Fonderie Haas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

47° 30′ 59″ N 7° 36′ 39″ E / 47.516436, 7.610944 ()

Bâtiments de Haas à Münchenstein.

La fonderie Haas, en allemand Haas'sche Schriftgießerei, est une fonderie typographique suisse créée en 1740.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dynastie des imprimeurs Genath[modifier | modifier le code]

Dans la seconde moitié du XVIe siècle, Jean Exertier est imprimeur à Bâle (Suisse).

Johann-Jakob Genath (1582–1654), lui succède, et il installe également une fonderie de caractères. Son fils, Johann-Rudolf I (1638–1708), s’occupera également des deux branches[1]. Il a notamment imprimé l’Éloge de la Folie d’Érasme. À sa mort, son fils aîné, Johann-Jakob II, reprend l’imprimerie, et le plus jeune, Johann-Rudolf II, la fonderie.

Dynastie des graveurs Haas[modifier | modifier le code]

À la mort de ce dernier, survenue en septembre 1740, c'est Johann-Wilhelm Haas (1698–1764) de Nuremberg qui reprend et donne son nom à la fonderie, où il était entré en 1718. Son fils, Wilhelm Haas, lui succède et développe une presse typographique perfectionnée en métal[2]. L'entreprise se maintient durant tout le XIXe siècle, non sans quelques difficultés, restant aux mains des Haas : son fils Wilhelm II (1766–1832[3]), puis Georg-Wilhelm Haas (1792–1853), Karl-Eduard Haas (1801–1853).

Dans le XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1903, Max Krayer en prend la direction, puis son neveu, Eduard Hoffmann lui succède. En 1921, l'entreprise s'installe à Münchenstein. Les bâtiments sont dessinés par l'architecte Karl Gottlieb Koller. En 1927, une société par actions est créée, qui va s'associer avec les fonderies Berthold de Berlin, puis Stempel de Francfort-sur-le-Main. Plus tard Deberny et Peignot (1972) et la Fonderie Olive (1978) sont reprises par Haas, puis en 1990 la fonderie Nebiolo de Turin. En 1989 la société Linotype prend le contrôle de Haas qui continue ses activités sous le nom de Walter Fruttiger AG.

Caractères[modifier | modifier le code]

De 1927 à 1938, E. Thiele dessine une gamme de Bodoni. Les grandes créations de Haas demeurent le célèbre Helvetica, d'abord nommé Haas-Grotesk, dessiné par Max Miedinger à partir de 1958, à la demande d'Eduard Hoffmann, pour créer une version moderne de l'Akzidenz Grotesk de Berthold.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Jean Pierre Perret, Les imprimeries d’Yverdon au XVIIe et XVIIIe siècles, Lausanne, Slatkine,‎ 1945 (ISBN 9782051003599, présentation en ligne), p. 61
  2. « Haas, Wilhelm », sur hls-dhs-dss.ch, Dictionnaire historique de la Suisse,‎ 21 décembre 2004 (consulté le 23 mars 2013)
  3. « Haas, Wilhelm », sur hls-dhs-dss.ch, Dictionnaire historique de la Suisse,‎ 22 septembre 2005 (consulté le 23 mars 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]