FLOPS

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Unité de performance des processeurs
Nom FLOPS
yottaFLOPS 1024
zettaFLOPS 1021
exaFLOPS 1018
pétaFLOPS 1015
téraFLOPS 1012
gigaFLOPS 109
mégaFLOPS 106
kiloFLOPS 103

FLOPS (ou flops ou flop/s) est un acronyme signifiant « opérations à virgule flottante par seconde » (en anglais, FLoating point Operations Per Second). Le nombre de FLOPS est une mesure commune de la vitesse d'un système informatique.

Les opérations en virgule flottante (additions ou multiplications) incluent toutes les opérations qui impliquent des nombres réels. De telles opérations, qui prennent beaucoup plus de temps de calcul que des opérations sur les nombres entiers, se produisent souvent dans certains types d'applications.

Sommaire

Taille des instructions [modifier]

La plupart des microprocesseurs modernes incluent une unité de calcul en virgule flottante (floating-point unit, FPU), qui est une partie spécialisée du microprocesseur destinée à effectuer ce type d'opération. La mesure des « FLOPS » mesure réellement la vitesse du FPU. Un des essais de repère les plus communs employés pour mesurer des Flops s'appelle Linpack.

Les Flops ne tiennent pas compte de facteurs tels que le profil de charge (charges lourdes ou légères, régulières ou très variables...) ou les catégories d'opérations à virgule flottante utilisés, ni avec quel pourcentage. Pour cette raison, un consortium de fournisseurs a créé le Standard Performance Evaluation Corporation (SPEC), qui entend fournir un repère plus significatif.

L'opération en virgule flottante peut être calculée à partir de différentes tailles de nombres :

  • simple précision (SP) 32 bits ;
  • double précision (DP) 64 bits.

Le FLOP[1] est couramment utilisé dans le domaine des calculs scientifiques, par exemple dans le TOP500 des superordinateurs.

Vitesse [modifier]

La rapidité de calcul obtenue varie beaucoup en fonction de cette taille.

En juin 2011, le plus puissant superordinateur atteint les 8,162 pétaFLOPS. Il s'agit du K computer[2]. Ce superordinateur japonais totalise 68 544 processeurs de 8 cœurs et dispose d'une puissance de calcul supérieure à celle de ses 5 suivants réunis. Ce même supercalculateur a battu son propre record en octobre 2011 en atteignant la barre des 10 pétaFLOPS (ou 1016 FLOPS). Il disposait à ce moment de 88 128 processeurs de 8 cœurs[3].

En novembre 2012, la firme Cray Inc. reprend la tête du TOP500 devant IBM avec Titan, un superordinateur de 17,59 pétaFLOPS, capable d'atteindre 27 pétaFLOPS en performance de pointe[4]. Ce superordinateur est installé au Laboratoire national d'Oak Ridge. Sa puissance énergétique est de 8,2 MW ; il dispose d'une architecture hybride à base de processeurs Opteron (AMD) et d'accélérateurs GPU Tesla (Nvidia).

En 2012, les ordinateurs personnels peuvent disposer d'une puissance d'environ 100 gigaFLOPS avec un microprocesseur et 2 460 gigaFLOPS avec un processeur graphique, soit une puissance comparable aux superordinateurs de 1993[5].

En 2013, Total se dote d’un supercalculateur de 2,3 pétaflops[6].

La plateforme de calcul distribué BOINC totalise 7,268 pétaFLOPS à la date du 14 décembre 2012[7].

La barre de l'exaFLOPS (1018 FLOPS) est prévue pour être franchie en 2019[8].

Notes et références [modifier]

  1. Sans S est peu utilisé en France car synonyme d’échec en argot
  2. (en) Top 500 juin 2011 sur top500.org
  3. Supercalculateurs : le Fujitsu « K » atteint les 10,51 pétaflops sur zdnet.fr. Consulté le 19 avril 2012.
  4. (en) Titan - Cray XK7 , Opteron 6274 16C 2.200GHz, Cray Gemini interconnect, NVIDIA K20x, sur TOP500. Consulté le 27 décembre 2012.
  5. (en) SUPERCOMPUTER vs your computer in bang-for-buck battle sur theregister.co.uk
  6. Par la rédaction de ZDNet.fr, mardi 26 Mars 2013
  7. (en) BOINC stats
  8. (en) IBM breaks petaflop barrier sur infoworld.com

Articles connexes [modifier]