Fleur d'oranger

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Bigaradier : fruit, feuille et fleur.

La fleur d'oranger (ou d'oranger amer) pousse sur le bigaradier (Citrus aurantium L.) un arbuste aux feuilles en fuseau et luisantes. Le bigaradier, épineux, à fleurs blanches parfumées dont les pétales sont bien déliés et plus grands que celle de l’oranger doux[pas clair] (Citrus sinensis).

Son origine est incertaine : de Chine, indiqueront certains ; d’Inde, affirmeront d’autres. Mais tous s’accorderont à dire que les doux baisers parfumés de l’air ayant effleuré la fleur d’oranger, et l’extrême blancheur de ses pétales, enivrent les sens depuis l’Antiquité[style à revoir], où elle ornait traditionnellement les couronnes des jeunes mariées. L’engouement pour cette fleur gagna l’Arabie. Dès lors, elle suivit l’expansion de l’empire islamique et s’implanta dans tout le pourtour méditerranéen et l’Espagne. Le reste de l’Europe ne la découvrit qu’à partir du XIe siècle, où elle fut introduite en Sicile puis en Provence par les Croisés.

À la fin du XVIIe, Anne-Marie Orsini, coquette et mondaine duchesse de Braccio, princesse de Néroli l’utilisa pour parfumer à la fois ses effets et son bain[réf. souhaitée].

Fabrication[modifier | modifier le code]

Trop fragile pour supporter une distillation…[style à revoir] Les Arabes, friands de ses senteurs, perfectionnèrent, alors, un principe grec pour mettre au point un « al inbiq », permettant de séparer la matière de ses constituants volatils, par la vapeur d'eau. L’huile essentielle de fleur d’oranger était née.

Production[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui, le Maroc est l’un des premiers producteurs de cette fleur dont les produits obtenus sont divers et très recherchés : Néroli (pour laquelle 1 000 kg de fleurs sont nécessaires pour produire 1 litre), eau de fleur d’oranger, absolue d’oranger (obtenue par extraction aux solvants volatils des fleurs de l'oranger). Et c'est non loin de Rabat - capitale du royaume -, que nous la retrouvons, plus précisément dans la région de Khémisset, complantée de milliers d’arbustes et d’arbres aux feuilles en fuseau, persistantes et luisantes: les Citrus aurantium - plus communément appelés bigaradiers, issus de la grande famille des Rutacées qui compte 900 espèces, réparties en 150 genres, à l’instar des agrumes. Si les uns sont tantôt intenses et doux, tantôt relevés et léchés, le bigaradier, qui mesure entre 5 et 10 mètres, se distingue autant par les notes amères de son petit fruit - la bigarade ou orange amère, dont la chair est acide, peu juteuse et emplie de pépins - que par ses fleurs blanches, plus grandes que celles de l’oranger doux, et aux senteurs enivrantes.

Propriétés[modifier | modifier le code]

Fleur d'oranger, séchée

Plusieurs parties de l'oranger amer ont des propriétés traditionnellement connues. Les feuilles et les précieuses fleurs sont reconnues comme sédatives, de même que les différentes huiles essentielles qu'on en extrait. L'huile essentielle des fleurs (ou essence de néroli) est reconnue pour être à la fois tonique, sédative et antidépressive[1].

À l’instar de sa production, ses utilisations sont variées. Les vertus sédatives des feuilles et des précieuses fleurs sont unanimement reconnues, tout comme leur faculté à calmer l’anxiété ou les petits maux de ventre des nourrissons. Voilà pourquoi, surfant sur la vague du naturel, des alicaments et de l’aromathérapie, de nombreuses sociétés développent de plus en plus de produits à base de fleur d’oranger. Dans un autre registre, « el mà d'zhâr » s’invite à toutes les fêtes : circoncisions, fiançailles, mariages, tantôt sous sa forme liquide, tantôt dans de succulents mets et des délicieuses pâtisseries. Toutefois, l’utilisation la plus répandue demeure dans la parfumerie et la cosmétique. Très précieuse aux grands voyageurs d’antan, elle est la compagne idéale des longues journées d’été par la brume fraîche et vivifiante qu’elle procure. D’un simple spray, elle revitalise et déstresse la peau.

L'eau de fleur d'oranger est réputée favoriser l'endormissement grâce à ses propriétés relaxantes[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L Bremnes (1996). L'œil Nature - Les plantes aromatiques et médicinales - Citrus (oranger et citronniers). Éd. Bordas, p. 46-47. ISBN 2-04-027061-2
  2. laboratoire Florame

Articles connexes[modifier | modifier le code]