Ferdinand d'Orléans (1884-1924)

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Portrait du « duc de Montpensier » en 1920.

Ferdinand d’Orléans — de son nom de naissance Ferdinand François Philippe Marie Laurent d’Orléans —, « duc de Montpensier », est né le 9 septembre 1884 à Eu, en Normandie, et est décédé 30 janvier 1924 à Rocquencourt, en Île-de-France. C’est un arrière-petit-fils du dernier roi des Français Louis-Philippe Ier, un membre de la maison capétienne d’Orléans et un explorateur français.

Famille[modifier | modifier le code]

Ferdinand d'Orléans est le fils cadet de Philippe d'Orléans (1838-1894), « comte de Paris » et prétendant orléaniste au trône de France (comme « Philippe VII »), et de son épouse et cousine germaine Marie-Isabelle d'Orléans-Montpensier (1848-1919), infante d'Espagne.

En 1921, Ferdinand d'Orléans épouse, à Randan, Marie-Isabelle Gonzalez de Olaneta e Ibarreta (1897-1958), 3e marquise de Valdeterrazzo et grande d'Espagne au château de Randan. Le mariage est sans enfant.

Biographie[modifier | modifier le code]

Comme son frère Philippe d'Orléans, « duc d'Orléans », et son cousin Henri d'Orléans, Ferdinand d'Orléans est un explorateur et un chasseur de premier ordre. Jeune homme, il mène ainsi plusieurs expéditions chez les Moï d'Indochine, ce qui lui vaut d'être le dernier des membres de la maison d'Orléans à recevoir la Légion d'honneur de son vivant[1].

Lors de sa visite à Bordeaux le dimanche 9 novembre 1913, Ferdinand d'Orléans prend place aux côtés du pionnier de l'aviation Marcel Issartier pour une demi-heure de vol qui ravit le prince[2].

Marcel Issartier sur son hydroplane en compagnie du duc de Montpensier, Bordeaux, 1913.

À la veille de la Première Guerre mondiale, les puissances européennes songent un moment à faire de Ferdinand d'Orléans le roi qu'elles installeront sur le trône d'Albanie. Cependant il refuse, conscient que son frère aîné — le « duc d'Orléans », prétendant au trône de France — n'a pas d'enfant et qu'il n'en aura probablement jamais[3]. C'est donc le prince Guillaume de Wied (1876-1945) qui est choisi comme souverain.

En 1921, Ferdinand d'Orléans, âgé de 37 ans, épouse la 3e marquise de Valdeterrazzo dans son château de Randan. Il s'agit là d'un événement important puisque les Orléans espèrent que le mariage produira le prochain héritier orléaniste au trône de France. Cependant, le couple n'a pas d'enfant et Ferdinand meurt, trois ans plus tard, d'une surdose de drogue. La succession orléaniste passe donc au beau-frère de Ferdinand d'Orléans, Jean d'Orléans, « duc de Guise » (« Jean III » pour les orléanistes).

Chasseur et collectionneur[modifier | modifier le code]

De ses voyages en Asie et en Amérique, Ferdinand d'Orléans a ramené une importante collection d'animaux naturalisés, dont certains sont des spécimens rares. Les plus belles pièces ont été traitées par la maison Rowland Ward (en) de Londres, les plus grands taxidermistes de l'époque. Cet ensemble, qui a échappé à l'incendie du château de Randan en 1925, fait maintenant partie des collections du domaine royal de Randan[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres du prince[modifier | modifier le code]

  • Ferdinand d'Orléans, « duc de Montpensier », La ville au bois dormant, de Saigon à Angkor en automobile, 1910.
  • Ferdinand d'Orléans, « duc de Montpensier », En Indochine. Mes chasses, mes voyages, 1912.

Sur le prince et sa famille[modifier | modifier le code]

  • Georges Poisson, Les Orléans, une famille en quête d'un trône, Perrin, 1999.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Extrait de son refus de monter sur le trône d'Albanie (tout à fait en bas de page)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à Henri d'Orléans (1933-) qui a été décoré à titre militaire en 2008.
  2. Oceana, n°56, novembre 1913.
  3. Le « duc d'Orléans » est en effet séparé de son épouse l'archiduchesse Marie-Dorothée d'Autriche.
  4. Une exposition, Chasses royales, a présenté cette collection au Muséum d'histoire naturelle Henri-Lecoq de Clermont-Ferrand, du 18 juin 2004 au 30 avril 2005, puis au Muséum national d'histoire naturelle de Paris.