Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

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Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme
Image illustrative de l'article Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

Devise : « Investing in our future
(Investissons dans notre avenir) »

Création janvier 2002
Gênes, Drapeau de l'Italie Italie
Type fondation à but non lucratif
Siège Genève, Drapeau de la Suisse Suisse
Langue(s) Anglais
Site web http://www.theglobalfund.org/fr/

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (The Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria), souvent appelé « le Fonds mondial », ou en anglais « the Global Fund », est une fondation à but non lucratif destinée à « recueillir, gérer et distribuer des ressources par le biais d’une fondation publique-privée […] qui contribuera de manière durable et significative à réduire le nombre d’infections, la morbidité et la mortalité, atténuant de ce fait l’impact du VIH / sida, de la tuberculose et du paludisme dans les pays démunis et à combattre la pauvreté dans le cadre des objectifs de développement du Millénaire arrêtés par les Nations Unies[1]. »

Historique[modifier | modifier le code]

Le Fonds mondial a été créé en janvier 2002 pour augmenter très fortement le financement global pour les interventions contre le VIH / sida, la tuberculose et le paludisme. Il estime que plus d'1,8 million de vies ont été sauvées pendant les 5 premières années de sa création grâce aux efforts menés dans les 136 pays soutenus par le Fonds mondial[2]. Une somme d'1 milliard et 119 millions de dollars a été approuvée en novembre 2007 (Round 7) pour le financement pendant un an de 73 programmes dans 66 pays ou économies[3].

Cette fondation a pour particularité d’être inscrite au Registre du commerce de Genève, et donc de répondre à la législation suisse. Ce n’est pas une agence de l’ONU, bien qu’elle travaille en partenariat avec l’OMS et ait son siège à Genève, comme l’OMS.

En Afrique, en 2007, où d'autres organismes interviennent (OMS, Onusida, Unicef), plus de trois millions de personnes ont bénéficié d'un traitement. Mais plus de 1,5 million de femmes séropositives ont été enceintes. Parmi elles, seul un tiers ont reçu un antirétroviral destiné à empêcher la transmission néonatale et 20 % ont bénéficié d'un examen clinique.

En 2012, la revue Marianne déclare que le Fonds a directement financé une partie du site officiel de Carla Bruni et payé très cher des campagnes de communication accordées, sans appel d'offres, à un ami intime de Carla Bruni pour un total de 3,5 millions de dollars[4]

Dans les suites d'une restructuration, en 2012, Seth Faison a été nommé directeur de la communication du Fonds[5],[6].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le Fonds mondial n'achète pas de médicaments en son nom propre. Il agit en tant qu'« instrument financier », en faisant des dons aux ministères de la Santé et à des organismes humanitaires locaux, dans un but de « responsabilisation nationale[7] ». Son principe est ainsi d'apporter l'argent récolté des États et des partenaires privés donateurs aux structures locales les plus adaptées pour se servir de cet argent, dans un but de plus grande efficacité sur le long terme.

Son but est de dispenser gratuitement des antituberculeux et des antirétroviraux (ARV) aux personnes malades les plus gravement atteintes. Maladie opportuniste, la tuberculose est souvent associée au sida. L'activité effective a débuté en 2004.

  • 2004 : 900 malades traités aux ARV;
  • 2005 : 20 500 malades traités;
  • 2006 : 40 000 malades traités;
  • 2007 : 140 000 malades traités;
  • ../.. avec un objectif de 400 000 malades traités en 2010.

Le Fonds est également impliqué dans des actions de proximité et de solidarité pour aller au plus près des besoins réels, avec un partenariat particulier avec des associations s'occupant de « personnes vivant avec le sida », soutenant les malades et les orphelins, luttant contre la stigmatisation, et développant l'information et la prévention.

Donateurs[modifier | modifier le code]

Les dons sont fait en majeure partie par des États membres du Fonds mondial dont les États-Unis, premier contributeur, par l'intermédiaire du PEPFAR contribue à 30 %. La France est quant à elle, le second plus important donateur depuis la création du Fonds Mondial. Une certaine partie provient cependant d'organisations internationales telles que UNITAID ou la Fondation Bill-et-Melinda-Gates, ou de partenaires privés tels que Apple ou Motorola[8].

Pays donateurs[modifier | modifier le code]

Donateurs privés[modifier | modifier le code]

Structure[modifier | modifier le code]

Les organes directeurs, administratifs et consultatifs de la Fondation sont :

  • le Forum de partenariat
  • le Conseil d’administration de la Fondation
  • le Secrétariat
  • le Comité technique d’examen des propositions

Composition[modifier | modifier le code]

Le Conseil d’administration de la Fondation est composé de 20 membres ayant le droit de vote et 4 membres sans droit de vote. La répartition des membres ayant le droit de vote est la suivante :

  • sept représentants de pays en développement (un pour chacune des six Régions de l’Organisation mondiale de la santé (« OMS ») et un représentant supplémentaire pour l’Afrique)
  • huit représentants des donateurs
  • cinq représentants de la société civile et du secteur privé (un représentant d’une organisation non gouvernementale (« ONG ») d’un pays en développement, un représentant d’une ONG d’un pays développé, un représentant du secteur privé, un représentant d’une fondation privée et un représentant d’une ONG, qui est une personne vivant avec le VIH/SIDA ou issue d’une communauté touchée par la tuberculose ou le paludisme)

La répartition des quatre membres sans droit de vote, désignés d’office, est la suivante[9] :

  • un représentant de l’OMS
  • un représentant du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (« ONUSIDA »)
  • un représentant de l’organisme dépositaire
  • un ressortissant suisse domicilié en Suisse et autorisé à agir au nom de la Fondation dans la mesure requise par le droit suisse

Responsabilités[modifier | modifier le code]

Le Conseil d’administration est l’organe suprême de la Fondation. Ses fonctions sont notamment de[9] :

  • nommer ses membres
  • définir les politiques et les stratégies de la Fondation
  • établir les directives opérationnelles, les plans de travail et les budgets du Secrétariat et du Comité technique d’examen des propositions
  • prendre des décisions de financement
  • vérifier les critères de recevabilité des projets
  • examiner, approuver et contrôler les arrangements ou les accords de coopération avec d’autres organisations et institutions

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]