Filip Dewinter

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Philip ("Filip") Michel Frans Dewinter (Bruges, 11 septembre 1962) est un homme politique belge. Il est membre du Vlaams Belang, parti d'extrême droite et nationaliste flamand.

Milieu familial[modifier | modifier le code]

Son père étudia la médecine à l’Université catholique de Louvain au cours de la Seconde Guerre mondiale, mais dut se cacher lorsque la menace de la déportation vers l’Allemagne devint imminente. Il fut néanmoins découvert et arrêté, déporté après quelques mois de prison à Bruges, et forcé de travailler dans une usine de munitions allemande. Après la guerre, malade et émacié, il revient, mais n'est fut plus en mesure de reprendre ses études. Le grand-père maternel de Dewinter fut un combattant de la résistance de la Witte Brigade (Brigade blanche) à Blankenberge[1] ,[2] ,[3],[4].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il siégea pendant la 47e législature de la Chambre des représentants de Belgique.

Il participe le 13 décembre 2006 à l'émission spéciale de La Une (première chaine de la télévision belge francophone) Bye Bye Belgium qui fut considérée par plusieurs politiciens comme un non-respect du cordon sanitaire[5].

Déjà condamné pour racisme, alors qu'il était à la tête du Vlaams Blok, Filip Dewinter, dans une interview accordée au magazine américain Jewish Week, se présente comme un défenseur de la cause juive, et ardent opposant à l'islam. Il se défend par contre d'être xénophobe. «S'il faut parler d'une phobie, je n'emploierais pas le mot xénophobe, explique-t-il. S'il s'agit d'une phobie, disons qu'il s'agit d'islamophobie." [1]

Le 25 août 2007, profitant de l'échec des négociations d'Yves Leterme pour former un gouvernement, il réclame un référendum pour l'indépendance de la Flandre qui est refusé à l'unanimité des votants, exception faite des membres de son propre parti.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Afin de nuire à sa réputation au sein des groupuscules extrémistes sympathisant avec son parti politique, le journal flamand De Morgen a rendu publique son origine familiale. Dewinter a confirmé ultérieurement ses antécédents familiaux (la résistance de son grand-père et la déportation de son père), entre autres au magazine flamand Joods Actueel et au journal Israélien Haaretz. Il le confirme d’ailleurs également sur son propre site internet.
  2. Adi Schwartz, Une histoire peu connue, article dans Haaretz, du 28 août 2005: "Sur la question si son rapprochement progressif des Juifs et d’Israël est une tactique, il répond: "Ce n'est peut-être pas la preuve, mais cela va vous expliquer un peu qui je suis. Beaucoup de gens pensent que je descends d'une famille de collaborateurs, ce qui n’est pas le cas. Mon père était un jeune étudiant en médecine au cours de la guerre. Ses études furent interrompues pendant la guerre et il aurait dû être envoyé en Allemagne pour faire du travail forcé. Mais il a fui les Allemands et a réussi à leur échapper pendant plusieurs mois. Ils l’ont attrapé, jeté en prison et, finalement, l’ont déporté pour faire du travail forcé. J'ai vu des photos de lui quand il est rentré de la guerre. Il n'avait rien et il était malade. Il n'est jamais devenu un médecin et sa carrière fut ruinée. Mon grand-père a également été membre de la Résistance. Il a battu contre les Allemands comme agent de police." (trad. par Maanstonden)
  3. Fabian Lefevere, Journal de qualité israélienne ‘Haaretz’ offre un forum facile au Vlaams Belang, article dans le journal flamand De Morgen du 29 août 2005: "Dewinter raconte comment son père fut déporté vers un camp de travail allemand et de la façon dont son grand-père luttait contre les Allemands dans la résistance". (trad. par Maanstonden)
  4. Dans un interview avec Étienne Vermeersch, il y revient, répliquant l’éthicien en lui rappelant la période dans laquelle le père de celui-ci fut membre du VNV (Vlaams Nationaal Verbond) et dès lors impliqué avec son organisation dans la collaboration.
  5. Déclarations de Laurette Onkelinx et de Didier Reynders interviewées par la RTBF à la sortie d’une réunion ministérielle le 14/12/2006