Ferrocyanure

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ferrocyanure
Fe(II)(CN)6.svg
Structure de l'anion ferrocyanure
Identification
Nom IUPAC hexacyanure de fer(2+)
No CAS 13408-63-4
PubChem 9552077
ChEBI 5032
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute C6FeN6C6N6Fe4–
Masse molaire[1] 211,949 ± 0,008 g/mol
C 34 %, Fe 26,35 %, N 39,65 %,
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le ferrocyanure est un anion de formule chimique [Fe(CN)6]4– dont le sel le plus courant est le ferrocyanure de potassium K4[Fe(CN)6]. Il doit son nom à la couleur intense du bleu de Prusse à partir duquel il a été caractérisé, et a donné son nom à l'anion cyanure C≡N.

L'anion [Fe(CN)6]4– est diamagnétique, constitué d'un centre ferreux Fe2+ coordonné à six ligands cyanure CN selon une géométrie moléculaire octaédrique. Ses composés sont bien moins toxiques que la plupart des cyanures car les ligands sont fortement liés au fer, qui ne les libère pas facilement. Sa principale réaction est son oxydation en ferricyanure [Fe(CN)6]3– :

[Fe(CN)6]4–[Fe(CN)6]3– + e.

Cette réaction d'oxydoréduction peut être suivie par spectroscopie à 420 nm avec un coefficient d'extinction de 1 040 M-1·cm-1[2].

Le traitement de ferrocyanures avec des sels ferriques donne le bleu de Prusse, un pigment autrefois utilisé dans les cyanotypes et les blueprints.

Les anions ferrocyanure et ferricyanure ne traversent pas la membrane plasmique. C'est la raison pour laquelle ils ont été utilisés en biochimie comme sondes pour accepteurs d'électrons extracellulaires dans les études relatives aux réaction d'oxydoréduction des cellules : la formation de ferrocyanure lors de l'introduction de ferricyanure peut ainsi être le signe de la présence de composés réducteurs ou d'une activité de transport des électrons à travers la membrane cellulaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. (en) C. A. Appleby et R. K. Morton, « Lactic Dehydrogenase and Cytochrome b2 of Baker's Yeast », Biochemical Journal, vol. 71, no 3,‎ mars 1959, p. 492-499 (lire en ligne)