, nerveux.
Espèce largement répandue et commune. Fréquent dans les milieux hétérogènes, naturels et anthropisés, plus rare en milieu forestier fermé. Présent dans 100 % des massifs de forêts sèches.

Espèce endémique du genre Corvus
Oiseau de taille moyenne-grande intégralement noir.
Vit souvent en groupe de deux à une douzaine d’individus. Le Corbeau est réputé pour son intelligence. À l’aide de fines brindilles ou de minces fibres d’une quinzaine de centimètres, qu’il prélève sur le bord des feuilles de Pandanus et qu’il tient dans son bec comme un harpon, il extrait les insectes des trous et anfractuosités des arbres. Le degré d’intelligence de l’espèce a donné lieu à de nombreuses recherches scientifiques.
Le corbeau est un oiseau assez commun, familier des lieux boisés : forêts sèches, forêts humides, forêts galeries.

Petroicidae[modifier | modifier le code]

Espèce endémique du genre Eopsaltria
Passereau de petite taille au ventre jaune. Oiseau peu farouche, évolue dans la partie moyenne et basse de la frondaison, se déplace également au sol à la recherche de nourriture.
Cette espèce affectionne les massifs forestiers, para forestiers, forêts humides, forêts galeries et les formations secondarisées à Gaïac. Sa répartition est limitée aux forêts sclérophylles situées au nord de Moindou ainsi que son absence des autres massifs septentrionaux reste inexpliquée. C’est une des espèces indicatrices de la forêt sclérophylle bien conservée.

Meliphagidae[modifier | modifier le code]

Espèce endémique du genre Myzomela
Passereau nectarivore de très petite taille (11-12 cm)
Oiseau actif et vif, fréquente la canopée des forêts et les zones buissonnantes à la recherche d’inflorescences dont il puise le nectar.
Espèce commune de maquis et des zones boisées. Semble sujette à des migrations saisonnières dans les massifs de la forêt sèche sans doute liées au rythme des floraisons.

Les lézards[modifier | modifier le code]

Il y a entre 40 et 67 espèces de lézards et geckos dont 59 sont endémiques. Ils sont inoffensifs. Rhacodactylus leachianus est un grand gecko endémique qui peut dépasser 40 cm de long.

Les Gastéropodes[modifier | modifier le code]

La population des escargots en Nouvelle-Calédonie se répartit entre environ 19 espèces. Cependant certaines ont disparu concurrencées par l'introduction d'Achatina fulica dont la prolifération peut être catastrophique pour les autres gastéropodes.

Les escargots présents en Nouvelle-Calédonie sont tous endémiques, et sont plus communément appelés les bulimes. Le genre d’escargots présent en Nouvelle-Calédonie se nomme Placostylus. Il fait partie du groupe des escargots géants terrestres. Leur répartition est très restreinte, en effet on ne les rencontre que dans le Pacifique, notamment dans les îles du plateau Mélanésien : Fidji, Vanuatu, Îles Salomon, l’extrême nord de la Nouvelle-Zélande et en Nouvelle-Calédonie où on les rencontre uniquement dans les forêts littorales sèches au sud et à l'ouest de la Grande-Terre, et à l'Île des Pins.

Les Placostylus sont inféodés à la litière de feuilles et sont très vulnérables aux dégradations et à la perte de leur habitat.

Malheureusement la dégradation de la forêt sèche (feu, cerfs, bétail, cochons sauvages, rats, sécheresse…) en les privant de leur habitat entraîne leur disparition de certaines zones. On trouve en effet de nombreux sites avec un nombre impressionnant de coquille vide par terre qui nous renseignent sur les populations décimées. On peut rajouter à ces diverses causes de raréfaction le fait qu’ils soient comestibles, qu'ils aient été largement ramassés pour la consommation humaine et qu'ils le soient encore aujourd’hui en quantité toutefois moindre.

Très récemment, quelques petites populations plus ou moins saines ont été observées dans quelques sites de forêt sèche. La présence de ces bulimes dénote la vivacité de la forêt, car si leur environnement est modifié ils ne survivent pas, on peut dès lors en les observant, évaluer le succès des opérations de restaurations envisagées, telles que des reforestations ou de mises en défense.

Les insectes[modifier | modifier le code]

Les lépidoptères[modifier | modifier le code]

On connaît 197 espèces de lépidoptères endémiques en Nouvelle-Calédonie, dont seulement entre 19 et 30 espèces présentes dans les forêts sèches. Pour ses caractéristiques esthétiques, signalons ce superbe papillon endémique :

Autres ordres[modifier | modifier le code]

Entre autres les fourmis qui sont représentées par plusieurs espèces certaines étant endémiques et d’autres arrivées notamment avec les australiens.

Les arachnides[modifier | modifier le code]

De splendides araignées à l'abdomen jaune font de vastes et particulièrement solides toiles de couleur jaune dans la savane. Elles sont relativement grosses mais inoffensives. Il existe une petite veuve noire dans les forêts d'altitude. Elle est rare et n'a jamais semble-t-il piqué dangereusement personne.

La flore[modifier | modifier le code]

La forêt sèche est l’un des écosystèmes les plus riches de la planète mais aussi l’un des plus fragiles. Elle regorge d’espèces variées : cette diversité se traduit par la présence de 435 espèces recensées. Les inventaires botaniques ont relevé un certain nombre d’espèces rares et menacées.

Dans cet écosystème, on peut noter l’absence de palmiers et de conifères (résineux) ainsi que la rareté des mousses et de certaines fougères et orchidées. Les arbres ne dépassent pas 12 à 15 mètres de haut et leur tronc ne mesure pas plus de 40 cm de diamètre. Notons également que la plupart des plantes ont des racines profondes pour aller puiser l'eau car celle-ci est rare dans les couches superficielles du sol.

On peut répertorier les familles suivantes (par ordre d'importance) :

Plantes remarquables[modifier | modifier le code]

Malgré son aspect inhospitalier et pauvre à première vue, la forêt sclérophylle recèle un certain nombre de plantes remarquables sur le plan ornemental. Les forêts sèches abritent notamment une grande diversité de lianes, d’arbres et d’arbustes, et de feuillages ornementaux curieux.

Les lianes[modifier | modifier le code]

Cette oxera se cultive facilement dans les jardins où elle pousse à mi-ombre et où elle fleurit dans les quatre ans à partir de la graine. On peut aussi la maintenir en buisson. Ses fleurs mesurent 8 cm de long et sont groupées en belles grappes de couleur blanc-crème. Les fruits sont très odorants et les graines germent facilement.

Les fleurs sont rouge foncé et demeurent toujours fermées même après l'anthèse, sur des grappes spiciformes, axillaires des feuilles ou sur les parties dénudées des tiges. La floraison est étalée sur l'année et la fructification s’observe en juin. Les gousses sont larges à bords épaissis, brun foncé à maturité, l’ovoïde est grisâtre avec une cicatrice blanchâtre entourant un peu moins de la moitié de la graine. La couleur spectaculaire des fleurs est un bon motif pour en faire une espèce ornementale. Son bouturage donne de bons résultats.

Les fleurs sont rouge vif (fuchsia), à corolle largement étalée en entonnoir. La plante fleurit presque toute l'année et les fleurs ne durent qu'un jour ou deux. Les capsules à 4 loges contenant chacune une à deux graines brun foncé sont très velues. Par la beauté de ses fleurs (rappelant celles du Volubilis) et du fait que les graines germent facilement, elle fait de plus en plus l'objet d'une attraction horticole, ce qui contribue à sa sauvegarde.

Les arbres et arbustes[modifier | modifier le code]

Les fleurs sont de belles clochettes rouge carmin ou fuchsia. Elles poussent directement sur le tronc. Elles font 5 cm de long et 1,5 cm de large. Les étamines et le pistil sont jaune foncé et dépassent largement de la fleur. Avant son ouverture, la fleur ressemble à un piment. La floraison, abondante, a lieu de juillet à octobre. Les fruits font 8 mm de long. Ils sont mous et de couleur rouge foncé lorsqu'ils sont mûrs. Les graines germent facilement, mais l'arbre pousse lentement.

L’inflorescence est rouge, cylindrique, de 10 à 18 cm de long. La floraison s'étale de septembre à février. Cette plante permet de revégétaliser les sites miniers.

Les fleurs sont roses groupées par 2 à 4 avec autant d'étamines que de pétales.

Les fleurs sont rouge vif ou orangées ou roses sur des inflorescences terminales compactes plus courtes que les feuilles. La floraison se fait de mai à août et la fructification débute à partir de juin. Les fruits sont en capsules globuleuses, lisses ou finement granuleuses, s'ouvrant en 2 valves, graines orange. Cette espèce peut fleurir abondamment au stade juvénile (avec des feuilles de petite taille).

Les fleurs sont blanches, très abondantes, peu odorantes, de 3 cm de diamètre, avec des pétales soudés. Les étamines et le pistil sont peu voyants. De novembre à février, il se couvre de jolies fleurs blanches, surtout après une période de sécheresse. Les fruits sont vert clair de 3 cm de diamètre. Sa croissance est lente, mais cet arbre est de grande qualité ornementale.

Les feuillages ornementaux[modifier | modifier le code]

Les fleurs sont de couleur blanche et possèdent de nombreuses étamines très visibles, elles poussent le long du tronc de l'arbre. Elles n'ont pas d'odeur mais attirent beaucoup les abeilles. La floraison est abondante mais très courte et les fruits sont charnus, ronds, de 2 à 3 cm de diamètre, de couleur rouge à marron. Ils contiennent des graines très molles et sont comestibles. Cette plante est remarquable par la forme de ses feuilles[réf. nécessaire]. La germination est très facile.

Les fleurs sont charnues, gris jaunâtre extérieurement, rouge strié de jaune intérieurement sur des inflorescences pendantes en panicules pyramidales dans les feuilles ou nettement sur le tronc. Floraison et fructification plutôt de septembre à février.

Cette plante fait partie de la même famille que la plante précédente, elle possède donc les mêmes caractéristiques.

Il existe des fleurs mâles et femelles. Les fleurs mâles sont observées en février et les fruits de juin à novembre. Les baies sont à peine velues, soutenues par un calice, un peu plus large que le fruit, atteignant la mi-hauteur de ce dernier, garni de 3 lobes, épais et appliqués sur le fruit.

Causes de la disparition de la forêt sclérophylle[modifier | modifier le code]

Depuis son arrivée il y a quelques millénaires, l’Homme a, volontairement ou involontairement, réduit la superficie des forêts sèches Néo-Calédoniennes (baptisées aussi « forêts sclérophylles ») à 1 % de leur étendue originelle. Aujourd’hui, il n’en reste plus que 50 km². Face à cette situation dramatique et avant que cette formation endémique ne disparaisse définitivement, l’Homme s’est enfin décidé à agir.

Souvent confondues avec de vulgaires brousses, elles disparaissent progressivement sous l’effet des défrichages dus à la création de nouveaux pâturages pour le bétail et les cerfs qui sont responsables de l’appauvrissement floristique de cette forêt. Ceci favorise l’invasion d’espèces extérieures comme la sensitive géante (Mimosa invisa), la paille de dixe (Imperata cylindrica), l’herbe tue-moutons (Heteropogon contortus), le lantana (Lantana camara), le goyavier (Psidium goyava), ou encore le faux poivrier (Schinus terebenthifolius). Aussi, l’introduction de la fourmi électrique (Wasmannia auropunctata) et du Lantana (Lantana camara) entre en compétition avec la faune et y crée des déséquilibres qui mettent en danger la biodiversité de ces forêts uniques. De plus, l’extension urbaine ainsi que les feux de brousse, très fréquents durant la saison sèche, entraînent l’érosion et la dégradation des sols.

Il ne reste qu’à ce jour 106 sites dont les superficies varient de 1 à 400 hectares et qui peuvent être considérés comme des « musées vivants en sursis ».

Préservation et sauvegarde[modifier | modifier le code]

Comment protéger cet écosystème unique au monde qui est un véritable vestige naturel que chacun de nous se doit se respecter ?

Il existe diverses façons d’agir pour la préserver.

  • Tout d’abord il faut sensibiliser la population par des affiches et des campagnes de sensibilisation tel que des projets organisés par les scientifiques ou bien des expositions dans des musées (Parc forestier…).
  • Les feux étant une cause principale de disparition de celle-ci, doivent être éradiqués ou diminués au maximum.
  • D’autres zones de forêt sèche sont situés sur des terrains appartenant à des particuliers, il faut donc instruire ces propriétaires terriens afin qu’ils reconnaissent si leur « forêt » est sèche ou pas afin d’aider les scientifiques à sauvegarder ce milieu en péril.
  • Une autre raison en rapport avec ces propriétaires terriens est de clôturer les zones de forêt sèche pour éviter que le bétail ne la confonde avec de vulgaires brousses et ne la ruminent avec satisfaction.
  • Il faut également la préserver de l’extension urbaine créée par les hommes et des débroussaillages fréquents pour la création de nouveau pâturages.

Pour conclure, préserver la forêt sèche n’est pas un enjeu des plus simples : ceci nécessite une constante observation de ce milieu fragile et une énorme sensibilisation auprès de la population. Bien qu’étant en grande voie de disparition elle reste tout de même unique grâce à son caractère endémique à la Nouvelle-Calédonie.

Sources[modifier | modifier le code]

Page réalisée dans le cadre de l'EEDD en 1°S4 du lycée Lapérouse en 2006

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Oiseaux des forêts sèches de Nouvelle-Calédonie
  • Guide d'identification
  • La forêt sèche, notre trésor
  • SYNAPSE, bulletin de liaison de l’association Symbiose n°2
  • La forêt sèche, un patrimoine à préserver

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ 2001, p. 935-938.
  2. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, R. Abell, T. Allnutt, C. Carpenter, L. McClenachan, J. D’Amico, P. Hurley, K. Kassem, H. Strand, M. Taye et M. Thieme, The Global 200 : A representation approach to conserving the earth's distinctive ecoregions, Washington DC, Conservation Science Program, World Wildlife Fund-US,‎ 2000 (lire en ligne)
  3. a, b, c et d (en)World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE,‎ 2009 (consulté le 20 octobre 2012), p. Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
  4. (en) G. Kier, J. Mutke, E. Dinerstein, T. H. Ricketts, W. Küper, H. Kreft et W. Barthlott, « Global patterns of plant diversity and floristic knowledge », Journal of Biogeography, vol. 32,‎ 2005, p. 1107–1116 (lien DOI?, lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  5. a, b, c, d et e (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions »,‎ janvier 2006, données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  6. a, b et c (en) J. M. Hoekstra, J. L.  Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press,‎ 2010 (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.