Florence Schaal
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Florence Schaal est une journaliste française. Elle a notamment travaillé à TF1 pendant 33 ans[1].
[modifier] Biographie
Elle rejoint la rédaction de TF1 en 1975 puis elle présente les éditions du soir et du matin du journal télévisé de la première chaîne. Au sein de la rédaction, elle est correspondante à l'Assemblée nationale puis elle dirige le service Éducation avant d’effectuer une partie de sa carrière à l'étranger. En août 1991, elle couvre le début du putsch de Moscou contre Mikhaïl Gorbatchev, le dernier président de l'URSS. Elle couvre le 11 septembre 2001 à New York où elle est la première journaliste à entrer au Ground zero avec une équipe de tournage. Revenue à Paris, elle est nommée rédactrice en chef[2].
Elle est ensuite correspondante permanente à Moscou en 2004, date à laquelle elle couvre notamment l’élection de Vladimir Poutine et la prise d'otages de l'école de Beslan, dont elle tire un livre paru en 2005. Pour aider les survivants de Beslan, elle fonde l'association N'oublions pas les enfants de Beslan et le 27 mars 2006, elle participe à l'ouverture d'un centre psychothérapeutique pour les mères de Beslan[3]. En 2006, elle est correspondante à Londres pendant l'attentat du métro de Londres.
Mère adoptive d'une petite vietnamienne, elle publie un ouvrage sur l'adoption et signe un reportage en juin 2007 pour Sept à huit sur une jeune fille philippine adoptée, considérée comme miraculée par les autorités catholiques[4]. Ses reportages ont reçus de nombreux prix : du Festival TV de Monte Carlo, de l’Unesco, le prix Media Environnement.
Le 8 août 2008, se basant sur la déclaration d'un pompier[5], Florence Schaal a annoncé en direct dans le journal télévisé de 20 heures de TF1 la mort d'un enfant de deux ans et demi, à Verclause dans la Drôme[6], alors que l'enfant disparu depuis 48 heures venait d'être retrouvé sain et sauf. Après avoir été mise à pied, elle a été licenciée pour faute grave par TF1 au mois de septembre[7]. Tout en reconnaissant que la faute était « flagrante et indiscutable », la société des journalistes de TF1 a qualifié de « disproportionnée » cette sanction[8]. Se sentant prise pour un « bouc-émissaire », l'intéressée s'est dite quant à elle « stupéfaite et blessée par la dureté de cette sanction » [9].
[modifier] Œuvres
- Recherche enfant passionnément, éd. J.-C. Lattès, 1997, (ISBN 2709618281).
- Jamais je n'oublierai Beslan : Chronique d'une correspondante à Moscou, éd. J.-C. Lattès, 2005, (ISBN 2709627299) : sur la prise d'otages de Beslan.
[modifier] Notes et références
- ↑ Le Canard enchaîné du 20 août 2008.
- ↑ « TF1 licencie Florence Schaal », 19 août 2008, sur le siet Purepeople.com.
- ↑ Agence Novosti, « Russie - Ouverture d'un centre de psychothérapie à Beslan », 29 mars 2006, sur le site fr.rian.ru.
- ↑ « Sept à huit : un scoop de Florence Schaal », TV Mag, 24 juin 2007, sur le site tvmag.com.
- ↑ Emmanuel Berretta, « TF1- Petit Louis : pas de sanction avant plusieurs semaines pour Florence Schaal », 20 août 2008, sur le site LePoint.fr.
- ↑ Verbatim : « Oui, effectivement, malheureusement, je viens d'apprendre de façon tout à fait officieuse, mais malheureusement sans doute certaine, que le petit Louis vient d'être retrouvé, il vient d'être retrouvé et il semble qu'il ne soit plus en vie... »
- ↑ Julien Mielcarek, « Florence Schaal a été licenciée de TF1 », 23 septembre 2008, sur le site Ozap.com.
- ↑ Julien Mielcarek, « Schaal : la SDJ de TF1 juge la sanction « disproportionnée » », 24 septembre 2008 sur le site Ozap.com.
- ↑ Julien Lalande, « Justice : Florence Schaal compte attaquer TF1 », 24 septembre 2008, sur le site Ozap.com.

