Fontenay-en-Parisis

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Fontenay-en-Parisis
L'église Saint-Aquilin.
L'église Saint-Aquilin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Luzarches
Intercommunalité Communauté d'agglomération Roissy Porte de France
Maire
Mandat
Roland Py
2014-2020
Code postal 95190
Code commune 95241
Démographie
Gentilé Fontenaysiens
Population
municipale
1 894 hab. (2011)
Densité 175 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 00″ N 2° 27′ 00″ E / 49.05, 2.45 ()49° 03′ 00″ Nord 2° 27′ 00″ Est / 49.05, 2.45 ()  
Altitude 107 m (min. : 77 m) (max. : 138 m)
Superficie 10,84 km2
Localisation

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Fontenay-en-Parisis
Liens
Site web fontenay-en-parisis.fr

Fontenay-en-Parisis est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Fontenaysiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe en plaine de France, à 25 km au nord de Paris. Traversé au sud par la Francilienne, encaissé dans un vallon le village se love au pied de la butte témoin de Châtenay en France et se distingue de loin grâce au clocher élancé de son église.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention écrite du bourg appelé alors Fontanicum date de 814 à propos d’un partage de biens de l'abbaye de Saint-Denis. Son nom évoque les trois sources et les nombreux puits individuels et communaux qui fournissaient les villageois en eau potable. Fontenay ne porte définitivement le nom de Fontenay-en-Parisis que depuis 1904. Le village se situe au cœur du Pays de France, et dès 1119, Fontenay-en-Parisis est un des premiers lieux à porter le surnom en France.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’église, dédicacée en 1451, est dédiée à saint Vincent car il y eut des vignes dans le terroir jusqu’au XIIIe siècle (des lieu-dit en font état : les Vignes ou Bruilles, 'le Bois mort vignoble), et à saint Aquilin, patron du lieu, 12e évêque d'Évreux au VIIe siècle, dont les reliques y furent transférées. La possession d'un morceau de la vraie croix n’explique pas seule l’importance de l’édifice. Fontenay fut un gros bourg avant d’être ruiné par les guerres de religion et par la Fronde, puis décimé par l’épidémie de peste de la sombre année 1694. Les registres portent cent-vingt-neuf morts, mais une plaque dans l’église en mentionne plus de trois cents.

Jusqu’à la Révolution française, Fontenay a été la bourgade principale d'une seigneurie élevée au rang de marquisat en 1637 par Louis XIII, en remerciement des services rendus à la couronne par François du Val, seigneur de Fontenay. Ce marquisat comprenait les villages de Mareil-en-France, Jagny-sous-Bois et Villiers-le-Sec. Les Du Val étaient marchands de chandelles. Le premier Du Val à posséder la terre de Fontenay est Germain Du Val. Il l’avait acheté à Jean Balue, curé de Saint-Eustache. Personnage très influent à la cour, il avait obtenu pour son bourg un marché tous les mercredis et deux foires annuelles, les 14 septembre et 28 décembre.

Le 14 septembre étant également jour de l’exaltation de la Sainte-Croix, cette fête attirait de nombreux pèlerins, car l’église abritait alors une relique de la vraie croix de Jésus-Christ, malheureusement disparue à la Révolution. C’est en effet à Fontenay que fût d’abord déposée la croix rapportée de Jérusalem au XIIIe siècle avant d’être transportée à Saint-Cloud. Les pèlerins en profitaient pour acheter les superbes dentelles de soie au point de Chantilly fabriquées au village. Après la Révolution, avec la disparition du clergé et de la noblesse, la dentellerie connût son premier ralentissement avant que la mécanisation ne sonne son glas au XIXe siècle.

C’est au cours de la Troisième République que le village prend l’aspect qu’il gardera jusqu’au début des années 1960. En 1875, le cimetière est transféré à l’emplacement actuel, et en 1884, la mairie et deux classes contiguës sont créées. En 1891 le presbytèree est installé dans l’ancienne mairie (cadastre A566), devenue ensuite école maternelle avec logement de l’institutrice et du garde champêtre, puis cantine, salle de réunion pour les jeunes et de nos jours, maison des associations. En 1895, est planté le marronnier comme Arbre de la liberté. L’actuel bureau de poste est installé dans les dépendances de l’ancienne ferme des Mathurins.

Après avoir à deux reprises transformé le bas du bourg en patinoire sous les effets conjugués d’une inondation suivi d’un froid rigoureux, le ruisseau qui traversait Fontenay à ciel ouvert a été canalisé en 1873. Alimenté par les trois sources du village, il va se déverser dans le Croult lequel va ensuite grossir les eaux de la Seine après être passé au Thillay, à Gonesse, à Bonneuil et à Saint-Denis. Au cœur du village, la source des Trois Pierres formait un grand abreuvoir où venaient boire les chevaux au retour des champs, d'où son nom de gué aux chevaux (face à la rue des Tournelles). La source est encore visible et sera prochainement remise en valeur.

Vers 1960, Fontenay possédait encore deux lavoirs. L'un d'eux, alimenté par la source « Maître Renault », a disparu pour faire place à un parking. Celui qui subsiste est appelé Frontignon, d'après la source qui l'alimente. Restauré en 1991, il a retrouvé son aspect initial et reste le témoin d'un passé que les habitants ne veulent pas oublier. Au point de vue architectural, il doit sa particularité à son toit à quatre pentes, rarissime dans la région.

Le village vivait de l’activité agricole, il y avait encore neuf fermes au début des années 1950, et de l’activité dentellière. Si cette dernière a disparu, Fontenay en garde encore une trace vivante, chère au cœur des fontenaysiens grâce au legs BAZIN, dernier entrepreneur en dentelles parisien et gros pourvoyeur de main d'œuvre féminine sur le village. Depuis 1877, une jeune fille qui doit « être née et avoir été élevée à Fontenay, être âgée de 18 à 22 ans et considérée des habitants de la commune » est élue rosière par le CCAS (centre communal d’action sociale). Elle est solennellement couronnée le dimanche le plus proche du 24 juin, fête de la nativité de saint Jean-Baptiste. Toute l’année, elle présidera les fêtes et cérémonies du village au côté des élus, et devra entretenir et fleurir la tombe de M. Bazin. En l’an 2000, une magnifique exposition a rappelé ces cent-vingt-trois années de l'histoire de la commune, et un recueil, écrit et illustré par un collectif de fontenaysiens a été édité afin que les traditions liées à cette fête restent dans les mémoires[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie-école de 1888

Fontenay-en-Parisis fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[2]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[3],[4].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1906 1919 André Bernard    
1919 1922 Louis Gloriand    
1922 1929 Jules Deneux-Charlot    
1929 1938 André Bullot    
1938 1944 Albert Browaëys    
1944 1959 Henri Mauffroy    
1959 1987 Pierre Jumentier    
1987 1989 Jean Louis    
1989 2002 André Bedos    
2002 2014 Michèle Greneau    
2014 en cours Roland Py    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 894 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
677 655 619 608 533 530 563 547 542
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
540 545 517 512 520 565 574 555 562
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
562 587 526 534 705 852 982 817 907
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
527 617 937 899 1 716 1 710 1 912 1 894 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède l'école maternelle « Francoise Dolto » et l'école élémentaire « Les hirondelles ». Sur le plan de l'enseignement secondaire, les élèves sont orientés vers les établissements du chef-lieu de canton, Luzarches. Il s'agit du collège « Anna de Noailles » et du lycée « Gérard de Nerval ».

Santé[modifier | modifier le code]

La MGEN y a ouvert un EHPAD (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) en 2003.

Fontenay dispose d'un cabinet médical avec deux médecins généralistes. Il y a également un chirurgien-dentiste. Le secteur paramédical est représenté par deux infirmières libérales, un masseur-kinésithérapeute et une pédicure-podologue. Une orthophoniste est aussi installé sur la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Aquilin depuis l'est, vue sur le chœur.

Monument historique[modifier | modifier le code]

Fontenay-en-Parisis ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Aquilin, au sommet de la butte au centre du village (classée monument historique par arrêté 12 juillet 1886[7]) : Par sa position privilégiée sur un promontoire, l'église de Fontenay est visible de loin et marque fortement le paysage urbain du village. C'est l'une des églises les plus imposantes de tout le pays de France, mesurant 42 m de long dans son axe, et atteignant 44 m au sommet de sa flèche. De style gothique, elle possède toutefois un clocher roman du tout début du XIIe siècle, et le mur méridional du bas-côté sud provient encore d'un édifice précédent de la fin du XIe siècle. Sinon, l'église réunit une nef bâtie entre 1220 et 1240 à un chœur à déambulatoire du XIIIe siècle. La Renaissance a seulement apporté un édicule au nord-ouest de l'église, servant actuellement de chapelle baptismale, et la reconstruction du déambulatoire[8],[9],[10].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Le lavoir du Frontignon, en bas de la rue Frontignon, à l'est du vieux village : lavoir couvert du XIXe siècle, de plan carré, avec un toit couvert de tuiles plates reposant sur quatre piliers maçonnés. L'eau provient d'une source directement à côté du lavoir, dans un petit local souterrain dans le talus à l'ouest. Ce lavoir a été agrandi en 1895 par un second bassin, plus petit et non couvert, conçu par l'architecte M. Cailleur de Saint-Denis. Il fut destiné au lavage de sacs d'engrais, de couches et d'autres articles polluants. Couvert de terre pendant longtemps, il a été dégagé lors de la restauration du lavoir en 1991. - Fontenay possédait au XIXe siècle deux autres lavoirs, qui ont disparu[8].
  • L'ancien manoir du Sévy, rue du Sévy, au nord du bourg : construit vers 1615, le manoir est le dernier vestige d'une très grande demeure entouré d'un parc, qui servait de résidence estivale à des magistrats parisiens pendant près de 150 ans. Au milieu du XVIIIe siècle, la propriété passa entre les mains de notables locaux, et fut ensuite acquise par les ancêtres de la famille Brière vers 1850. Le 22 mars 1957, Gaston Brière fait don du manoir, de son parc de 5 ha et de 35 ha à la Mutuelle générale de l'éducation nationale. Une maison de retraite y est ouvert en 1983, transformée en EHPAD pour l'accueil de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer en 2003[11].
  • L'ancienne plaque Michelin d'entrée au village, à l'est du bourg, au carrefour route de Mareil / rue de l'Échelette : elle annonce l'arrivée à Fontenay-en-Parisis sur le « GC 47 », le chemin de grande communication n° 47. Cette catégorie de routes à la charge des communes a été supprimée en 1938 en faveur des chemins départementaux. Quant à l'ancien département de Seine-et-Oise, sa suppression est effective depuis le 1er janvier 1968. - Aujourd'hui restauré, le panneau est l'un des très rares exemples survivants de cette forme particulière de signalétique Michelin, appelée mur de signalisation[12]. Le support en béton armé repose sur deux piliers, et l'inscription est répartie sur six plaques de lave émaillée.
  • L'ancienne maison des pompiers avec corps de garde, rue Ambroise-Jacquin : cette petite maison est bâtie sur le talus qui sépare la rue Ambroise-Jacquin, principale rue commerçante du bourg, de la voie conduisant vers l'église. Grâce à cette particularité, le bâtiment possède deux entrées plain-pied. L'étage servait de remise à la pompe à incendie, comme en témoignent encore des inscriptions, et le rez-de-chaussée de corps de garde.
  • La fontaine de l'abreuvoir de la place du Gué aux Chevaux : cette fontaine aujourd'hui tarie alimentait un abreuvoir pour chevaux, à droite, au pied du mur de soutènement consolidant le talus. Une grande fresque dans l'abri construit en 2006 dans le cadre de la requalification de l'espace urbain représente cet abreuvoir en plein centre-ville, reproduction d'une carte postale ancienne. Dans le local de la fontaine, sont exposées les deux têtes de lion en bronze qui crachaient jadis l'eau.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Fontenay-en-Parisis

La commune de Fontenay-en-Parisis ne dispose pas de blason.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Paul Danvin (instituteur à l'école des garçons de Fontenay de 1917 à 1956), Monographie de Fontenay, s.n., s.l., 1956, 53 p. ; Louis Gloriand, Fontenay d’hier et d’aujourd’hui[réf. incomplète] ; Jeannine Falempin, Les Rosières à Fontenay-en-Parisis du XIXe au XXIe siècle, Imprimerie ARCM, Beaumont-sur-Oise 2001, 89 p. ; et Yann Audino et Christian Garcia, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Fontenay-en-Parisis », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 458-459 (ISBN 2-84234-056-6).
  2. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  3. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  4. Ministère de la justice - Conseil départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. « Notice no PA00080057 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. a et b Catherine Crnokrak, Isabelle Lhomel, Christian Olivereau, Agnès Somers et Jean-Yves Lacôte (photographies), En pays de France : Cantons de Luzarches, Gonesse et Goussainville. Images du patrimoine, Cergy-Pontoise, Association pour le patrimoine d'Ile-de-France et Conseil général du Val d'Oise,‎ 1998, 104 p. (ISBN 2-905913-23-1), p. 20.
  9. Charles Huet, « Fontenay-en-Parisis - Saint-Aquilin », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ 2008, p. 120-125 (ISBN 9782953155402).
  10. Yann Audino et Christian Garcia, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Fontenay-en-Parisis », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 458-459 (ISBN 2-84234-056-6).
  11. Cf. la table d'information à côté de l'entrée de l'ancien manoir.
  12. Cf. « Les murs de signalisation », sur Les panneaux Michelin - Site réalisé par Philippe DE PRIESTER (consulté le 24 août 2011).