Florence L. Barclay

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Florence L. Barclay

Description de l'image  Portrait of Florence L. Barclay.jpg.
Nom de naissance Florence Louisa Charlesworth
Activités Écrivain
Naissance 2 décembre 1862
Limpsfield, Surrey,
Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Décès 10 mars 1921 (à 58 ans)
Langue d'écriture anglais
Genres Romans sentimentaux

Œuvres principales

Florence Louisa Barclay (2 décembre 1862 – 10 mars 1921) est un auteur anglais de littérature sentimentale. Elle est surtout connue pour son roman Le Rosaire (1909). Elle est la mère de Vera Charlesworth Barclay, la créatrice du louvetisme en scoutisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en Angleterre dans un presbytère rural du comté de Surrey, elle est la fille d’un recteur anglican. Par sa mère, elle a des origines françaises. Elle a deux sœurs dont l’une, Maud Ballington Booth, est le leader de l'Armée du salut et la cofondatrice des "Volontaires d’Amérique" (Volunteers of America).

En 1869, à l’âge de sept ans, elle déménage avec sa famille à Limehouse, dans un arrondissement de Londres : Tower Hamlets. jeune fille, elle s'occupe beaucoup des pauvres, et chante lors des célébrations religieuses.

Elle a dix-huit ans quand elle épouse, en 1881, un ami d'enfance, le révérend Charles W. Barclay. Le couple passe sa lune de miel en Terre sainte en Palestine, qui lui révèle la poésie évocatrice des lieux saints. Elle devient une oratrice publique accomplie et fait le tour des États-Unis en donnant des conférences sur son vécu en Palestine.

Florence Barclay et son époux s’installent à Hertford Heath, dans le Hertfordshire, où elle remplit tranquillement ses devoirs d'épouse de clergyman campagnard et donne naissance à huit enfants.

À la suite d'abus d'exercices physiques et surtout de la bicyclette, elle est atteinte d'une lésion au cœur au début de la quarantaine. Elle doit s’aliter et pour passer le temps, se met à écrire : d'abord une nouvelle, The Wheels of Time, qui sera sa première œuvre sentimentale puis un roman, Le Rosaire. Elle envoie ceux-ci à sa sœur Maud, qui vit en Amérique et qui se charge de trouver un éditeur. Son roman Le Rosaire y est publié en 1909 et lui vaut une célébrité immédiate. Florence Barclay écrit onze livres, dont certains seront adaptés au cinéma dès 1921.

Elle a été une grande admiratrice de la poétesse et essayiste anglaise Elizabeth Barrett Browning (1806 - 1861) : elle a visité les lieux où celle-ci avait habité et a acheté certains objets lui ayant appartenu et mis en vente aux enchères après sa mort.

En 1920, la santé de Florence Barclay s'aggrave et elle doit subir une intervention chirurgicale au cours de laquelle elle décède, à l'âge de 58 ans. L'année de son décès, une de ses filles (dont on saura plus tard qu'il s'agissait de Vera Barclay), publie anonymement une biographie de sa mère : Vie de Florence L. Barclay, écrite par sa fille (1923) (The Life of Florence Barclay : a study in personality by one of her daughters).

Le Rosaire[modifier | modifier le code]

Récit d’un amour éternel d'une simplicité attendrie, plus de 150 000 exemplaires ont été vendus en un an[1]. Traduit en huit langues, le roman sera également adapté au cinéma à plusieurs reprises (dont un film français). Selon le journal The New York Times, Le Rosaire est le best-seller numéro un de l’année 1910 aux États-Unis. La longévité de son succès est telle que, vingt-cinq ans plus tard, le magazine Sunday Circle publie le roman sous forme de feuilleton et, en 1926, le dramaturge français André Bisson l'adapte pour le théâtre, à Paris[2] (il adaptera également, en 1930, La Châtelaine de Shenstone[3]). En 1947, plus d'un million d'exemplaires de Le Rosaire a été vendu dans les pays de langue anglaise[4].

Œuvres parues en France[modifier | modifier le code]

Romans
  • Le Rosaire (The Rosary, 1909)
    1re édition française : 1921. Éditions Librairie Payot et Cie; traduction de E. de Saint-Segond ; In-12, 300 p. Dernière réédition française : 1968, éditions J'ai lu, poche no 287.
Résumé : Faut-il être jolie pour être aimée ? Les richesses inépuisables d'un âme noble et généreuse ne sont-elles pas les plus belles armes dans la difficile conquête d'un amour partagé ? C'est pour en avoir douté que Jane Champion provoque involontairement le drame grâce auquel, par un stupéfiant retournement du sort, les trompeuses apparences seront balayées au profit de la vérité du cœur[5].
  • La Châtelaine de Shenstone (The Mistress of Shenstone, 1910)
    1re édition française : 1922. Librairie Plon- Nourrit et Cie, Paris ; traduit par E. de Saint-Segond; relié, In-16, 260 p. Dernière réédition française : 1952.
  • En suivant l’étoile (The Following of the Star, 1911)
    1re édition française : 1923. Librairie Plon- Nourrit et Cie, Paris; traduit par E. de Saint-Segond ; broché, In-16, 323 p. Dernière réédition française : 1951.
  • Le Jardin clos de Christobel (Through the Postern Gate, 1911)
    1re édition française : 1924. Librairie Plon- Nourrit et Cie, Paris ; traduit par E. de Saint-Segond ; broché; In-16; 249 p. Dernière réédition française : 1957.
  • Le Poison de la jungle (The Upas Tree, 1912)
    1re édition française : 1925. Librairie Plon- Nourrit et Cie, Paris ; collection Bibliothèque reliée Plon no 139 ; traduit par E. de Saint-Segond ; In-16; 253 p. Dernière réédition française : 1956.
Résumé : Ronald West, bien que tendrement épris de sa femme Hélene, n'hésite pas à envisager une longue séparation pour écrire en-Afrique Centrale l'action de son prochain roman d'amour. À son retour vers l'Angleterre, Ronald passe par Leipzig, où il rend visite au cousin germain de son épouse, Aubrey Treherne; auparavant, il fait l'acquisition d'un vieux violoncelle qu'il veut rapporter à Londres. Que se passe-t-il à ce moment-là ? Le contact entre Aubrey et Ronald est loin d'être amène ; celui-ci apprend que Aubrey a été amoureux de sa femme et lit dans ses yeux la haine d'avoir etc supplanté ! Ils en viennent aux mains. Le calme revenu, Ronald tire de sa poche une lettre de sa femme, qu'il n'a pas encore lue. En la décachetant, il laisse tomber un billet sur lequel Aubrey pose le pied. La substitution de ce billet aura les plus graves conséquences. Le comportement bizarre de Ronald laisse subsister le doute qu'il est la victime d'un poison étrange. Le poison- de la jungle ?[6]
  • L’Auréole brisée (The Broken Halo, 1913)
    1re édition française : 1926. Librairie Plon- Nourrit et Cie, Paris ; traduit par E. de Saint-Segond ; In-16, 331 p. Dernière réédition française : 1954.
Résumé : Florence L.Barclay exprime toute la sensibilité de l'âme anglaise dans L'Auréole brisée, cette histoire directement inspirée de la réalité. Dick Cameron, jeune médecin pauvre dont le besoin de perfection est combattu par les difficultés matérielles, a pour cliente occasionnelle la "petite dame blanche", héroïne d'un drame qui a brisé sa vie et l'a condamnée à l'isolement. Peu à peu, la grâce de la malade agit sur le "briseur d'auréole" que le spectacle de l'injustice régnante et la médiocrité de son sort disposent à la révolte. Ayant appris qu'un testament assure à la "petite dame blanche" la pleine possession d'une grande fortune à condition qu'elle se remarie, la tentation lui vient de l'épouser. Celle-ci n'est pas dupe, elle accepte néanmoins l'union calculée. Mais Dick se reprend et confesse sa vilenie. La mort de la "petite dame blanche" le rendra définitivement au bien : avant de mourir la malade lui a désigné la compagne qui lui est prédestinée, l'amie de ses jeunes années dont l'amour caché veillait de loin sur sa vie tourmentée[7].
  • L’Amour au bout du fil (The Wall of Partition, 1914)
    1re édition française : 1927. Librairie Plon, Paris ; traduit par E. de Saint-Segond ; in-12, 260 p. Dernière réédition française : 1956.
  • Les Dames blanches de Worcester (The White Ladies of Worcester, 1917)
    1re édition française : 1928. Librairie Plon, les Petits-Fils de Plon et Nourrit ; traduit par E. de Saint Segond ; In-16, 294 p. Dernière réédition française : 1936.
  • Ma vie pour la tienne, précédé de Les Roues du temps (The Wheels of time, 1908)
    1re édition française : 1928. Librairie Plon, traduit par E. de Saint Segond, Broché, 266 p.
  • Sir Guy Mervyn
    1re édition française : 1934. Éditions Plon, traduit par Charles Thérézol, In-16, 295 p.
Biographie
  • Vie de Florence L. Barclay, écrite par sa fille, de Vera Barclay.
    1ère édition française : 1923. Éditeurs Plon-Nourrit et Cie ; traduit par E. de Saint Segond ; In-16, 239 p.

Bibliographie exhaustive[modifier | modifier le code]

Note : la première date est celle de la première édition anglaise.

  • 1908 : The Wheels of Time (Les Roues du temps), nouvelle.
  • 1909 : The Rosary (Le Rosaire), roman
  • 1910 : The Mistress of Shenstone (La Châtelaine de Shenstone), roman.
  • 1911 : The Following of the Star (En suivant l’étoile), roman.
  • 1911 : Through the Postern Gate (Le Jardin clos de Christobel), nouvelle.
  • 1912 : The Upas Tree (Le Poison de la jungle), nouvelle.
  • 1913 : The Broken Halo (L’Auréole brisée), roman.
  • 1914 : The Wall of Partition (L’Amour au bout du fil), nouvelle.
  • 1914 : The Golden Censer
  • 1914 : My Heart's Right There
  • 1915 : In Hoc Vince: The Story of the Red Cross Flag (œuvre non fictive)
  • 1917 : The White Ladies of Worcester (Les Dames blanches de Worcherster), roman.
  • 1920 : Returned Empty
  • 1923 : Shorter Works : recueil de nouvelles et d’articles publiés après sa mort.
  • 1932 : Guy Mervyn : œuvre posthume publié par l'une des filles.
Biographie
  • 1921: The Life of Florence Barclay : a study in personality by one of her daughters (biographie de sa fille Vera Barclay)

Adaptations[modifier | modifier le code]

au cinéma
au théâtre
  • 1925 : Le Rosaire, d'André Bisson. Pièce en 3 actes et 4 tableaux. Producteur : Firmin Gémier. Directeur de salle de spectacle. Représentée pour la première fois, à Paris, sur la scène du Odéon-Théâtre de l'Europe le 13 novembre 1925. Interprétation : Andrée Mégard (Jane Campbell) et Jean Yonnel (Gérard Dalmain)[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie de Florence Barclay
  2. Le Rosaire : pièce en 3 actes et 4 tableaux d'André Bisson d'après Florence Barclay ; avec Andrée Mégard dans le rôle de Jane Campbell et Jean Yonnel dans celui de Gérard Dalmain. Représentation : Paris (France) : Odéon-Théâtre de l'Europe (Firmin Gémier), 1925-11-13. Producteur : Firmin Gémier. Directeur de salle de spectacle. Création : Paris (France) : Odéon-Théâtre de l'Europe, 1925-11-13.
  3. La Châtelaine de Shenstone, d'André Bisson. Comédie en 4 actes. Théâtre national de l'Odéon, Paris, le 28 février 1930.
  4. Information figurant dans la préface de l'éditeur, dans l'édition de 1947 du roman La Châtelaine de Shenstone aux édition Nelson, 431.
  5. Le résumé figure sur le livre.
  6. Le résumé figure sur le livre, édition de 1956, éditions Tallandier, collection : Les Heures Bleues, femmes d'aujourd'hui.
  7. Le résumé figure sur le livre, édition de 1954, éditions Plon, collection : Bibliothèque Plon no 41.
  8. Les Archives du spectacle
  9. Les Archives du spectacle

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]