Fiesta (film)

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Fiesta est un film français réalisé par Pierre Boutron, sorti le 15 novembre 1995.

Synopsis[modifier | modifier le code]

1936. Rafael, fils d'un noble espagnol, quitte l'établissement catholique français où il était pensionnaire, rappelé dans son pays par son père. Officier supérieur de l'armée franquiste, celui-ci tient à ce que son fils participe à la guerre civile qui déchire l'Espagne. Avant de rejoindre le front, Rafael est affecté à une unité dont la mission principale est de s'occuper des prisonniers et d'exécuter les éléments subversifs. Cette garnison est commandée par le Colonel Masagual, un ami du père de Rafael. Très ancien régime, ce colonel qui vit ouvertement son homosexualité avec Casado, son aide de camp, est un personnage ambigu, mélancolique, et d'une lucidité cynique. Pour preuve, cette prédiction cinglante : « Cette guerre que nous allons fatalement gagner débouchera sur un monde sordide... Dès que la paix éclatera, les Sancho Pança d'Espagne égorgeront Don Quichotte et deviendront tout puissants... Ils feront en sorte que la beauté devienne une insulte, l'intelligence une provocation, et l'amour un péché ! »

Afin de parfaire la formation militaire de Rafael et l'endurcir tout en l'humiliant, le colonel Masagual intègre le jeune homme au peloton d'exécution...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le personnage du colonel Masagual vu par celui qui l'interprète, Jean-Louis Trintignant : « Il y a chez Masagual un côté anarchiste de droite qui bouscule les valeurs et les hiérarchies. Le personnage est loin d'être sympathique et je ne cherche pas à lui trouver des circonstances atténuantes, mais il dit quand même des choses très justes et très fortes sur la guerre d'Espagne, sur le fascisme et contre les militaires. »[1]
  • Quelques répliques de Masagual :
    • « Nous vaincrons parce que nous sommes les plus cons »
    • « Curieux, tout de même ce manque d'imagination chez les gens de gauche sous toutes les latitudes. Toujours le même ordre de préséance dans l'assassinat: les prêtres, les pédérastes, les domestiques. Remarque, nous on tue les mêmes, mais dans un ordre différent. »
    • « Nous sommes des militaires, pas des soldats! Nous nous battons pour des avancements, pour des médailles, pour parader devant les dames dans nos costumes à la con ! Les idées sont dans l'autre camp ! Chez ceux qui luttent pour une cause... Cette guerre, nous la faisons pour le plaisir... Nous la pratiquons comme un sport... »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait d'un entretien réalisé par Gaillac-Morgue

Lien externe[modifier | modifier le code]