Ferroalliage

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Les ferroalliages sont des composés métalliques de pureté variable, contenant du fer et un autre métal dans une proportion variable. On peut y trouver également, en quantité plus faible, des impuretés issues du procédé de fabrication comme, par exemple, le carbone, le silicium ou le calcium.

Un ferroalliage s'apparente à une matière première plus qu'à un produit fini ou semi-fini et il n'a d'intérêt que par sa composition chimique. Il s'agit généralement d'un produit secondaire issu de la production d'un métal non ferreux : sa pureté et sa richesse en ce métal dépendent essentiellement du processus de fabrication (généralement un four à arc électrique mais aussi parfois un haut fourneau ou un procédé de réduction directe[note 1]).

Les ferroalliages sont commercialisés comme « ingrédient » pour l'obtention d'alliages dans la sidérurgie. Ils sont utilisés dans les aciéries, où leur teneur en fer leur confère la densité nécessaire pour être immergés dans l'acier liquide. Leur qualité est soigneusement choisie en fonction de la teneur en éléments non ferreux, des impuretés que le produit final peut tolérer, ainsi que de leur coût.


Ferroalliages courants[modifier | modifier le code]

Autres ferroalliages moins courants : ferrophosphore, ferromolybdène, ferrovanadium, ferrobore

Production mondiale[modifier | modifier le code]

Par type de ferroalliage[modifier | modifier le code]

Production mondiale de ferroalliages en 2008, en milliers de tonnes[3].
Obtention au Haut fourneau Obtention au Four à arc électrique
Ferromanganèse 728 4 970
Spiegeleisen 12
Ferrochrome 7 840
Ferrochromosilicium 161
Ferronickel 1 670
Ferroniobium 86,4
Ferrosilicium 7 320
Ferrosilicomanganèse 7 460
« Silicium métal[note 2]» 609
Autres ferroalliages[note 3] 53,5 5 210
Total 794 35 300

Par procédé[modifier | modifier le code]

Évolution de la production mondiale de ferroalliages, par procédé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Comme le procédé Krupp-Renn, utilisé au Japon pour la production de ferronickel[1]. On relève ainsi, en 2004, le nombre de fours rotatifs de réduction directe opérationnels au Japon : Hyuga : 2 , Pamco : 3, Nippon Yakin (à Oheyama) : 2. Les fours de Nippon Yakin ont été construits en 1939 et sont les seuls à ne pas être associés à un four électrique de fusion[2].
  2. C'est-à-dire un ferrosilicium très pur, et non pas du silicium métallique. On retrouve cette appellation avec les ferromanganèses.
  3. Soit, entre autres, le ferrophosphore, ferromolybdène, ferrovanadium, ferrobore, ferrotitaneetc.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Akira Kudo, Japanese-German Business Relations: Co-operation and Rivalry in the Interwar (lire en ligne), p. 89-108
  2. [PDF](en) Ashok D. Dalvi, W. Gordon Bacon et Robert C. Osborne, The Past and the Future of Nickel Laterites, Inco Limited,‎ 7-10 mars 2004 (lire en ligne)
  3. [PDF](en) Lisa A. Corathers, Joseph Gambogi, Peter H. Kuck, John F. Papp, Désirée E. Polyak, Kim B. Shedd, « 2008 Minerals Yearbook - Ferroalloys », United States Geological Survey,‎ octobre 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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