Fondation pour l'innovation politique

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Fondation pour l'innovation politique (Fondapol)
Image illustrative de l'article Fondation pour l'innovation politique

Domaine d'activité Croissance économique, Valeurs, Écologie, Numérique
Création Avril 2004
Personnes-clés
Orientation politique Libéral, Progressiste, Européenne, Centre droit
Siège 11 rue de Grenelle, 75007 Paris
Financement Dons / Reconnaissance d'utilité publique
Site web www.fondapol.org

La Fondation pour l’innovation politique, ou Fondapol, est un cercle de réflexion français se définissant comme de centre-droit et d'orientation libérale[1] fondé en avril 2004 avec le soutien de l'UMP[2]. La fondation est dirigée par Dominique Reynié depuis octobre 2008. Son président d’honneur est Jérôme Monod, un proche de Jacques Chirac.

Présentation[modifier | modifier le code]

La fondation a été reconnue d'utilité publique par un décret du Premier ministre de l'époque, Jean-Pierre Raffarin. Elle a été fondée par Jérôme Monod, conseiller de Jacques Chirac, Président de la République et financée à l'origine par l'UMP, qui a contribué jusqu'à 17 % de son budget en 2004. Cependant, depuis le 1er janvier 2005, la Fondation ne reçoit plus aucune subvention de l'UMP. Elle a été dirigée de 2004 à octobre 2008 par Franck Debié. Elle est dirigée depuis octobre 2008 par Dominique Reynié, professeur des universités à Sciences Po. Depuis octobre 2008, elle a pris pour sous-titre : "Une Fondation libérale, progressiste et européenne". Elle se donne pour objectif de stimuler et de nourrir la réflexion politique, d’analyser et de prévoir les évolutions du monde de demain. Elle rassemble au sein de ses instances plus de cent personnalités issues de différents pays et d'horizons politiques divers, en vue de jouir d'un certain rayonnement international.

Elle a notamment à son actif le lancement de l'Université Numérique Francophone Mondiale (UNFM) qui vise à développer le télé-enseignement dans les pays francophones du sud dans une perspective de développement. Cofondée par l'astrophysicien à la Nasa Cheick Modibo Diarra, l'UNFM a pour but de résoudre les Objectifs du millénaire que s'est fixé le continent africain, en formant les agents du développement (infirmiers, sage-femmes, aide-soignants, mais aussi instituteurs, etc.). Au terme de sa première année d'existence, elle dispose de trois sites en Afrique francophone (Bamako au Mali, Ouagadougou au Burkina Faso, Brazzaville en République du Congo).

Financement[modifier | modifier le code]

La fondation est financée à 78,7 % par des subventions publiques, qui proviennent pour l’essentiel du programme/action 129 du budget des services du Premier ministre. Initialement financée par l'UMP, cette fondation est maintenant financée à près de 80 % par les contribuables français.Voir ce lien sur les publications de Fondapol [1], avec notamment ses 2 derniers rapports d'activité (voir page 56 du rapport 2007-2008). Ce lien n'est actuellement plus effectif.

Interrogé en 2011 par une journaliste sur l'origine de son financement, son directeur Dominique Reynié a refusé de répondre et a mis fin à l'entretien[3].

La fondation est l'un des organismes les plus richement subventionné par l'État : entre 2007 et 2011, elle a bénéficié de 1,2 à 2 millions d'euros par an de la part de l'État[4].

Axes de recherche[modifier | modifier le code]

Elle a défini son programme autour de quatre grands thèmes :

Instances de direction[modifier | modifier le code]

Depuis octobre 2008, la Fondation pour l'innovation politique est dirigée par Dominique Reynié (Directeur général), politologue, professeur à Sciences Po. Son Conseil de surveillance est aujourd'hui présidé par Nicolas Bazire. Elle s’appuie sur un réseau de conseillers pour faire vivre ses idées, spécialistes reconnus dans leur domaine ou acteurs de la société civile.

Directoire[modifier | modifier le code]

Conseil de surveillance[modifier | modifier le code]

Nicolas Bazire, président, Charles Beigbeder, vice-président ; Cyrille Bardon ; Sir Stuart Bell ; Barid Baran Bhattacharya ; Aldo Cardoso ; Grégoire Chertok ; Laurent Cohen-Tanugi; Laure Driant-Darcos ; Geneviève Férone ; Pierre Giacometti; Changjian Jiang ; Francis Mer ; Jean-Claude Paye (ancien président) ; Jérôme Monod, président d’honneur ; Cheick Modibo Diarra, conseiller spécial

Anciens membres du Conseil de surveillance Bronislaw Geremek, ancien vice-président (décédé en juillet 2008) ; Karl Lamers ; Dominique Lecourt ; Nicole Le Douarin ; Andreas Schockenhoff

Conseil scientifique et d'évaluation[modifier | modifier le code]

Conseillers[modifier | modifier le code]

Membres correspondants[modifier | modifier le code]

Anciens directeurs[modifier | modifier le code]

Anciens présidents[modifier | modifier le code]

Anciens présidents du conseil de surveillance:

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et blogs[modifier | modifier le code]

La Fondapol publie régulièrement des études et des sondages qu'elle met à disposition des internautes en téléchargement gratuit.

La Fondapol a également lancé deux blogs :

Ce blog cherche à faire entendre "une voix libérale, progressiste et européenne" dans le débat public. Son animation intellectuelle est assurée par Christophe de Voogd et David Valence, tous deux professeurs agrégés d'histoire et enseignants à Sciences Po Paris.

Anciennes publications[modifier | modifier le code]

La revue 2050[modifier | modifier le code]

  • 2050, revue publiée par la Fondation pour l'innovation politique, est une revue d’idée, ouverte à diverses sensibilités. Elle a été suspendu en octobre 2008.

Elle est l’héritière de Une certaine idée, revue du RPR lancée par Philippe Séguin en 1998, dont le titre fait référence à une formule du général de Gaulle expliquant sa conception de la France. Au confluent du gaullisme et du libéralisme, 2050 est une revue dont le titre scrute l’horizon avec un « clin d’œil complice aux inconnues du nouveau siècle ».

10 numéros sont parus de 2006 à 2008. Des thèmes ont été consacrés à l’Amérique, aux utopies, au sport, aux gauches extrêmes, aux nanotechnologies… Les contributeurs sont universitaires mais aussi hommes politiques, professionnels ou amateurs éclairés. Parmi les plumes remarquées, citons Galia Ackerman, Esther Benbassa, Jean de Boishue, Stéphane Courtois, Franck Debié, Nathalie Kosciusko-Morizet, Dominique Lecourt, Emmanuel Le Roy Ladurie, Jérôme Monod, Pascal Perrineau et Dominique Reynié.

En décembre 2007, le sociologue Raymond Boudon consacre un article à « Retrouver les principes fondamentaux de la démocratie ». Il déplore une confusion où l’opinion des groupes corporatistes est parfois présentée par les médias comme représentative de celle des citoyens. Bien avant que cela ne devienne à la mode[non neutre], il critiquait l’injustice des « parachutes dorés ».

Références[modifier | modifier le code]

  • « A l'UMP, Sarkozy veut une boîte à idées toute dévouée », Libération, 26 juin 2005.
  • « La Fondation chiraquienne sera financée par des fonds publics et l'argent des entreprises », Le Monde, 28 avril 2004

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]