Flotte maritime militaire de Russie

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Flotte maritime militaire de Russie
Image illustrative de l'article Flotte maritime militaire de Russie

Période 1696
Allégeance Fédération de Russie
Type Marine de guerre
Fait partie de Forces armées russes
Garnison Amirauté de Saint-Pétersbourg
Marche "Экипаж—Одна семья" (L'équipage—Une famille)
Anniversaire Journée de la Marine (dernier samedi de juillet)
Journée des sous-marins (19 mars)
Commandant Viktor Chirkov
Pavillon de la marine de guerre russe

La flotte maritime militaire de Russie (en russe, Военно Морской Флот (ВМФ) - Voïenno- Morskoï Flot (VMF)) est la composante navale des forces armées de la Fédération de Russie. La désignation internationale des navires de guerre russes est RFS - « Russian Federation Ship ».

Le commandant en chef des forces navales russes est l'amiral Viktor Tchirkov depuis le 6 mai 2012.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle est l'héritière de la marine soviétique qui trouve elle-même ses origines dans la marine impériale russe. Son quartier-général est depuis le 31 août 2012 à Saint-Pétersbourg après avoir été à Moscou sous la période soviétique[1].

Marine impériale russe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Marine impériale de Russie.

La Marine impériale de Russie en russe : Военно-Морской Флот Российской империи constituait la flotte maritime de l'Empire de Russie avant la Révolution bolchevique de 1917. Son état-major était situé à partir du début du XIXe siècle à l'amirauté de Saint-Pétersbourg.

Marine soviétique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Marine soviétique.

La Marine soviétique (Военно-морской флот СССР, Voyenno-morskoy flot SSSR, littéralement « Forces militaires navales de l'URSS ») était la marine de guerre de l'Union soviétique. À son apogée, elle fut la deuxième puissance militaire maritime du globe (1 742 navires de combat, amphibies et de soutien représentant 3 525 050 de tonnage contre 523 navires de combat, amphibies et de soutien représentant 4 142 830 de tonnage pour l'United States Navy au 1er novembre 1985[2]) et une des branches les plus fortes de l'Armée rouge.

Flottes[modifier | modifier le code]

L'Amiral Kouznetsov, le seul porte-avions russe

Moyens[modifier | modifier le code]

Inventaire en 2008[modifier | modifier le code]

À la fin 2008[3], la Flotte maritime militaire de Russie disposait d'un peu moins de 300 navires de combat (dont 59 sous-marins, 1 porte-avions, 30 grands bâtiments de surface et 1 grand bâtiment amphibie) représentant moins d’un million de tonnes et ainsi qu'une relativement importante aviation navale. L'infanterie de marine russe est relativement importante :

Inventaire en 2012[modifier | modifier le code]

Au 1er octobre 2012, le tonnage est de 1 041 415 t[4] et son effectif de 146 000 personnes :

Constructions navales russes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Construction navale.

En 2008, la filière de la construction navale russe comprend environ 170 entreprises – dont 45 chantiers navals – employant plus de 200 000 personnes. L’essentiel de l’activité est concentré dans le nord du pays (Baltique, mer Blanche et région de Mourmansk). La conception des navires est assurée par des instituts et des bureaux d’études de Saint-Pétersbourg et les réparations de tous types de bâtiments se font habituellement aux chantiers Zvezdotchka (Severodvinsk) et Zvezda (Bolchoï Kamen). La construction des sous-marins a lieu au chantier Sevmach pour les SNLE, aux chantiers de l’Amirauté (Saint-Pétersbourg) et à Krasnoe Sormovo (Nijny-Novgorod) pour le conventionnel [jusqu'en 2005]. La construction des bâtiments de surface (de classe corvettes à destroyers) se fait à Saint-Pétersbourg au Chantier du Nord ou à l’Usine de la Baltique, ainsi qu’à Iantar (Kaliningrad). Sevmach, qui a obtenu le retrofit du porte-aéronefs Amiral Gorchkov vendu à l’Inde, construira les futurs grands bâtiments de surface de la Marine russe en substitution du chantier ukrainien de Nikolaev. Quant à la production de petits navires, elle a lieu à l’intérieur des terres, en particulier sur la Volga (chantiers de Rybinsk, Iaroslav, Zelenodolsk) [5].

Elle a beaucoup de mal à tenir ses délais de construction depuis la chute de l’URSS et à des difficultés à produire de grands navires[6].

Exercices navals conjoints sino-russes[modifier | modifier le code]

Le 22 avril 2012, la marine chinoise et la Marine russe démarrent conjointement des exercices navals en mer Jaune qui doivent durer six jours. Ces derniers comprennent des simulations de sauvetage de navires détournés, l'escorte d'un navire commercial ainsi que la défense d'un convoi face à des attaques aériennes et maritimes selon RIA Novosti et Xinhua[7]. Impliquant près de 4 000 marins chinois, 16 navires et 2 sous-marins ainsi que 13 avions et 5 hélicoptères chinois, les Russes indiquent quant à eux déployer 7 navires, dont 3 de soutien dans le cadre des exercices[7].

Futur[modifier | modifier le code]

Projet de porte-avions[modifier | modifier le code]

La Marine russe a planifié la construction d’un second porte-avions après 2015. Il rejoindra l'Amiral Kouznetsov. L'objectif étant de disposer à moyen terme d’un groupe aéronaval dans chacune des flottes du Pacifique et du Nord. À plus long terme (20 ou 30 ans), la cible est de 3 porte-avions par groupe aéronaval, soit 6 au total.

Cependant depuis la crise économique qui a secoué les institutions financières, les incertitudes dans le projet conduisent plutôt à la construction de 4 porte-avions nucléaires de 88 000 tpc (3 au strict minimum pour rentabiliser le projet et aussi pour que le pays puisse continuer sa modernisation accélérée).

Selon l’almanach flottes de combat 2012 il ne s'agit de plus que 2 CVN (Porte-avions nucléaires) de 80 000 tpc d'un nouveau type. Celui-ci ne sera pas inspiré des Ul'Yanovsk. Ce sera des portes-avions de projection de puissance et la marine russe devrait pouvoir utiliser les catapultes expérimentée en Mer Noire pendant la guerre froide qui étaient à l'origine pour les Ul'Yanovsk. Le groupe aéronaval utilisant les portes-avions sera affecté à la flotte du pacifique avec un BPC classe Mistral d'accompagnement pour chaque porte-avions.

Nouvelle base de sous-marins nucléaires[modifier | modifier le code]

La Russie va construire une nouvelle base sous-marine dans la péninsule du Kamtchatka. La ville de Vilyuchinsk abrite, en 2010, des sous-marins nucléaires[8]. La base est conçue pour recevoir des nouveaux sous-marins stratégiques. De plus une nouvelle base pour bâtiments de surface doit être construite dans la baie d’Avachinskaya à Petropavlovsk-Kamtchatski[réf. nécessaire].

Achat de bâtiments de classe Mistral[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Vladivostok (501) et Sebastopol (BPC).

Dès octobre 2009, la Flotte maritime militaire de Russie a exprimé le besoin d'un ou deux bâtiments et de l'éventuelle construction d'autres sous transfert de technologie, avec livraison d'un premier bâtiment fin 2014 et d'un second fin 2015. Selon Vladimir Vyssotski, le commandant en chef de la marine russe, la deuxième guerre d'Ossétie du Sud a montré l'absence cruelle de bâtiments de type LHD. Le coût de la construction d'un tel bâtiment se situerait entre 400 et 500 millions d'euros. Le 24 décembre 2010, un communiqué commun des présidents russe et français annonçait que la marine russe avait retenu le type Mistral. Deux bâtiments seront construits aux Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire (STX France) avec la participation des chantiers navals russes OSK (Chantiers de la Baltique), et éventuellement, deux autres en Russie. Finalement, le ministre de la Défense Alain Juppé signe à Saint-Nazaire le 25 janvier 2011 avec le vice-premier ministre de la Fédération de Russie, Igor Setchine, une lettre d'intention portant sur la construction de quatre navires. L'accord final pour la construction de deux navires pour un montant de 1,7 milliard de dollars est signé le 17 juin 2011. La construction sera lancée au premier semestre 2012.

Le 2 décembre 2011, les Chantiers de la Baltique signent un contrat de 2,5 milliards de roubles (60,2 millions d'euros) sur la construction des coques de deux porte-hélicoptères de type Mistral. La marine russe les armera avec des hélicoptères Kamov Ka-29 et Ka-52K.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Russie : le commandement de la Marine transféré à Saint-Pétersbourg », sur RIA Novosti,‎ 31 août 2012 (consulté le 2 septembre 2012)
  2. Flottes de combat 1986
  3. Joseph Henrotin et Philippe Langloit, « Les bâtiments de la marine russe : Une force déliquescente », Défense et Sécurité internationale, no 4 (hors-série),‎ novembre-décembre 2008, p. 64-67 (ISSN 1772-788X)
  4. « Etat de lieux des marines à travers le monde », sur Mer et Marine,‎ 4 mars 2013 (consulté le 17 mars 2013)
  5. (fr) Le croiseur russe Piotr Velikii à Toulon, TTU, 16 octobre 2008
  6. « Focus : La difficile modernisation de la marine russe », sur Mer et Marine,‎ 6 mars 2013 (consulté le 27 mars 2013)
  7. a et b (en) China, Russia start joint naval exercises in Yellow Sea, CNN, 22 avril 2012
  8. (en) Submarine of the Russian Pacific Fleet at Vilyuchinsk, gearthhacks, 2010
  9. Histoire des sous-marins russes et soviétiques