Film de casse

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Un film de casse est un genre cinématographique. Il s'agit d'un film à l'intrigue complexe tournant autour d'un groupe de personnes essayant de dérober quelque chose. Les versions à dominante humoristique sont souvent rangées dans la catégorie des films comiques.
De manière générale il y a plusieurs facettes de l'intrigue, mais on se focalise sur l'attention que portent les personnages à élaborer un plan, une stratégie, afin de dérober - à l'insu des autorités - une grosse quantité de biens précieux. On retrouve souvent la présence d'un ennemi majeur, un emblème de l'autorité ou un ancien équipier du groupe en question ou bien un ancien membre de ce groupe même, qui devra voir ses plans contrariés.

Le scénario type[modifier | modifier le code]

De manière conventionnelle un film de cambriolage contient une intrigue en trois actes. Le premier acte consiste à la préparation des voleurs : recrutement des membres, analyse des biens à voler, des lieux du cambriolage, du système d'alarme, prise de connaissance avec une technologie innovante, et mise en place de l'intrigue du dernier acte.

Le second acte concerne le vol à proprement dit. Sauf dans quelques rares exceptions, les gangsters parviennent à leurs fins, traversant un nombre d'événements plus ou moins imprévus.

Le troisième acte concerne le dénouement de l'intrigue. Les personnages impliqués dans le vol se retournent les uns contre les autres ou bien un seulement aura conclu des accords avec une partie externe.

Normalement, la plupart des personnages impliqués dans le vol finiront tués, arrêtés par les forces de l'ordre, ou ne pourront emporter le butin. Cependant, la tendance croissante est de rendre les voleurs victorieux, en particulier si la cible décrite est de faible moralité, comme les casinos, les organisations corrompues ou individuelles, ou des criminels.

Les variations[modifier | modifier le code]

Il est commun, comme exemple type datant des années 1950, de supprimer un voire deux actes dans l'histoire, le scénario s'appuyant sur la connaissance des spectateurs qui comblera les éléments manquants. Touchez pas au grisbi de Jacques Becker et Reservoir Dogs de Quentin Tarantino, par exemple, dans ces films l'action se situe bien après que le casse a eu lieu.

D'autres films dont l'action n'est pas linéaire : L'Ultime Razzia (The Killing) de Stanley Kubrick, Un hold-up extraordinaire (Gambit) de Ronald Neame, Reservoir Dogs de Quentin Tarantino.

Le « dernier gros coup »[modifier | modifier le code]

Une des formes communes de casse est le « dernier gros coup ». On y trouve des criminels se rassemblant pour un ultime casse qui fera leur fortune et les éloignera de la vie de brigand à jamais. Habituellement, l'accumulation de risques associée à la promesse d'une vie idéale une fois le casse terminé assurent le suspense. Le film met en scène l'exécution du casse, ou, si le début du film se passe très mal, on verra alors l'histoire du ou des survivants.

Parmi les films mettant en scène le « dernier gros coup », on trouve : Sexy Beast de Jonathan Glazer, Heat de Michael Mann, The Score de Frank Oz, Inception de Christopher Nolan, et la version de 2001 du film Ocean's Eleven de Steven Soderbergh.

Films types de casse[modifier | modifier le code]

Le film de casse est le genre le plus connu parmi les films étroitement liés à des casses ou cambriolages. Parmi les films où les efforts fourni en collaboration demandant une préparation élaborée et une issue dramatique, on trouve : le film d'assassinat, le film d'otage (traditionnellement filmé à travers le point de vue des victimes et des personnes portant secours), et un certain nombre de film d'espion ont également une intrigue de film de casse.

De plus, il est courant que les films comportent des séquences inspirées du genre des films de casse comme Benjamin Gates et le Trésor des Templiers de Jon Turteltaub.

Historique du genre[modifier | modifier le code]

Les premiers exemples de films qui décrivent un casse de manière minutieuse sont les adaptations de la pièce de théâtre Alias Jimmy Valentine, les deux premières réalisées à l'époque du muet entre 1915 et 1920 et la troisième en 1928. Tout au long des années 1930, le vol et les escroqueries étaient présent dans des films tels que Raffles (1930) de Outside the Law (1920), et Ninotchka (1939). La période classique de « film noir » des années 1940 et 50 a amené le succès du genre, en se focalisant plus clairement sur les casses en eux-mêmes, avec des films comme Quand la ville dort (Asphalt Jungle, 1950) de John Huston, Du rififi chez les hommes (1955) de Jules Dassin, Bob le flambeur (1956) de Jean-Pierre Melville, ou L'Ultime Razzia (The Killing, 1955) de Stanley Kubrick.

Depuis cette époque, les films de casse ont été tournés de différentes manières, allant de la folle légèreté des années 1960, avec par exemple le classique Un monde fou, fou, fou, fou (It's a Mad, Mad, Mad, Mad World) de Stanley Kramer avec une distribution décoiffante menée par l'acteur Jimmy Durante, jusqu'aux films plus sombres, aux intrigues plus difficiles à manipuler comme celles utilisant des moyens innovants, comme Reservoir Dogs de Quentin Tarantino ou Inception de Christopher Nolan. Même pour le cinéma d'Hollywood contemporain, le genre reste prometteur puisque les films comme Ocean's Eleven est un remake de L'Inconnu de Las Vegas de Lewis Milestone sorti en 1960 ainsi que Braquage à l'italienne (The Italian Job, 2003) de F. Gary Gray est un remake de L'or se barre (The Italian Job, 1969) de Peter Collinson. D'autres exemples de variantes du genre vont inclure l'effet comique comme Topkapi (1964) de Jules Dassin, le western La Caravane de feu (The War wagon, 1967) de Burt Kennedy, ou encore De l'or pour les braves (Kelly's Heroes, 1970) de Brian G. Hutton et de nombreux films et séries télévisées d'espionnage comme notamment Mission impossible (Mission: Impossible, 1966) ou bien Opération vol (It Takes a Thief, 1968).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]