Joseph-Ferdinand Toussaint

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Joseph-Ferdinand Toussaint, est un juriste, homme politique membre de la Chambre des Représentants, écrivain, théoricien social saint-simonien, patron de presse et notaire belge, né à Meulebeke le 3 février 1807, décédé à Ixelles le 7 février 1885 et enterré au cimetière d'Ixelles (premier rond-point). Il était docteur en droit de l'Université de Gand.

Sa vie[modifier | modifier le code]

En 1830 il s'établit à Bruxelles, prit une part active de la Révolution de 1830 et devint collaborateur du Gouvernement Provisoire.

En 1848 il devint membre de la Chambre des représentants pour l'arrondissement de Thielt.

Lié au groupe des saint-simoniens il quitta ensuite ce mouvement dans une lettre publique où il leur reprochait de s'être éloignés de l'orthodoxie originale de Saint-Simon[1]. Il publia de nombreux livres politiques et sociaux.

Action culturelle[modifier | modifier le code]

En 1848 Joseph-Ferdinand Toussaint fonda avec Edward Ledeganck, frère du célèbre poète, le journal "De Brabander". En 1862 il figure parmi les fondateurs du Willemsfonds.

Il fut un des premiers, si pas le premier, à protester contre la pression faite en vue de franciser la vie publique qui était très forte dans la nouvelle nation. Il s'exprima à ce sujet dans une lettre ouverte qui parut le 5 novembre 1830 dans "L'Emancipation", journal où Toussaint collaborait souvent et qui fut reprise dans la "Nieuwsblad" d'Anvers, le "Postryder" d'Anvers et "Den Vaderlander" de Gand. Cette lettre faisait suite à son discours pour défendre les droits juridiques de la langue flamande tenu le 15 octobre 1830 à la "Réunion Centrale".

Joseph-Ferdinand Toussaint devint également à partir de 1854, à côté de la famille d'Orléans et du français Marcellin Faure, l'actionnaire majoritaire du journal libéral "L'Étoile belge" qui en 1857 avec ses 14.000 abonnés était devenu un des journaux les plus importants de Belgique. Dès 1858, la famille Madoux devint actionnaire et racheta en 1874 les actions de la famille d'Orléans et devint ainsi avec la famille Toussaint copropriétaire de ce journal[2].

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Monument funéraire de Joseph-Ferdinand Toussaint (1807-1885) et de sa famille au cimetière d'Ixelles, premier rond-point.

Son père Bernard Toussaint originaire de Toul s'était établi sous le Directoire à Meulebeke dont il fut commissaire de police.

Il était l'époux de Philippine Kühne.

Sa fille Léonie Toussaint était l'épouse du grand architecte Joseph Poelaert, son fils Fritz Toussaint était peintre et mécène ainsi qu'important donateur aux Musée d'Ixelles et aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique.

Ses publications[modifier | modifier le code]

  • 1830: Discours sur le Sénat héréditaire et le véto du chef de l'État, suivi d'une pétition au Congrès national sur le Sénat, Bruxelles, Ode et Wodon, 1830.
  • 1830: Joyeuse entrée des ducs de Brabant, Bruxelles, 1830.
  • 1832: Coup d'œil sur le système financier de la Belgique, Bruxelles, 1832.
  • 1848: Manuel théorique et pratique et formulaire de procédure civile et commerciale, Gand-Bruxelles, 1849.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léon Goffin, Biographie nationale de Belgique, tome 25, Bruxelles, 1930-1931, sub verbo.
  • Louis Hymans, Histoire parlementaire de la Belgique.
  • Bibliographie nationale, t. III.
  • Almanach Royal officiel
  • Jozef Geldhof, Een Orangistisch rivaal van Alexander Rodenbach, Jozef-Ferdinand Toussaint, Meulebeke 1806-Elsene 1885, in: Album Joseph Delbaere, Westvlaams Verbond van Kringen voor Heemkunde en Geschied- en Oudheidkundig Genootschap van Roeselare en Ommeland, 1968
  • Jozef Huyghebaert, De oproep 'Aen de Vlaemsche Jongelingen' van J. F. Toussaint, in: Biekorf, 1975-76, pp. 81-89.
  • L. Demedts, Taalpolitiek in de 19de eeuw. De Toussaints te Meulebeke, in: De Roede van Tielt, 1982, pp. 155-162.
  • Romain Van Landschoot, Ideologische minderheden in de regio Tielt 1830-1835, in: De Roede van Tielt, 1989, pp. 2-23.
  • Joseph Huyghebaert, Joseph Ferdinand Toussaint in: Nationaal biographisch woordenboek, Bruxelles, Paleis der Academiën, 1992, vol. 14, col. 676-682.
  • Joseph Huyghebaert et Romain Van Landschoot, Jozef F. Toussaint, in: Nieuwe Encyclopedie van de Vlaamse Beweging, Tielt, 1997, pp. 3097.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Joseph-Ferdinand Toussaint, "À M[onsieur] Enfantin, lettre publique de démission au président des saint-simoniens, 12 février 1832, in: L'Émancipation, 21 février 1832.
  2. Pierre Van den Dungen, "Étoile Belge, journal L' ", dans : Dictionnaire d'Histoire de Bruxelles, Bruxelles, 2013, p.309.

Articles connexes[modifier | modifier le code]