Fernand Bonneton

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Fernand Régis Bonneton (10 mai 1890 à La Coucourde-Montélimar - 24 juin 1922 à Bruxelles, (Belgique)) est un capitaine[1], as de l'aviation français de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il remporte neuf victoires aériennes homologuées. Il est le fils de Fernand Régis Bonneton, propriétaire cultivateur, et d'Adèle Lafond, ménagère [2].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de la guerre, Bonneton sert dans la cavalerie jusqu'à ce qu'il soit blessé par deux fois. Après s'être porté volontaire pour servir dans l'infanterie, au sein du 82e régiment d'infanterie, il nouveau blessé deux fois et déclaré inapte au service en mai 1916. Il demande alors à être transféré à l'aviation. Après avoir suivi une formation sur Caudron G3 à Juvisy[1], il est affecté au Front de l'Est. Au printemps 1917, il est en Roumanie. Il y remporte sa première victoire aérienne le 8 août, et peut-être une deuxième, bien que cette dernière n'ait pas été homologuée. Dans le même temps, il est cité deux fois et reçoit cinq décorations étrangères, avant d'être affecté dans le sud de l'Italie, où il remportera une nouvelle victoire, le 30 octobre 1917[3].

En mai 1918, il rentre en France et intègre l'Escadrille Spa69 (le 'Spa' signifiant que les pilotes de cette escadrille volaient sur des SPAD. Le 10 juillet 1918, Bonneton abat son troisième chasseur allemand. Il entame alors une série de cinq victoires sur des ballons d'observation, ainsi qu'une victoire sur un avion, entre le mois de juillet et le 22 octobre 1918[4],[3].

Après l'armistice il ira se battre en Pologne où il est à nouveau blessé[1].

Le 24 juin 1922 il se tue lors d'un concours d'aviation à Evere près de Bruxelles (Belgique)[1]. Il a trente deux ans.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

À la fin de la guerre, Bonneton commande une escadrille en Pologne. Il meurt dans un accident d'avion le 24 juin 1922 à Bruxelles[4].

Décorations[modifier | modifier le code]

Il est fait Chevalier de la légion d'honneur le 3 août 1918[5],[6]. Il est promu officier le 16 juin 1920[6]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • (en) Over the Front: A Complete Record of the Fighter Aces and Units of the United States and French Air Services, 1914-1918 Norman L. R. Franks, Frank W. Bailey. Grub Street, 1992. ISBN 0948817542, 9780948817540.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Fernand Bonneton, consulté le 15 décembre 2013.
  2. Ministère de la culture - Base Léonore, consulté le 15 décembre 2013.
  3. a et b Accueil 11 à 9 victoires Victoires Les As oubliés de 14-18. Histoire de l'aviation française de la 1ère guerre mondiale, consulté le 15 décembre 2013.
  4. a et b (en) Over the Front: A Complete Record of the Fighter Aces and Units of the United States and French Air Services, 1914-1918, p. 121
  5. (en) Fernand Bonneton, consulté le 15 décembre 2013.
  6. a et b Ministère de la culture - Base Léonore, consulté le 15 décembre 2013.