Fernand Guyou

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Fernand Eugène Guyou
Naissance 7 janvier 1891
Champigny-sur-Marne
Décès 1er septembre 1944 (à 53 ans)
Maroc
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie, aviation
Grade sous-lieutenant
Années de service 1914 – 1944
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes 12 victoires aériennes
Distinctions Légion d'honneur,
Médaille militaire,
Croix de guerre avec sept palmes et une étoile

Fernand Eugène Guyou (7 janvier 1891 à Champigny-sur-Marne - 1er septembre 1944 au Maroc) est un as de l'aviation français de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il remporte douze victoires aériennes homologuées[1].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Service dans l'infanterie[modifier | modifier le code]

Guyou effectuait son service militaire en tant que brigadier dans la réserve de la cavalerie, lorsque la guerre éclate en 1914. Le 3 septembre 1914, il est nommé éclaireur monté au sein du 46e Régiment d'Infanterie. Le 12 octobre, il est promu maréchal-des-logis. Le 12 avril 1915, il est transféré au 8e régiment de chasseurs. Le 20 décembre 1915, il est envoyé suivre un entrainement pour devenir pilote. Il obtient le brevet militaire de pilote n° 2697, le 17 février 1916[1].

Service dans l'aviation[modifier | modifier le code]

Le 26 mai 1916, il est initialement affecté à l'Escadrille N49 (le 'N' signifiant que l'Escadrille volait sur des Nieuports). Il est transféré à l'Escadrille N15 le 12 août. Le 23 septembre, il est gravement blessé au combat. Une fois guéri, il reprend du service le 20 décembre 1916.

Le 17 janvier 1917, il est envoyé à l'Escadrille N463, puis à l'Escadrille N93, le 25 août. Il remporte sa première victoire, en compagnie de Gustave Daladier en abattant un avion de reconnaissance allemand le 30 octobre 1917. Il devra attendre sept mois avant de connaitre sa seconde victoire sur un ballon d'observation allemand, le 30 mai 1918. Il remportera deux victoires supplémentaires au sein de la N93, qu'il quittera avec le titre d'as. Avec sa nouvelle unité, l'Escadrille Spa37, il vole désormais sur des SPAD et remporte huit victoires entre le 3 août 1918 et la fin de la guerre, victoires qu'il partage avec d'autres as tels que Bernard Barny de Romanet, Roger Poupon, et Georges Lienhart[2]. À l'armistice, Guyou a 431 heures de vol sur son carnet de bord[1],[3].

Promotions et décorations[modifier | modifier le code]

Le 25 janvier 1918, Guyou est promu au grade d'adjudant. Le 6 avril, il reçoit la Médaille militaire en plus de la Croix de guerre avec sept palmes et une étoile. Le 1er juin 1918, il est nommé sous-lieutenant à titre provisoire. Enfin, le 16 octobre 1918, il est décoré de la Légion d'honneur[1].

Entre-deux-guerres et mort[modifier | modifier le code]

À la fin de la guerre, Guyou devient pilote de ligne, volant notamment sur des Potez.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, Guyou reprend du service. Il meurt au Maroc, le 1er septembre 1944[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) Over the Front: A Complete Record of the Fighter Aces and Units of the United States and French Air Services, 1914-1918, p. 172
  2. http://www.theaerodrome.com/aces/france/guyou.php Consulté le 16 juillet 2010
  3. http://www.theaerodrome.com/aces/france/barny.php Consulté le 16 juillet 2010.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • (en) Over the Front: A Complete Record of the Fighter Aces and Units of the United States and French Air Services, 1914-1918 Norman L. R. Franks, Frank W. Bailey. Grub Street, 1992. ISBN 0-948817-54-2, 9780948817540.