Ferdinand Berthier

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Ferdinand Berthier

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Portait de Ferdinand Berthier

Alias
le Napoléon des sourds-muets[1]
Naissance
Louhans, Saône-et-Loire
Décès (à 82 ans)
Paris
Nationalité France
Profession Professeur
Distinctions
Prix de la Société des sciences morales
Légion d'honneur

Compléments

  • Membre de la Société des gens de lettres
  • Fondateur de la Société centrale des sourds-muets de Paris
  • Cofondateur de la Société centrale d'éducation et d'assistance pour les sourds-muets

Ferdinand Berthier né le à Louhans en Saône-et-Loire et mort le à Paris, est le doyen des professeurs sourds à l'institut de Paris, membre de la Société des gens de lettres, fondateur de la Société centrale des sourds-muets de Paris en 1838, devenue la Société universelle des sourds-muets en 1867, cofondateur de la Société centrale d'éducation et d'assistance pour les sourds-muets en France en 1850. Il est renommé "Napoléon des sourds-muets" par Victor Hugo[2] puis par les sourds[3].

Ses écrits défendent la langue des signes et les sourds qu'il appelle « mes frères », faisant connaître l'œuvre de l'abbé de l'Épée auprès des sourds et des entendants du XIXe siècle. Il fut le mobilisateur de la culture sourde. Il ne cesse de revendiquer le droit pour les sourds de pouvoir utiliser la langue des signes en toutes circonstances (à l'école, au tribunal, etc.) afin d'accéder à l'égalité civile. Il fait connaître également les artistes et les poètes sourds.

Louis-Napoléon Bonaparte lui remet la Légion d'honneur en 1849.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Ferdinand Berthier est né le 28 septembre 1803 à Louhans. Son père est un chirurgien. Il devient sourd à 4 ans[4].
En 1811, il entre à l'institut des Sourds-Muets de Paris à l'âge de 8 ans ou il y a les professeurs Laurent Clerc, Auguste Bebian et Jean Massieu[réf. souhaitée]. Tout au long de sa scolarité il réussit brillamment ses études.

Carrière[modifier | modifier le code]

Ferdinand Berthier et Alphonse Lenoir deviennent les deux premiers sourds nommés professeurs a l'institut des Sourds-Muets de Paris en 1829[5].

Publications[modifier | modifier le code]

Buste de Ferdinand Berthier

Ces ouvrages peuvent être consultés aussi à la bibliothèque historique de l'Institut national des jeunes sourds à Paris.

  • Le Code Napoleon, Librairie du Petit Journal, 1868
    Sous-titré Code civil de l'Empire français, mis à la porté des sourds-muets, leurs familles et des parlants en rapports journaliers avec eux, 527 pages.

Citation de Victor Hugo[modifier | modifier le code]

  • Qu’importe la surdité de l’oreille quand l’esprit entend ? La seule surdité, la vraie surdité, la surdité incurable, c’est celle de l’intelligence, Victor Hugo écrivait à Ferdinand Berthier le 25 novembre 1845[6].

Musée[modifier | modifier le code]

Le musée des Sourds à Hôtel-Dieu de Louhans, à Louhans[7], est créé par Armand Pelletier. Le choix de ville est lié la naissance de Ferdinand Berthier[réf. souhaitée].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]