Felix Wankel

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Felix Heinrich Wankel ( à Lahr - à Lindau) était un ingénieur allemand en mécanique automobile.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès le plus jeune âge, il se passionne pour le dessin industriel, et le fonctionnement des machines.

  • 1924 : Wankel manifeste son intérêt pour le moteur à piston rotatif (moteur Wankel) plutôt que le moteur à piston alternatif.
  • 1929 : Dépôt de son premier brevet de moteur.
  • 1934 : BMW l'engage dans sa division de moteurs d'avions pour les soupapes rotatives.
  • 1937 : Il crée son laboratoire le WVW, avec une subvention obtenue par Hermann Göring.
  • 1939 : Travaille pour Daimler-Benz et BMW sur les soupapes d'avions militaires.
  • 1945 : Après la guerre, il est arrêté par les autorités françaises et son laboratoire est démantelé. Tous ses documents sont saisis.
  • 1952 : NSU, fabricant de motocyclettes, propose un contrat de consultant à Felix. Il met au point une invention qui n'est encore que théorique.
  • 1956 : Un compresseur à rotor est monté sur l'engin de record NSU. Cette machine, animée par un monocylindre de 50 cm³ couplé à ce compresseur, atteint 196,3 km/h.
  • 1957 : C'est chez NSU qu'il construisit le premier moteur rotatif. Un moteur de 125 cm³ de 29 ch, tournant à 16 000 tr/min.
  • 1958 : La firme américaine Curtiss-Wright achète la licence Wankel pour les États-Unis. Elle sera revendue à Johnson-Evinrude, puis à American Motor Corp.
  • 1960 : Vente du brevet de fabrication à Mazda, Daimler-Benz, Citroën, Sachs, Perkins, MAN.
  • 1961 : NSU équipe une voiture d'un moteur de 250 cm³ et de 30 ch.

En raison de sa forte myopie, Felix Wankel n'a jamais possédé de permis de conduire.[réf. nécessaire]

Le développement de moteurs spécifiques[modifier | modifier le code]

Le moteur à piston rotatif en automobile[modifier | modifier le code]

Peu de modèles de voitures seront équipés d'un moteur à rotor.

En France, seul Citroën commercialisera des voitures à moteur Wankel, d'abord la M35 expérimentale, petite voiture monorotor, dérivée de l'Ami 8 qui sera proposée à des clients privilégiés grands rouleurs. Une usine sortira de terre en Sarre allemande, filiale de Citroën et de NSU nommée Comotor, pour fabriquer en commun le moteur Wankel Birotor qui équipera respectivement :

Cette aventure aura raison des deux constructeurs, qui seront chacun absorbés peu après par des concurrents. Des motos seront encore équipées de ce moteur sarrois et l'usine sera liquidée vers 1977.

Ce moteur est arrivé trop tôt, mais son concept était très séduisant. Il comportait une vingtaine de composants principaux, alors que, à l'époque, un moteur à quatre cylindres en comportait près de deux cents. Il aurait fallu pouvoir lui consacrer beaucoup plus de frais de recherche et surtout, il aurait fallu pouvoir lui adjoindre un turbo-compresseur. Sa consommation était élevée, en raison, en particulier, de la très forte température des gaz d'échappement. Un turbo-compresseur aurait pu permettre de récupérer une partie de l'énergie contenue dans ceux-ci.

L'agrément que lui conférait l'absence de pièces en mouvement alternatif le rendait très silencieux et exempt de vibrations. Il possédait le comportement d'un 8 cylindres.

Ce moteur a également fait faire des progrès considérables aux pétroliers, qui ont mis au point des huiles spéciales pour la lubrification. Si à l'époque les vidanges étaient espacées de 2 500 km, ces avancées ont conduit aux lubrifiants qui permettent des espacements de 30 000 km aujourd'hui.

Le bureau d'étude de Citroën continua à travailler sur le moteur rotatif jusque dans le début des années 1980. L'objectif était d'en équiper un mini hélicoptère que la marque au double chevron comptait mettre sur le marché. Ainsi, même les dirigeants de Peugeot, qui était devenu l'actionnaire principal de Citroën en 1976, ont cautionné ces coûteuses recherches. Il fallait que la technologie fût crédible et que les progrès réalisés sur le moteur fussent notables.

Au Japon, plusieurs modèles seront commercialisés, principalement par Mazda, avec la série des RX (Rotary experimental). Mazda a gagné les 24 Heures du Mans 1991 avec son prototype 787B utilisant la technologie Wankel. C'est la seule victoire à ce jour dans une course de haut niveau pour ce type de moteur, ceux-ci ayant été interdits l'année suivante après un calcul de rendement par rapport aux moteur à pistons classique revu. (En effet, un moteur wankel dispose d'un rapport puissance/cylindrée beaucoup plus élevée qu'un moteur classique)

Le moteur à piston rotatif en moto[modifier | modifier le code]

De rares motos ont été équipées de moteurs à piston rotatif. Quelques constructeurs se sont intéressé à cette motorisation, dont Hercules, Suzuki, et Norton, qui ont commercialisé des machines. Yamaha présentera un prototype au salon de Tokyo de 1979, lequel ne connaîtra cependant jamais la production.

Après avoir obtenu de bons résultats au Tourist Trophy au début des années 1990 avec la RCW588 pilotée par Robert Dunlop, Norton relancera la construction d'une machine de course à moteur rotatif pour cette même épreuve en 2009, confiée à Michael Dunlop, le fils de Robert.

Le moteur à piston rotatif en aéronautique[modifier | modifier le code]

Groupe moteur d'un Alexander Schleicher ASH 26e motoplaneur à décollage autonome, sur un banc de test chez Alexander Schleicher GmbH & Co. Du haut à gauche dans le sens contraire des aiguilles d'une montre : hub de propulseur, mât avec le guide de la courroie, radiateur, moteur Wankel, et silencieux.
  • Les motoplaneurs de Alexander Schleicher GmbH & Co sont équipés de moteur mono-rotor.
  • La société genevoise Mistral engines[1] fournit des moteurs à l'aviation générale avec des puissances qui s'échelonnent de 190 ch (bi-rotor)à 360 ch (tri-rotor)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Site de Mistral engines

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]