Flying P-Liner

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Peking à New-York

Les Flying P-Liners furent les grands voiliers de la compagnie maritime allemande Ferdinand Laeisz[1] de Hambourg.
La compagnie maritime F. Laeisz (F.L.) existe toujours et de nombreux cargos et porte-conteneurs naviguent sous le sigle de ce célèbre armateur.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Reederei F. Laeisz a été fondée en 1824 par Ferdinand Laeisz, né en 1801 à Hambourg et fabricant de chapeaux qu'il expédiait même jusqu'en Amérique du Sud. Son premier navire était le trois-mâts en bois, le brick Carl (du nom de son fils), construit par J. Meyer en 1839. Il revendit le bateau, cinq ans après, par manque de rentabilité.

Lorsque son fils Carl Laeisz entre dans l'entreprise de son père, en 1852, il la transforme vite en société de transport et plusieurs navires furent construits car celle-ci prenait de l'ampleur.

Sophie Laeisz

En 1857, un trois-mâts barque en bois est commandé au chantier naval Stülcken. Il est lancé en 1862 et prend le nom de Pudel (qui veut dire « caniche ») surnom donné à Sophie Laeisz, l'épouse de Carl Laeisz, par sa famille.

À partir des années 1880, la société se spécialise dans le commerce de nitrate avec l'Amérique du Sud.
Tous les nouveaux voiliers construits et aussi tous ceux achetés pour la compagnie F. Laeisz sont baptisés avec un nom commençant par la lettre P et l'entreprise obtient bientôt le surnom de Flying P-Liner. Tous ces navires sont construits pour la vitesse et obtiennent une excellente réputation de rapidité et de fiabilité.

La F.L. fait construire la plupart des grands voiliers cinq-mâts de l'époque et expérimente les premiers avec une coque en acier. En 1904, le cinq-mâts barque Potosí, construit en 1895, fait le voyage entre le Chili et l'Angleterre, en passant par le cap Horn en seulement 57 jours, ce qui est un record pour l'époque. Malheureusement, ces voiliers vraquiers se révèlent trop grands pour la navigation au long cours. Certains comme le Peking et le Passat seront retransformés en quatre-mâts barque.

Pendant la Première Guerre mondiale, de nombreux navires de la F.L. resteront bloqués dans les port du Chili et certains seront pris au titre des dommages de guerre. Après celle-ci, la F.L. est en mesure de reprendre ses activités maritimes, en rachète certains et en fait construire de nouveaux. La plupart de la flotte de commerce de la F.L. a été construite par les chantiers Blohm & Voss de Hambourg ou J.C. Tecklenborg de Geestemünde.

À la fin des années 1920, la rentabilité des grands voiliers devient plus précaire. Le dernier Flying P-Liner à être construit sera le Padua en 1926. Certains, comme le Pamir sont revendus. La F.L. se reconvertit dans les bateaux à vapeur.

Les navires[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Flying P-Liners existant encore aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Autres célèbres Flying P-Liners[modifier | modifier le code]

  • Le Flora (ex-Potosi) coulé en 1925 après un incendie.
  • Le Preussen , échoué en 1910.
  • Le Ponape

Les huit frères de la Flying P-Liner[modifier | modifier le code]

Ils furent les huit derniers quatre-mâts barque construits pour la F.Laeisz. Ils mesuraient près de 100 m de long et pouvaient transporter 3 000 tonnes de fret.

  • Le Pangani (1903), coulé par collision en 1913.
  • Le Petschili (1903), échoué à Valparaíso en 1919.
  • Le Pamir, coulé dans un ouragan en 1957.
  • Le Passat (1911), et son sister-ship
  • Le Peking (1911)
  • Le Pola (1916), rebaptisé Richelieu est incendié à Baltimore en 1927, et son sister-ship
  • Le Priwall (1917), rebaptisé Lautaro, incendié en 1945.
  • Le Padua (1926), toujours en activité sous le nom de Krusenstern.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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