Fieffes-Montrelet

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Fieffes-Montrelet
L'église de Montrelet.
L'église de Montrelet.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Domart-en-Ponthieu
Intercommunalité Communauté de communes du Bernavillois
Maire
Mandat
Xavier Varlet
2014-2020
Code postal 80670
Code commune 80566
Démographie
Population
municipale
331 hab. (2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 05′ 12″ N 2° 13′ 51″ E / 50.0867, 2.230850° 05′ 12″ Nord 2° 13′ 51″ Est / 50.0867, 2.2308  
Altitude Min. 63 m – Max. 147 m
Superficie 9,68 km2
Localisation

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Fieffes-Montrelet

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Fieffes-Montrelet

Fieffes-Montrelet est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fieffes-Montrelet est au nord-nord-ouest d'Amiens, à mi-chemin entre Canaples (au sud) et Fienvillers (au nord). La commune est constituée de 2 villages distincts, Fieffes étant le plus au sud.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1975, les 2 communes de Fieffes et de Montrelet sont réunies pour constituer administrativement une seule et même commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1937 1947 Jules Pruvost    
1947 1967 pierre Varlet    
1967 1995 Jean Dauphin    
1995 2001 Paul Eletuffe    
mars 2001 2008 Pierre Danvin    
mars 2008 en cours
(au 6 mai 2014)
Xavier Varlet   Réélu pour le mandat 2014-2020[1]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 331 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
315 326 345 366 398 392 407 414 403
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
420 431 427 438 427 396 334 340 343
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
318 309 290 247 221 232 219 198 181
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
179 157 274 279 291 299 304 311 330
2011 - - - - - - - -
331 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le clocher en bâtière aperçu depuis le sentier longeant les prés, au pied de la pente boisée de la vallée.

Église de Fieffes[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre est une église romane, dernier témoin d'une commanderie hospitalière de l'Ordre de Malte, classée en 1921, dont l'état nécessitait une profonde restauration qui s'est achevée le 14 octobre 2007, avec la bénédiction de son autel remis en état par l'évêque d'Amiens, monseigneur Jean-Luc Bouilleret[4].

Porte de la façade sud

Extérieur : Entourée encore de son cimetière, à l'ouest et au sud, l'église Saint-Pierre est bâtie à la limite du village, juste au-delà de la petite rivière que l'on franchit par un petit pont. Son clocher en bâtière se dresse contre la façade nord. Son aspect trapu est renforcé par la hauteur de ses contreforts d'angles qui montent jusqu'au toit.

Le portail ouest est protégé par un auvent. Au-dessus, une fenêtre est ornée d'une frise soulignant l'ogive.

Le côté sud est décoré par une frise également, mais celle-ci, contrairement à l'autre, est composée de petits motifs en relief tous différents, et elle parcourt à l'horizontale toute la longueur de la nef, sous le toit.

Une porte est surmontée d'une sculpture, fort abîmée, qui a dû représenter un ange. Juste à droite, à peu près à la même hauteur sur le pilier, on distingue encore, mais avec peine, un cadran solaire, surmonté d'un autre (plus ancien semble-t-il puisque presque effacé par l'érosion).

L'un des blochets du côté nord

Intérieur : L'édifice a bénéficié d'une mise en valeur récente. Lors de l'édition 2003 du concours « Un patrimoine pour demain » (compétition ayant permis la sauvegarde de plus de 220 "richesses du patrimoine de proximité", organisée par Le Pèlerin et France Info), 7 500 euros furent alloués pour la restauration du maître-autel[5].

Quatre sculptures ont également été préservées et restaurées : Saint-Pierre (bois du XVIe siècle), une Vierge à l'Oiseau (bois du XVIIe siècle, Saint-Éloi et Saint-Nicolas (bois du XVIIIe siècle)


L'église est dotée de 2 piscines, l'une étant plus décorée que l'autre.

La charpente du chœur est ornée de chaque côté de 2 blochets, représentant des visages.

Côté nord (sous le clocher), on remarque un morceau de bois percé en son centre et inséré parmi les pierres de la voûte. Il s'agit du passage pour la corde de la cloche.

Les fonts baptismaux sont dans l'angle sud-ouest.

Église de Montrelet[modifier | modifier le code]

Si l'édifice est, comme celui de Fieffes, encore entouré des tombes du cimetière, il s'en distingue par son éloignement de la rivière et par sa position en hauteur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Fieffes, ombre et lumière » , édité par Les Amis de l'église de Fieffes, 2006.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 3 avril 2014, p. 19.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. Source : Quotidien Le Courrier picard, édition "Région d'Amiens" du 6 octobre 2007
  5. D'autres communes de la Somme furent ainsi primées par le concours « Un patrimoine pour demain » , après Fieffes, qui donna localement l'exemple de dossier à constituer :
    • en 2004, pour une dotation annuelle globale de 76 000 euros à répartir entre 10 à 15 "dossiers" parmi 150 demandes déposées, Bouchoir et son calvaire reçurent 9 600 euros, et Mouflières et sa crucifixion (huile sur bois) obtinrent 4 500 euros.
    • en 2005, Dreuil-Hamel et son église en péril furent promus