Fleury (acteur)

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Fleury ; détail d'une gravure de Étienne-Frédéric Lignon.
Tombe de Fleury

Fleury ou Fleury dit Bénard, de son vrai nom Joseph-Abraham Bénard, né le 26 octobre 1750 à Chartres et mort le 3 mars 1822 à Orléans, est un comédien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était fils d'un des acteurs de la troupe du roi Stanislas Leszczyński. Il débuta à la Comédie-Française en 1772, et réussit parfaitement dans les rôles de petits-maîtres, de courtisans, de mauvais sujets. On ne se lassait pas de l'applaudir dans Le Chevalier à la mode (Dancourt), L'Homme à bonnes fortunes (Baron), et surtout dans le marquis de L'École des bourgeois (d'Allainval).

Dans la nuit du 2 septembre 1793, il fut arrêté, avec 12 autres acteurs du Théâtre Français restés fidèles à la monarchie, en tant que « suspect », et enfermé à la prison des Madelonnettes, pour avoir joué une représentation théâtrale jugée séditieuse : Paméla[1].

Il quitta la scène en 1818 et s'installa à Orléans. Il possédait aussi le château de Cour-sur-Loire.

Sa tombe était ainsi décrite en 1897 (Journal du Loiret, 12 mars 1897) :

« Fleury, le charmeur d’une génération depuis longtemps disparue, repose au cimetière Saint-Jean, dans l’allée principale à main droite, en se dirigeant vers les grandes chapelles. Une pyramide tronquée en pierre grisâtre toute rongée de mousse et précédée d’un carré de pâle gazon, marque la place de sa tombe. Un flambeau ardent surmonté d’une étoile, emblème de son talent, lui sert de funèbre blason. Vers le sommet de la pyramide, une brève épitaphe dominée par une sorte de croix de Malte, résume ses titres et la vie du défunt.

A / Abraham-Joseph Benard / Fleury / Pensionnaire du Roi / Né à Chartres le 27 octobre 1750 / Mort à Orléans le 3 mars 1822. »

Après la destruction du cimetière Saint-Jean, sa tombe a été transférée au nouveau cimetière (section C, près de l'allée de l'ouest).

Mémoires de Fleury[modifier | modifier le code]

On a publié en 1836 de prétendus Mémoires de Fleury, rédigés par Jean-Baptiste-Pierre Lafitte, faits d'après quelques notes trouvées dans ses papiers après sa mort.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas François de Neufchâteau fit jouer, sur la scène du théâtre de la Nation, le 1er août 1793, une comédie en vers : Paméla ou la Vertu récompensée, tirée du roman de Samuel Richardson, imitée de Goldoni. Le jour de la neuvième représentation, comme le rideau allait se lever, un officier de police vint au nom du Comité de salut public interdire la pièce à cause de ces deux vers jugés subversifs :

    « Ah ! les persécuteurs sont les seuls condamnables.

    Et les plus tolérants sont les seuls raisonnables. »

    François de Neufchâteau fit alors les corrections qu'exigeait le Comité ; mais celui-ci signa un arrêté fermant le théâtre et décrétant d'accusation François de Neufchateau. Il fut incarcéré, lui et ses comédiens. Parmi les 13 acteurs (les actrices furent enfermées à Sainte-Pélagie) du Théâtre Français incarcérés au Couvent des Madelonnettes, on trouve :