Fonds vert pour le climat

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Le Fonds vert pour le climat est un mécanisme financier de l'Organisation des Nations unies, rattaché à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Il a pour objectif de réaliser le transfert de fonds des pays les plus avancés à destination des pays les plus vulnérables afin de mettre en place des projets pour combattre les effets des changements climatiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

En décembre 2009, les États réunis à Copenhague décident de créer un « Fonds climatique vert de Copenhague » destiné à soutenir différents projets, notamment avec pour objectif de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, de lutter contre la déforestation et de prendre des mesures d'adaptation aux conséquences du réchauffement climatique. Les bénéficiaires de l'aide seront en priorité les pays en développement les plus vulnérables. Pour répondre à la forte demande de financements, les pays développés adhèrent à l’objectif de mobiliser ensemble 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020. Ils ont en outre arrêté la somme de 30 millions de dollars pour la période 2012-2012 comme budget de lancement pour le Fonds (Fast Start Funding)[1].

Le projet est concrétisé lors de la Conférence de Cancún de 2010 sur le climat (16e conférence des parties signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques ; COP16). À la quasi-unanimité (Bolivie mise à part), les États adoptent un texte mettant en place une série de mécanismes financiers destinés à lutter contre le réchauffement climatique et promouvoir l'adaptation à ses effets. Le Fonds est officiellement créé sous le nom de Fonds vert pour le climat[2].

Le Fonds vert pour le climat est officiellement lancé en 2011 lors de la Conférence de Durban sur les changements climatiques (17e Conférence des parties ; COP17).

Malgré les propositions de l'Allemagne et de la Suisse d'accueillir le Fonds vert à Bonn, c'est la ville de Incheon, en Corée du Sud, qui est désignée par le Conseil de la CCNUCC, le 20 octobre 2012. La décision a été validée par les Chefs d'États lors de leur rencontre à Doha en décembre 2012[3].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le Fonds vert pour le climat est dirigé par un Conseil composé de 24 membres provenant à égalité de pays avancés et de pays en développement. Ils sont nommés pour un mandat de trois ans, renouvelable. Deux coprésidents sont élus par le Conseil parmi ses membres pour une période d'un an (un président originaire d'un pays avancé et l'autre d'un pays en développement). Actuellement, les coprésidents sont M. Ewen McDonald (Australie) et M. Zaheer Fakir (Afrique du Sud). Le Conseil est entre autres chargé de développer les règles relatives à la distribution des financements par le Fonds.

Le Fonds est assisté pour le moment d'un Secrétariat intérimaire hébergé par le Secrétariat de la CCNUCC. Il fournit une aide administrative et logistique au Conseil en attendant que le Secrétariat indépendant soit établi de manière plus permanente[4].

Financement[modifier | modifier le code]

Le but fixé par les États est de réussir à financer le Fonds à hauteur de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020. Cependant, ils ne se sont pas entendus sur la provenance de ces fonds. C'est pourquoi le Secrétaire général M. Ban Ki-Moon a créé en février 2010 un Groupe consultatif de haut niveau sur le financement de la lutte contre le changement climatique, chargé de faire des propositions quant aux possibles sources de revenus pour les Fonds[5]. Le rapport du groupe rendu le 5 novembre 2010 conclut qu'il sera difficile pour les États de lever un telle somme, notamment dans le contexte de la crise économique. Cependant, il reste optimiste et met en évidence plusieurs sources potentielles pour de nouveaux revenus, comme la création d'une taxe sur les transactions financières[6].

Lors de la conférence des Nations unies sur le climat en décembre 2014 à Lima, le Fonds vert a dépassé le cap des 10 milliards de dollars, son seuil de pleine efficacité à court terme, cinq ans après la promesse faite par les États en 2009[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]