Fey (Vaud)

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Fey
Blason de Fey
Héraldique
Église de Fey
Église de Fey
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Gros-de-Vaud
communes limitrophes
(voir carte)
Rueyres, Bercher, Boulens, Montanaire, Montilliez, Villars-le-Terroir, Vuarrens, Pailly
Syndic Sven Eggenberger
Code postal 1044
N° OFS 5522
Démographie
Population 588 hab. (31 décembre 2012)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 31″ N 6° 40′ 59″ E / 46.6752777778, 6.68305555556 ()46° 40′ 31″ Nord 6° 40′ 59″ Est / 46.6752777778, 6.68305555556 ()  
Altitude 639 m
Superficie 735 ha = 7,35 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Fey
Liens
Site web www.fey-vd.ch
Sources
Référence population suisse[1].
Référence superficie suisse[2]

Fey est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Gros-de-Vaud. Citée dès 1228, elle fait partie du district d'Échallens entre 1803 et 2007. La commune est peuplée de 588 habitants en 2012. Son territoire, d'une surface de 740 hectares, se situe dans la région du Gros-de-Vaud, entre les vallées de la Mentue et de la Broye.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de Fey (sous le nom de Fei), date de 1228 et indique une population de 26 foyers. Le village dépendait alors de la seigneurie de Bercher et fut au XIIe siècle une possession de la famille de Cossonay. Après l'invasion bernoise de 1536, Fey est inclus dans le bailliage d'Yverdon alors que l'église dédiée à Saint-Étienne devient un temple protestant avant d'être rebâtie en 1702[3].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Fey est un nom qui dérive du latin fagus signifiant hêtre. L'origine passe par l'arpitan foyard ou fayard. On trouve des toponymes similaires ayant la même origine, mais s'écrivant Fay.

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface totale de la commune de Fey représente 740 hectares qui se décomposent en : 42 ha de surfaces d'habitat et d'infrastructure, 503 ha de surfaces agricoles, 194 ha de surfaces boisées et enfin 1 ha de surfaces improductives (lacs et cours d'eau par exemple). Dans le détail en 2005, les aires industrielles et artisanales représentent moins de 1 % du territoire communal, les maisons et bâtiments 2,43 %, les routes et infrastructures de transport 2,84 %, les zones agricoles 51,62 % et les zones arboricoles et viticoles moins de 1 %[2].

Jusqu'à sa dissolution, la commune faisait partie du district d'Échallens. Depuis le 1er septembre 2008, elle fait partie du nouveau district du Gros-de-Vaud. Elle a des frontières communes avec Rueyres, Bercher, Boulens, Montanaire, Montilliez, Villars-le-Terroir, Vuarrens et Pailly.

La commune se situe sur le plateau suisse, dans la région du Gros-de-Vaud entre les vallées de la Mentue et du Sauteru. Elle se trouve entre la forêt de Plan Bois à l'ouest et celle du Bois des Planches à l'est. La commune est rurale et abrite notamment des fermes. La culture des céréales ainsi que des betteraves sucrières marque les paysages de la commune sur un plateau relativement plat : d'une altitude moyenne de 640 mètres, il culmine à 685 mètres un peu au sud du village de Fey.

Outre le village de Fey, la commune compte plusieurs exploitations agricoles dispersées sur son territoire.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Fey possède 588 habitants en 2012[1].. Sa densité de population atteint 80 hab./km².

En 2000, la population de Fey est composée de 214 hommes (50,7 %) et 208 femmes (49,3 %). La langue la plus parlée est le français, avec 408 personnes (95,3 %). Les deuxièmes langues sont l'allemand et le portugais, avec 6 personnes (1,4 %) pour chacune d'entre elles. La quatrième langue est l'espagnol (5 ou 1,2 %). Il y a 394 personnes suisses (92,1 %) et 34 personnes étrangères (7,9 %). Sur le plan religieux, la communauté protestante est la plus importante avec 271 personnes (63,3 %), suivie des catholiques (89 ou 20,8 %). 45 personnes (10,5 %) n'ont aucune appartenance religieuse[4].

La population de Fey est de 513 habitants en 1850. Elle baisse jusqu'à 447 habitants en 1880, puis remonte à 498 personnes en 1910. Le nombre d'habitants baisse ensuite à 306 en 1970 avant de presque doubler en quarante ans et de remonter à 562 en 2010. Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Fey entre 1850 et 2010[5] :

Politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 31,79 % pour l'Union démocratique du centre. Les deux partis suivants furent le Parti socialiste suisse avec 21,38 % des suffrage et le Parti libéral-radical avec 15,52 %[6].

Lors des élections cantonales au Grand Conseil de mars 2011, les habitants de la commune ont voté pour le Parti libéral-radical à 28,5 %, l'Union démocratique du centre à 19,95 %, les Verts à 19,78 %, le Parti socialiste à 19,43 % et l'Alliance du centre à 12,35 %[7].

Sur le plan communal, Fey est dirigé par une municipalité formée de 7 membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil général dirigé par un président et secondé par un secrétaire pour le législatif[8].

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'au milieu du XXe siècle, l'économie de la commune était essentiellement tournée vers l'agriculture, l'arboriculture fruitière et l'élevage qui représentent encore une part importante de l'emploi local de nos jours. Pendant les dernières décennies, le village s'est transformé avec la création de plusieurs zones résidentielles occupées par des personnes travaillant dans la région lausannoise ou d'Yverdon-les-Bains ; cette mutation s'est accompagnée de la création de plusieurs petites entreprises locales, principalement de service.

Transports[modifier | modifier le code]

Fey fait partie de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis. La commune est desservie depuis 1889 par la ligne de train régionale du chemin de fer Lausanne-Échallens-Bercher qui s'arrête à la halte de Fey[9]. La localité est aussi desservie par les bus sur appel Publicar, qui sont un service de CarPostal[10].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Trois personnalités politiques vaudoises sont nées à Fey. Il s'agit d'Henri Vincent Carrard (1766-1820) qui fut juriste et membre du Grand Conseil helvétique, puis du premier Grand Conseil vaudois, Alfred Jaunin (1900-1986) président de l'Union des syndicats agricoles romands, et conseiller national et enfin Édouard Debétaz (1917-1999) jurise, conseiller d'État, conseiller national, et conseiller aux États[11].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidente permanente par commune et origine, Vaud, 1950-2012 », sur Statistiques Vaud (consulté le 23 avril 2013)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. Marianne Stubenvoll, « Fey » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 10 avril 2006.
  4. « STAT-TAB: la banque de données statistiques interactive », Confédération suisse (consulté en 7 octobre)
  5. « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 1er octobre 2012)
  6. « Elections au Conseil national 2011: Participation, force des partis, électeurs fictifs », sur Statistique suisse (consulté le 2 octobre 2012)
  7. « Election du Grand Conseil du 11 mars 2012 », sur vd.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  8. « Fey (Suisse) », sur communal.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  9. « Lausanne-Flon-Echallens-Bercher », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 7 octobre 2012)
  10. « PubliCar Echallens (VD) », sur carpostal.ch (consulté le 4 octobre 2012)
  11. « Nos hommes célèbres », sur fey-vd.ch (consulté le 7 octobre 2012)

Source[modifier | modifier le code]

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