Fleuve Ristigouche

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Ristigouche
((en) Restigouche)
Soir sur la Restigouche
Soir sur la Restigouche
Caractéristiques
Longueur 200 km [1]
Bassin ?
Bassin collecteur Restigouche
Débit moyen ?
Cours
Source confluence Little Main Restigouche et Kedgwik River
· Coordonnées 48° 04′ 00″ N 66° 20′ 00″ O / 48.06667, -66.33333 (Source - Ristigouche)  
Embouchure Baie des Chaleurs
· Localisation Nouvelle (Québec) et Dalhousie (Nouveau-Brunswick)
· Altitude 0 m
· Coordonnées 48° 03′ 46″ N 66° 19′ 45″ O / 48.062777, -66.329166 (Embouchure - Ristigouche)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Matapédia, Patapédia
Pays traversés Drapeau du Canada Canada
Régions traversées Nouveau-Brunswick, Québec

La rivière Ristigouche ou Restigouche est une rivière situé au nord-ouest du Nouveau-Brunswick au Canada et coule en direction du nord-est pour se jeter dans la baie des Chaleurs.

Cette rivière est reconnue mondialement comme rivière à saumon et fait partie du patrimoine canadien.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pont sur la Restigouche à Campbellton.
Pont sur la Restigouche à Campbellton.

Les Micmacs appelaient le fleuve Lustagooch, ce qui signifie bonne rivière. Champlain l'appela ensuite rivière Chaleu(rs)[2].

L'orthographe officielle en français est Ristigouche[3]. L'orthographe en anglais est Restigouche et c'est la plus utilisée au Nouveau-Brunswick[1]. De toute manière, le toponyme est en fait un nom d'intérêt panacanadien, signifiant que les versions anglaises et françaises sont reconnues officiellement[1]. Finalement, la population riveraine décrit volontiers le cours d'eau comme une rivière et non un fleuve.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cours du fleuve[modifier | modifier le code]

La rivière a une longueur de plus de 200 kilomètres[1]. Elle prend sa source (47° 36′ 45″ N 68° 01′ 04″ O / 47.6125, -68.01778) dans les Appalaches, à environ 440 mètres d'altitude, dans la paroisse de Rivière-Verte, à 35 kilomètres au nord-est d'Edmundston[1]. Elle porte alors le nom de Petite rivière Ristigouche Principale[3]. Elle coule tout d'abord vers le sud-est et tourne brusquement vers le nord-est[1].

L'estuaire du fleuve commence à Tide Head, dont le nom signifie par ailleurs « fin de la marée » en anglais. Après s'être rétréci en face de Campbellton, la Ristigouche s'élargit graduellement, dépassant 5 kilomètres de large par endroit. Vingt-cinq kilomètres à l'est de Tide Head, la Ristigouche se jette dans la baie des Chaleurs, entre Dalhousie et Miguasha.

La rivière Ristigouche constitue une partie de la frontière entre le Québec et le Nouveau-Brunswick sur les derniers 100 kilomètres de son cours, soit à partir du confluent avec la rivière Patapédia[3].

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Les affluents de la Ristigouche sont en général des grandes rivières. Les principaux sont, d'amont en aval, la rivière Gounamitz, la rivière Kedgwick, la rivière Patapédia, la rivière Upsalquitch et la rivière Matapédia.

Histoire[modifier | modifier le code]

La bataille de la Ristigouche s'est déroulée dans l'estuaire du fleuve en juillet 1760.

Depuis 1994, un plan raisonné a partagé zones et période de pêche entre les Amérindiens et les Blancs[4].

En 1998, la rivière Ristigouche a été inscrite au réseau des rivières du patrimoine canadien.

Activités et aménagements[modifier | modifier le code]

Le fleuve compte le port de Dalhousie, à son embouchure dans la baie des Chaleurs. Il est traversé par plusieurs ponts, dont le pont J.C. Van Horne à Campbellton.

Ses berges sont un endroit idéal pour cueillir de la fougère (têtes de violon) vers le début du mois de mai. Les paysages majestueux qu'on y retrouve attirent des milliers de touristes chaque année.[réf. nécessaire]

On peut y accéder par le village de Kedgwick, via la ville de Saint-Quentin ou via St-Jean-Baptiste et Campbellton

Bref, la rivière Ristigouche est généralement appréciée par l'élite comme par le commun des citoyens

Étant reconnue mondialement comme lieu de vacances[réf. nécessaire] par excellence, elle a attiré à plusieurs occasions bien des personnalités influentes des milieux politiques, économiques et culturels internationaux.

De plus, la rivière offre à qui s'y intéresse, une agréable expérience de plein air. Sa descente est pratiquée assez fréquemment pendant l'été.

Par ailleurs, la rivière est aussi utilisée pour la pêche sportive, pour l'observation de la faune et de la flore, pour l'aventure (notamment dans les rapides, même si on peut généralement les éviter) et pour des descentes de canots entre familles et amis.

Culture[modifier | modifier le code]

Le fleuve fait l'objet d'un poème dans le recueil de poésie La terre tressée, de Claude Le Bouthillier[5].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f « Rivière Ristigouche », sur Commission de toponymie du Québec (consulté le 29 novembre 2012).
  2. (fr) http://www2.umoncton.ca/cfdocs/cea/axe2/carte1.cfm
  3. a, b et c James Marsh, « Rivière Ristigouche », sur L'encyclopédie canadienne (consulté le 29 novembre 2012).
  4. GEO N°404 d'octobre 2012 p.101
  5. Claude Le Bouthillier, La terre tressée : poésie, Tracadie-Sheila, La Grande Marrée,‎ 2011, 109 p. (ISBN 978-2-349-72276-8), p. 82-85