Flotte de l'Armée blanche

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L’Armée blanche quittant la Crimée
Enseigne de la flotte de l’Armée blanche

La flotte de l’Armée blanche fut le dernier vestige de la flotte de la mer Noire de la Marine impériale de Russie. Créée en 1920, elle cessa d’exister en 1924. Cette escadre du mouvement blanc combattit lors de la guerre civile russe, elle est également connue sous le nom d'Escadre russe (en russe : Русская Эскадра).

Historique[modifier | modifier le code]

Évacuation de la Crimée[modifier | modifier le code]

Photographie du pré-Dreadnought Général Alexeïev en 1919

À l’automne 1920, la résistance anti-bolchévique en Europe se limitait à la Crimée, commandée par Wrangel. En novembre 1920, les Bolchéviques forcèrent les positions défensives blanches de l’isthme de Perekop, les troupes de l’armée russe furent dans l’obligation d’évacuer vers Constantinople.

Le 10 novembre 1920 débuta l’évacuation de la Crimée. Durant trois jours, 126 navires furent chargés de troupes, des familles de militaires, de la population civile des ports de Crimée : Sébastopol, Yalta, Féodossia et Kertch. Le nombre total d’exilés volontaires s’élevait à 150 000 personnes.

Le 21 novembre 1920 à Constantinople, sous le commandement du vice-amiral Mikhaïl Kedrov la flotte fut réorganisée en escadre composée de quatre détachements.

Le 1er décembre 1920, le Conseil des ministres français accepta la venue de l’escadre russe à Bizerte. L’escadre russe quitta les ports de la mer Noire et mit le cap sur Bizerte, entre décembre 1920 et février 1921. En février 1921, placés sous le commandement de Mikhaïl Behrens, les navires furent internés dans le port de Bizerte avec leurs équipages ainsi que 5 400 réfugiés civils.

À Bizerte[modifier | modifier le code]

De janvier 1921 au 29 octobre 1924, l’escadre de Russie était placée sous le commandement du contre-amiral Behrens (1879-1943).

Les officiers de l’escadre rédigèrent la Collection Maritime de Bizerte (russe : Бизертинский морской сборник) sous la direction de Nestor Monastyrev (1887-1957) entre 1921 et 1923.

Cependant la composition de l’escadre déclina à cause du manque de soutien financier, et en conséquence les troupes terrestres se disloquèrent en 1922.

La décomposition lente de l’escadre russe fut accentuée par les autorités françaises. Certains de ces bâtiments furent retirés du port de Bizerte et intégrés dans la Marine marchande française en guise de compensation pour les frais liés au stationnement de l’escadre. L’Italie et Malte héritèrent également d’une partie de l’escadre russe.

Liquidation[modifier | modifier le code]

En 1924, le gouvernement français reconnut l’Union soviétique, la même année les autorités françaises remirent les navires aux Soviétiques. Une commission technique placée sous la direction de Alexeï Krylov (1863-1945) arriva à Bizerte en décembre 1924, après constatation elle déclara les navires irréparables. Beaucoup de marins trouvèrent asile en France en qualité d’émigrés Blancs.

Anastasia Manstein-Chirinsky[modifier | modifier le code]

Anastasia Manstein-Chirinsky fut le dernier témoin vivant de cette épopée ; elle s’est éteinte le 21 décembre 2009 à Bizerte et est l’auteur du livre « La dernière escale ». Elle s’occupait entre autres de la paroisse de l’église Saint-Alexandre-Nevski de Bizerte.

Composition de l’escadre[modifier | modifier le code]

Le Georges le Victorieux à l’abandon dans le port de Bizerte
Le croiseur Général Kornilov à Bizerte, 1920
Le croiseur Almaz
Le torpilleur Kapitan Saken
Le destroyer Bespokoïny
Le destroyer Derzki
Le destroyer Tserigo à Bizerte, 1921
Les sous-marins Tioulen, Outka et AG-22 à Bizerte, 1922

Cuirassés[modifier | modifier le code]

Croiseurs[modifier | modifier le code]

Destroyers et torpilleurs[modifier | modifier le code]

  • Kapitan Saken (Капитан Сакен)
  • Derzki (Дерзкий)
  • Bespokoïny (Беспокойный)
  • Gnevny (Гневный)
  • Pospechny (Поспешный)
  • Pylki (Пылкий)
  • Tserigo (Цериго)
  • Jarki (Жаркий)
  • Zvonki (Звонкий)
  • Zorki (Зоркий)

Sous-marins[modifier | modifier le code]

Canonnières[modifier | modifier le code]

  • Straj (Страж)
  • Grozny (Грозный)
  • Iakoute (Якут)

Dragueurs de mines[modifier | modifier le code]

  • Kitoboï (Китобой)
  • Albatros (Альбатрос)
  • Baklan (Баклан)

Brise-glace[modifier | modifier le code]

  • Ilia Mouromets (Илья Муромец)

Brise-glaces armés[modifier | modifier le code]

  • Vsadnik (Всадник)
  • Djiguit (Джигит)
  • Gaïdamak (Гайдамак)

Bateau de surveillance[modifier | modifier le code]

  • Tchernomor (Черномор)

Navire école[modifier | modifier le code]

  • Moriak (Моряк)

Navire-atelier[modifier | modifier le code]

  • Cronstadt (Кронштадт)

Transports et autres navires[modifier | modifier le code]

  • Don (Дон)
  • Dobytcha (Добыча)
  • Krym (Крым)
  • Dalland (Далланд)
  • Chilka (Шилка)
  • Samara (Самара)
  • Ekaterinodar (Екатеринодар)
  • Rion (Рион)
  • Inkerman (Инкерман)
  • Poti (Поти)
  • Yalta (Ялта)
  • Sarytch (Сарыч)
  • Ostorojni (Осторожный)
  • Turkestan (Туркестан)
  • Olga (Ольга)
  • Zaria (Заря)
  • Psezouape (Псезуапе)
  • N° 401 (№ 410)
  • N° 412 (№ 412)
  • N° 413 (№ 413)

Navires citernes[modifier | modifier le code]

  • Bakou (Баку)

Remorqueur[modifier | modifier le code]

  • Golland (Голланд)

Navire à vapeur[modifier | modifier le code]

  • Grand-duc Constantin (Великий князь Константин)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • V.E. Kolupaev la flotte russe en Afrique / / Archives militaires historiques. — М., 2002, N 8 (32). - M., 2002, N 8 (32). — с. - Pp. 26. 26.
  • M. Panova Russie Tunisie / / la pensée russe. — Paris, 1998, N 4247 (02,12) .- avec. 14 14
  • « Collection maritime de Bizerte ». 1921—1923 : le décret Art.: Biographie de l’auteur. Ros. Culture Fonds ; statut. V.V. Lobytsyne. — M.: PACHKOV House, 2000. — 39 с : ill., Portr.
  • G.V. Goryachkine Russie exil en Égypte et en Tunisie (1920-1939) / G.V. Goryachkine, TG *
  • Prisonniers de Bizerte : doc. histoire de la vie russe. Les gens de mer en Afrique de l’exercice biennal 1920-25. / сост. / Status. et avant-propos. Sergei Vlassov, Ed. Alexeïeva Natalia. — М. : Рос. - Moscou: département de l’Ordre de Saint-Constantin le Grand, 1998. — p. 272 - Du Contenu: L’évacuation de Crimée : Fragment des mémoires / Gen. P.N. Wrangel. « Randonnée à Bizerte » : Fragment des mémoires / P.A. Varnek. « Ce qui fut ensuite, après Bizerte » : Fragment des mémoires / N. Alennikova. Fragment de l’Empire : essai / N. Tcherkachine.
  • A.A. Chirinskaïa Bizerte. La dernière escale / A.A. Chirinskaïa. — SPb.: Otečestvo, 2003.
  • Évacuation de la flotte de la mer Noire en Crimée à Bizerte en 1920 / / Novyj časovoj. — 1996. - 1996. — N 4. - N 4. — С. 160—166 - S. 160-166

Sources[modifier | modifier le code]

Documents historiques et sources[modifier | modifier le code]

En 1993, les documents portant sur l’histoire de l’escadre russe, en commençant par la Russie à l’américano-russe culturels et éducatifs de charité « Rodina » (dans le New Jersey, la ville Lakewood, États-Unis). Les documents ont été remis au Musée de la Centrale des Forces armées (à l’époque - le Musée central de l’armée soviétique).

  • Décret n° 4187 du commandant en chef de l’Armée russe
  • Décret n° 6793 du commandant en chef de l’Armée russe
  • Ordre du commandant de l’escadre russe du 07.12.1920