Ferdinand de Braekeleer

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Ferdinand Sr. De Braekeleer
Autoportrait, 1854

Ferdinand de Braekeleer, dit Ferdinand de Braekeleer le vieux pour le distinguer de son fils, né et mort à Anvers (12 février 1792-16 mai 1883) est un peintre et graveur belge.

Issu d'une famille pauvre puis orphelin, Ferdinand de Braekeleer suit les cours du peintre Mathieu-Ignace Van Brée, puis ceux de l'Académie royale des Beaux-Arts d'Anvers. Dès 1809 et 1811 il remporte plusieurs prix, et se fait un nom au Salon de Paris en 1813 avec son tableau Énée portant Anchise.

Ayant pour objectif avoué de tirer le meilleur profit de son art, Ferdinand de Braekeleer s'essaie à divers domaines, par exemple la peinture d'histoire ou la peinture religieuse (églises de Saint-Sébastien à Wynegen en 1818 ou l'Église Notre-Dame de Laeken à Bruxelles). Avec son tableau Tobias rend la vue à son père aveugle, il obtient en 1819 le Prix de Rome de la ville d'Anvers qui lui permet de découvrir, accompagné de Van Brée, les œuvres d'art et les paysages de l'Italie dont il réalise un carnet de croquis qui sera publié à Bruxelles par la Bibliothèque Royale. Il réalise aussi des toiles sur des sujets italiens comme La fermière de Frascati (1822) ou La Grotte de Neptune à Tivoli (1822).

Revenu à Anvers, il s'inspire des anciens maîtres flamands : ses peintures et ses gravures représentant des sujets historiques (Vue de la citadelle d'Anvers après le bombardement de 1832) et des scènes de genre (L'oiseau en liberté - Le mauvais élève - L'école de village - La vendeuse de rosaire de Loreto - Scène de taverne) lui valent alors la célébrité. Son influence sur les artistes belges a été marquante, à commencer par ses fils, Ferdinand de Braekeleer (le Jeune) (1828-1857) et Henri de Braekeleer (11 juin 1840-20 juillet 1888), le peintre plus marquant de la famille, et son neveu Adrien Ferdinand de Braekeleer (1818-1904). Il a aussi formé des peintres comme Henri Leys, initiant ainsi l’École belge de peinture du XIXe siècle.

Vue de la citadelle d'Anvers après le bombardement de 1832
Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

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